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Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les demandes de M. C, propriétaire d’une maison à Auzeville-Tolosane, contestant ses cotisations de taxe foncière et de taxe d’habitation pour les années 2021 à 2023. Le requérant sollicitait l’application d’un coefficient d’entretien de 0,90 en raison de l’état de son bien (toiture, charpente, menuiseries, fissures) et invoquait une méconnaissance du principe d’égalité devant l’impôt. L’administration fiscale a accordé des dégrèvements partiels, conduisant à un non-lieu à statuer à hauteur de ces montants. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des articles 324 G et 324 H du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille de réfugiés syriens dépourvue de tout hébergement depuis son arrivée en France, dont l'épouse est atteinte d'un cancer du sein. Le juge a reconnu l'urgence et a estimé que l'absence d'hébergement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence garanti par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de leur octroyer un hébergement d'urgence sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision du 22 mai 2025 portant retrait de son agrément d'assistante maternelle. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas joint, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, la copie de sa requête en annulation de la décision contestée. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés a pu rejeter la demande sans instruction ni audience. Toutes les conclusions de Mme A, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur la demande du préfet de la Haute-Garonne, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme D et M. C du logement qu'ils occupent au sein du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) Via Tolosa. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au juge d'enjoindre à un occupant sans titre d'évacuer les lieux après une mise en demeure infructueuse. Le tribunal a constaté que les intéressés, déboutés définitivement du droit d'asile, se maintiennent illégalement dans le logement malgré une mise en demeure, et que la mesure d'expulsion revêt un caractère d'urgence et d'utilité face au nombre de demandeurs d'asile en attente d'hébergement. La présence de leurs deux enfants nés en 2012 et 2014 n'a pas été considérée comme un obstacle à cette expulsion.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D A, ressortissant irakien, contestant son transfert aux autorités autrichiennes et son assignation à résidence. La juridiction a jugé que l'arrêté de transfert, fondé sur le règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III), était légal, les autorités autrichiennes ayant accepté la reprise en charge de l'intéressé. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. En conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence, dépourvu de base légale en raison de la légalité du transfert, a également été validé.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SCI Compans Développement, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2021. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la société avait été radiée du registre du commerce et des sociétés avant l'introduction de son recours, perdant ainsi sa capacité à agir en justice. En application des articles 1844-7 et 1844-8 du code civil, la dissolution de la société entraîne sa liquidation et la perte de sa personnalité morale, sauf pour les besoins de la liquidation, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour ordonner l'expulsion de Mme C et M. B d'un centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Les occupants, déboutés du droit d'asile et s'y maintenant sans droit, ont invoqué leur vulnérabilité familiale et médicale pour contester l'urgence et l'utilité de la mesure. Le tribunal a rejeté la requête préfectorale, estimant que le préfet ne démontrait pas l'urgence et l'utilité de l'expulsion au regard de la situation particulière de la famille, notamment la présence d'enfants scolarisés et l'état de santé de M. B. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SAS Classic Food, représentée par son liquidateur judiciaire, qui contestait une décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 3 novembre 2022. Cette décision mettait à sa charge une contribution spéciale de 18 800 euros pour avoir employé un étranger sans titre de travail, en violation de l'article L. 8251-1 du code du travail. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits était établie par les procès-verbaux de police, démontrant un lien de subordination entre la société et le salarié étranger, et a écarté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Toulouse (2ème chambre) était saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) d’abonder son compte personnel de formation pour financer une formation de directeur d’intervention sociale. Le tribunal a rejeté la requête en appliquant la méthode du plein contentieux, jugeant inopérants les moyens tirés des vices propres de la décision (incompétence, défaut de motivation, absence de signature). Il a estimé qu’aucun défaut d’examen sérieux ni erreur manifeste d’appréciation n’était établi, et que la formation étant achevée, la demande d’injonction était sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 6323-4 du code du travail et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B, gérante de l'EURL La Roane, d'une demande en décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle était assujettie pour l'année 2023. La requérante contestait son assujettissement en raison de l'exploitation commerciale du bien loué. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement total de la taxe en litige. Par conséquent, le tribunal, faisant application des dispositions du code général des impôts, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal administratif de Toulouse, dans sa 2ème chambre, a rejeté la requête de M. C D qui contestait le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d’apatride. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation et le défaut d’examen sérieux. Il a jugé que la décision de l’OFPRA, fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était suffisamment motivée et que l’absence d’entretien préalable n’était pas constitutive d’un vice de procédure. La solution retenue confirme ainsi le rejet de la demande de reconnaissance du statut d’apatride.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur la demande du préfet de la Haute-Garonne, a ordonné l'expulsion de Mme D et M. C du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans titre. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que les intéressés, définitivement déboutés du droit d'asile, se maintenaient illégalement dans les lieux malgré une mise en demeure. Le tribunal a toutefois accordé un délai de quinze jours aux occupants pour libérer les lieux, prenant en compte la vulnérabilité de la famille, notamment la présence de deux enfants et l'état de grossesse de Mme D, ainsi que les stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 mai 2025 par laquelle la commission académique de Toulouse a refusé l'autorisation d'instruction en famille pour leur fils A, atteint de troubles autistiques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que la scolarisation en établissement serait impossible ou contraire à l'intérêt de l'enfant, lequel peut bénéficier d'aménagements pédagogiques. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit (méconnaissance de l'article L. 131-5 du code de l'éducation) ou de l'erreur d'appréciation, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer son permis de conduire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A n'établit pas que l'absence de permis de conduire compromet gravement sa situation professionnelle ou personnelle, les activités exercées ne nécessitant pas impérativement ce titre et d'autres modes de transport étant envisageables. En outre, la délivrance d'un permis de conduire constitue une mesure définitive et non provisoire, ce qui exclut le recours à la procédure de référé. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme B, ressortissante arménienne, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 17 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également écarté les autres moyens, dont celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait son transfert aux autorités croates et son assignation à résidence. La juridiction a relevé que les arrêtés préfectoraux du 11 juin 2025 lui avaient été notifiés le jour même avec l'indication des voies et délais de recours. En application des articles L. 572-4, L. 921-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le délai de recours de sept jours n'a pas été prorogé par la demande d'aide juridictionnelle. La requête, enregistrée le 27 juin 2025, a donc été jugée tardive et irrecevable.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par la préfète de l'Aveyron à l'encontre de M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la menace grave et persistante pour l'ordre public que représentait le comportement du requérant, notamment ses condamnations pour violences conjugales. Aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation ou de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la société PLD Holdings LTD, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties pour l'année 2023. La société soutenait que la base de calcul était erronée en raison d'un changement d'affectation des locaux consécutif à l'arrêt de l'exploitation d'un golf. Le tribunal a jugé que, si la cessation d'activité commerciale peut constituer un changement d'affectation, la société n'a pas démontré que les locaux étaient désormais affectés à un usage d'habitation, comme elle le prétendait. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles 1380, 1415, 1516 et 1517 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. D B, ressortissant somalien, pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l'OFII n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de l'intéressé, notamment au regard de sa vulnérabilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour l'année 2022. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas établi que l'appartement situé à Balma constituait sa résidence principale au 1er janvier 2022, date du fait générateur de l'impôt. Cette conclusion s'appuie sur les déclarations de revenus de M. B, qui mentionnaient une résidence principale à Paris et une date d'emménagement à Balma postérieure au 1er janvier. La solution retenue applique les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.