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Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SNC XF Immo d’une requête en annulation d’un arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le maire d’Escalquens a refusé un permis de construire pour un projet de démolition de deux maisons et de construction de 44 logements. Par un mémoire du 11 février 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 mars 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de la SARL Bec Fin, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2012 à 2015. Le tribunal estime que la comptabilité de la société présentait de graves irrégularités, justifiant la reconstitution de son chiffre d'affaires par l'administration fiscale, et que la méthode de reconstitution n'était ni radicalement viciée ni excessivement sommaire. Il valide également la réintégration des provisions sur stocks et l'application de la pénalité de 40 % pour manquement délibéré, sur le fondement des articles L. 192 du livre des procédures fiscales et 1729 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 4 octobre 2023 lui retirant sa carte de résident pour rupture de la vie commune avec son conjoint. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a appliqué les dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant le retrait du titre de séjour en cas de rupture de la vie commune dans les trois ans suivant le regroupement familial, sans que M. C n'établisse de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la commune de Montauban d’une demande d’annulation d’un titre exécutoire émis par le SDIS de Tarn-et-Garonne pour le paiement de sa contribution au financement du service pour décembre 2023. La commune contestait la légalité de la délibération du conseil d’administration du SDIS fixant les modalités de calcul des contributions, invoquant notamment un défaut d’information, une incompétence négative, une rupture d’égalité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales, notamment l’article L. 1424-35.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant son titre de séjour pour raison de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'autorité signataire disposait d'une délégation de signature régulière. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés a été écarté, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B contestant un titre de recettes de 150 000 euros émis par la commune de Bessens pour la liquidation d'une astreinte. Cette astreinte avait été prononcée sur le fondement de l'article L. 541-3 du code de l'environnement pour non-évacuation de déchets. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite plus de deux mois après la notification du titre exécutoire, en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B C contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2015, résultant d’une vérification de comptabilité de la SARL Bec Fin. Le requérant invoquait notamment une motivation insuffisante de la proposition de rectification pour 2015, le caractère vicié de la méthode de reconstitution des recettes, et l’absence de démonstration du manquement délibéré justifiant la pénalité de 40 %. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que la procédure était régulière, la comptabilité non probante, et la méthode de reconstitution fondée sur des coefficients de marge cohérents. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes de décharge ni aux conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du 27 juillet 2022 par laquelle le président du syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEP) des rives du Tarn a refusé le raccordement au réseau d'eau potable de la propriété de M. A. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, le président n'ayant pas reçu délégation du comité syndical pour statuer sur les demandes de travaux de raccordement, en méconnaissance des articles L. 5211-9 et L. 5211-10 du code général des collectivités territoriales. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction, estimant que l'annulation pour ce motif n'impliquait pas nécessairement un droit au raccordement.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la commune de Gourdan-Polignan. Celle-ci contestait le calcul de son attribution de compensation par la communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises (CCPH-G) suite au transfert des compétences "accueil extrascolaire" et "petite enfance", et demandait réparation pour les préjudices subis. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet de la CCPH-G n'était pas entachée d'illégalité au regard des dispositions de l'article 1609 nonies C du code général des impôts et de l'article L. 1321-1 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes indemnitaires pour faute ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017-2018, fondés sur des sommes inscrites à son compte courant d'associé dans la SARL Holding C et considérées comme des revenus distribués. Le tribunal a substitué la base légale des rectifications, appliquant le 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts (revenus distribués) au lieu du c de l'article 111 (autres distributions), pour les sommes de 266 589,03 euros, 200 000 euros et 65 000 euros. Il a jugé que M. C ne rapportait pas la preuve que ces sommes correspondaient à des avances de trésorerie à une filiale ou à des erreurs comptables régularisées, et qu'il en avait eu la disposition. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions de M. C, y compris celles relatives aux pénalités et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse était saisi par Mme B C, ancienne adjointe au maire de Cazères-sur-Garonne, d’une demande d’annulation d’une saisie administrative à tiers détenteur et de condamnation de la commune à lui verser des indemnités d’élue pour la période du 1er août au 7 septembre 2022. Le tribunal a rejeté la demande d’indemnités en application des articles L. 2123-17, L. 2123-20, L. 2123-24 et L. 2123-24-1 du code général des collectivités territoriales, jugeant que le versement d’indemnités à un adjoint est subordonné à l’existence d’une délégation de fonction, laquelle avait été retirée à Mme C par arrêté du 5 juillet 2022. Il a également rejeté les conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur, faute de moyens opérants soulevés par la requérante. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme C.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné deux requêtes des sociétés Orange et Totem France concernant un projet d’antenne-relais de téléphonie mobile à Fréjairolles. La première requête visait l’annulation de l’opposition du maire du 19 avril 2023, tandis que la seconde contestait une prescription dans l’autorisation provisoire du 6 décembre 2023. Le tribunal a annulé la décision d’opposition du 19 avril 2023, jugeant que le projet ne portait pas atteinte aux paysages environnants au sens de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, et a rejeté les moyens de substitution soulevés par la commune. Il a également annulé la prescription litigieuse dans la décision du 6 décembre 2023, estimant qu’elle méconnaissait le principe d’indépendance des législations en imposant une autorisation de voirie non requise par le code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le requérant demandait au juge des référés de constater l'incapacité juridique de la Fondation Saint-Martin et de suspendre les décisions prises par celle-ci, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les pièces produites ne faisant état d'aucune échéance administrative, judiciaire ou financière imminente justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a été saisi par Mme B A, une femme de 64 ans sans logement et en situation de détresse médicale, pour obtenir un hébergement d'urgence. Le juge a admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et a reconnu l'urgence de sa situation, caractérisée par son état de santé et son absence d'hébergement après une hospitalisation. Sur le fondement des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, il a estimé que l'absence de prise en charge portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de lui octroyer un hébergement d'urgence sous astreinte de 500 euros par jour de retard.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulouse, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 20 novembre 2024 refusant la réinscription en cinquième année de thèse de M. B. Le juge constate que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, qui a soutenu sa thèse le 2 avril 2025, n'établit pas que la décision contestée lui cause une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var fixant le pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure avait respecté le principe du contradictoire et le droit d'être entendu. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France, ni l'article 3 de cette convention, en l'absence de risques personnels et actuels en cas de retour en Tunisie. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 131-30 du code pénal.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des erreurs manifestes d'appréciation. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 11 mars 2025 par lequel le préfet de Vaucluse a fixé l'Algérie comme pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire du territoire français de dix ans. Le requérant invoquait un défaut de motivation, un défaut d'examen sérieux, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 641-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D E, qui demandait l'annulation de la délibération du 7 juin 2022 du SMECTOM instituant une part incitative à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Le tribunal a jugé que l'irrégularité alléguée du scrutin (découverte de trois bulletins après le dépouillement) n'était pas établie, le recomptage ayant confirmé les résultats initiaux. Par ailleurs, les conclusions de M. E visant à faire prononcer l'inéligibilité de M. C ont été déclarées irrecevables, le juge administratif ne pouvant statuer sur une telle demande en dehors des cas prévus par le code électoral. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 5211-1 et L. 2121-20 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur la loi n° 2020-1379.