25 077 décisions disponibles — page 311/1254
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL SEP, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices clos en 2018, 2019, 2020 et 2021. La société soutenait que sa comptabilité était sincère et que les dotations aux amortissements étaient justifiées, malgré un retard de comptabilisation dû à un événement imprévu survenu chez son expert-comptable. Le tribunal a jugé que la société ne rapportait pas la preuve de la réalité et de l'effectivité des amortissements litigieux, et que les circonstances invoquées ne justifiaient pas le non-respect des règles comptables. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale, sur le fondement des articles 38 et 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par les parents de la jeune C D, agissant en leur nom et en tant que représentants légaux de leur fille, afin d’engager la responsabilité sans faute du département de la Haute-Garonne. Ils demandaient réparation des préjudices subis par leur fille, victime d’une agression sexuelle commise par un mineur confié au service de l’aide sociale à l’enfance du département. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute du département, en application du principe selon lequel l’autorité publique est responsable des dommages causés par un mineur placé sous sa garde. Il a condamné le département à verser 30 000 euros à C D, 25 000 euros à sa mère et 25 000 euros à son père, en se fondant sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code civil.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant somalien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut d’entretien de vulnérabilité et une erreur de fait, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à la désignation d’un interprète et à l’aide juridictionnelle provisoire. Les textes appliqués sont principalement le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante tchadienne, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé pris par le préfet de la Haute-Garonne. La requérante invoquait une irrégularité de procédure liée à l'avis du collège de médecins de l'OFII, estimant que la collégialité des délibérations n'était pas établie. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure suivie par l'OFII était régulière au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la décision de refus de séjour a été validée, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement motivé son refus, en se fondant sur l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. E, ressortissant ghanéen, contestant le refus du préfet de la Haute-Garonne de renouveler son titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, le vice de procédure concernant la saisine du collège de médecins de l'OFII, l'erreur de droit au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA, et la violation de l'article 8 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale. Les textes appliqués incluent le CESEDA, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient le bénéfice de la réduction d'impôt "Pinel" (dispositif dit "A") pour un investissement locatif réalisé en 2020 via une SCI. Le tribunal a constaté que les requérants n'avaient pas souscrit l'engagement de location requis et que le logement avait été loué à leur fils, associé de la SCI, ce qui est interdit par l'article 199 novovicies du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, la faute éventuelle du cabinet comptable étant sans incidence sur l'application de la loi fiscale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme J, mineure placée au titre de l'aide sociale à l'enfance, victime d'un viol commis par deux autres mineurs également placés par le département de l'Ariège. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département était engagée, car la décision de placement lui transfère la charge d'organiser et de contrôler la vie du mineur, sans que le placement auprès d'un tiers (ADSEA 09) ne l'exonère. En application des articles L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles et des principes de la responsabilité administrative, le département a été condamné à indemniser le préjudice moral subi par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du maire de Toulouse d’annuler l’inscription de ses enfants en séjour vacances et accueil de loisirs. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n’a pas régularisé sa demande dans le délai imparti, malgré une invitation du greffe à produire un inventaire détaillé des pièces et à signer sa requête, conformément aux articles R. 412-2 et R. 431-4 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, qui contestait le retrait de son agrément d'assistant familial. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique le 4 avril 2025, le requérant n'a pas produit le document dans le délai de quinze jours imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la présidente du tribunal a donc ordonné le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne d'abroger un arrêté du 8 octobre 2021 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision attaquée du 7 février 2023 était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen réel et sérieux de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 23 du règlement (CE) n° 767/2008 (VIS) et de l'article R. 142-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne d'abroger un arrêté d'expulsion du 6 avril 2023. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation au regard des articles L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la menace grave pour l'ordre public que représente M. B, en raison de ses multiples condamnations pénales, persistait, justifiant le maintien de la mesure d'expulsion. Enfin, le tribunal a conclu que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de la SCI Les Augustins contestant la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) pour l'année 2023, d'un montant de 1 687 euros, concernant un bien situé à Toulouse. La société soutenait que le bien était loué et que l'administration avait commis une faute en refusant le dégrèvement. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait accordé un dégrèvement total de la cotisation litigieuse en cours d'instance. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en décharge et a rejeté les conclusions indemnitaires de la SCI Les Augustins.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie, qui demandait une injonction à l’administration fiscale de statuer sur sa demande de décharge de taxe foncière pour 2021 et 2022. Le juge a rappelé qu’il ne peut adresser d’injonctions à titre principal, sauf dans le cadre de l’annulation d’un acte, et que la requête ne tendait ni à l’annulation d’une décision, ni à une condamnation pécuniaire. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 4° et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la congrégation des Sœurs de la Charité et de l'instruction chrétienne de Nevers. Celle-ci demandait une injonction à l'administration fiscale de se prononcer sur sa demande de décharge de taxe foncière pour 2021 et 2022. Le juge a rappelé qu'il ne peut, en dehors des cas prévus par la loi, adresser des injonctions à l'administration à titre principal. La demande, ne tendant ni à l'annulation d'une décision ni à une condamnation pécuniaire, a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 4° et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant le refus d’attribution d’un emplacement sur le marché de plein vent de Muret. Mme A, qui agissait pour le compte d’un agriculteur sans justifier d’un mandat l’y habilitant, n’a pas régularisé sa requête malgré une demande en ce sens. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 431-4 du code de justice administrative, le défaut de qualité pour agir a conduit au rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 19 mars 2024 refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment précise. Elle a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et qu’elle n’était entachée ni d’erreur de fait ni d’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions, subrogé dans les droits des victimes, afin d'obtenir le remboursement par le département de la Haute-Garonne de la somme de 22 000 euros. Cette demande fait suite à l'agression sexuelle commise par un mineur confié au service de l'aide sociale à l'enfance sur une autre enfant, et à l'indemnisation déjà versée par le fonds. Le département ne s'est pas opposé à la demande en principal. Le tribunal a fait droit à la requête, condamnant le département à verser la somme demandée avec intérêts, sur le fondement de la responsabilité pour faute du service public de l'aide sociale à l'enfance, en application des articles 706-3, 706-4 et 706-11 du code de procédure pénale et de l'article 1346-4 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de M. E, ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et les décisions suffisamment motivées. Sur le fond, il a considéré que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de la requête en excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme E veuve D, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 10 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et un risque pour sa santé en cas de retour au Cameroun (article 3 de la CEDH). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.