25 077 décisions disponibles — page 181/1254
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne d’autoriser le regroupement familial au bénéfice de son épouse. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur la condamnation pénale de M. D... pour violences conjugales, estimant que celui-ci ne respectait pas les principes essentiels régissant la vie familiale en France. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 434-2 et L. 434-7 du CESEDA, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme C... épouse B..., ressortissante congolaise, contestant le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Haute-Garonne. La requérante invoquait notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant ne pas pouvoir bénéficier d'un traitement adapté dans son pays d'origine. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de l’Office national des forêts d’affilier son épouse à l’assurance vieillesse des parents au foyer. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige, fondé sur les droits de l’épouse en tant qu’assurée sociale, relève de la compétence des juridictions judiciaires en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Cette décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de renouvellement de sa carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement" (CMI-S). Le juge a estimé que les éléments médicaux fournis par le requérant, notamment un suivi psychiatrique et des difficultés de déplacement avec béquille, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. En particulier, il n'était pas établi que M. B... présentait un périmètre de marche limité à moins de 200 mètres, un recours systématique à une aide technique ou humaine, ou une oxygénothérapie pour tous ses déplacements extérieurs. Par conséquent, la décision du département de Tarn-et-Garonne refusant la CMI-S a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de prolonger son visa court séjour. La requérante invoquait un vice d'incompétence et une erreur d'appréciation au regard de l'article 33 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que les motifs avancés (soins médicaux et mariage avec un résident en France) ne constituaient ni un cas de force majeure, ni des raisons humanitaires ou personnelles graves justifiant une prolongation, et que la décision n'était donc pas entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait une remise gracieuse totale ou partielle d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 393,37 euros pour la période de janvier à novembre 2023. Statuant en juge unique dans le cadre du plein contentieux, le tribunal a estimé que la requérante, bien que de bonne foi, n’avait pas apporté d’éléments suffisants pour établir une situation de précarité justifiant une remise de dette, ses ressources mensuelles s’élevant à 2 136 euros pour un foyer de trois personnes. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à une précarité avérée, en l’absence de fraude.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Toulouse pour l'oubli d'une compresse lors de sa prise en charge post-accouchement. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision de rejet de la demande préalable ayant été notifiée le 15 novembre 2021 avec mention des voies et délais de recours. À titre subsidiaire, il a estimé qu'aucune faute n'était établie, les soins prodigués et le retrait des compresses ayant été correctement effectués selon le compte-rendu d'hospitalisation. Les demandes de Mme B... et de la caisse primaire d'assurance maladie ont donc été rejetées, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation de la 2ème chambre, a été saisi par Mme B... et M. A..., assistants familiaux, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à la suspension illégale de leurs agréments par le département de Tarn-et-Garonne en 2020. Par deux jugements du 13 janvier 2022, le tribunal avait déjà annulé ces décisions de suspension et de prolongation pour défaut de motivation. Le tribunal a reconnu que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité du département, sur le fondement du code de l'action sociale et des familles. Il a ainsi accordé réparation des préjudices directs et certains résultant de cette faute.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation de la 2ème Chambre, a examiné deux requêtes de la Compagnie AIG Europe S.A. visant à engager la responsabilité du département de la Haute-Garonne et de la commune de Montesquieu-Lauragais pour un défaut d’entretien normal d’une intersection routière, à l’origine d’un accident mortel. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, considérant que la société requérante justifiait de sa subrogation dans les droits des victimes. Sur le fond, il a estimé que la configuration des lieux permettait à un conducteur normalement vigilant de circuler en sécurité, et que l’accident résultait exclusivement des fautes des conducteurs impliqués. En conséquence, le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires de la compagnie AIG Europe S.A., en application des principes de responsabilité pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, sans faire droit aux conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par une infirmière du centre hospitalier Gérard Marchant d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu le 3 janvier 2023. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée et que son syndrome dépressif était en lien avec des événements professionnels. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens de légalité externe soulevés après l’expiration du délai de recours étaient irrecevables et que les éléments médicaux produits ne permettaient pas d’établir un lien direct et certain entre l’état de santé et les faits invoqués. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.
Le Tribunal Administratif de Toulouse annule la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de délivrer un titre de séjour de dix ans à M. A..., ressortissant tunisien. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en opposant un motif tiré de l’insuffisance de ressources pour refuser le titre sur le fondement de l’article 10 de l’accord franco-tunisien, alors que cette condition n’est pas requise par ces stipulations. La solution s’appuie sur les articles 3 et 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée, bien qu'elle ne mentionne pas expressément l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son entrée irrégulière en France, de l'absence d'activité professionnelle et d'une condamnation pénale. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la Convention européenne.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Centre gériatrique des Minimes d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Toulouse pour un projet de résidence seniors et de logements collectifs. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué le 10 juillet 2025, à la demande du pétitionnaire, rendant ce retrait définitif. Par ordonnance du 15 octobre 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes de frais d’instance présentées par les parties ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'autorité signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le renouvellement, compte tenu du manque de progression académique du requérant, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C..., ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de Tarn-et-Garonne refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, sans se croire lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII. Il a également estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant pouvant bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'était pas dépourvue de base légale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Tarn du 24 septembre 2024 refusant son admission au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire (le secrétaire général assurant l'intérim) et de défaut de motivation de l'arrêté. S'agissant du refus de séjour, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante mauricienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 30 mai 2024 était suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur la légalité du refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Haute-Garonne du 22 décembre 2023 lui refusant la délivrance d'une carte de résident en qualité de parent d'enfant réfugié. La requérante invoquait notamment un vice de procédure dans la vérification de son acte de naissance, une méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans l'extrait fourni la solution finale retenue sur le fond.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident de dix ans par le préfet du Tarn. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. A... constituait une menace grave pour l'ordre public, en raison de la multiplicité et de la gravité de ses condamnations et mises en cause pénales, notamment pour trafic de stupéfiants et violences. La décision s'appuie sur les articles L. 432-3 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.