25 077 décisions disponibles — page 426/1254
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SASU Prat Promotion Construction, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de TVA pour 2019. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas produit la décision attaquée (l'avis de mise en recouvrement) dans le délai imparti, malgré deux demandes de régularisation du greffe. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, et le rejet a été prononcé par ordonnance en vertu du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, qui contestait le montant de 124 euros mis à sa charge au titre de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. L'administration avait déjà accordé l'exonération de cette taxe prévue par l'article 1390 du code général des impôts, en raison de son allocation aux adultes handicapés. La somme restante correspondait à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, laquelle n'est pas couverte par ce dispositif d'exonération. Le tribunal a également rappelé qu'il ne peut statuer sur une demande de remise gracieuse non présentée préalablement à l'administration.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la Caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales de lui accorder une rente viagère d'invalidité. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car tardive, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les recours gracieux successifs de Mme A n'ont pas prorogé le délai de recours contentieux de deux mois, qui avait commencé à courir dès la notification de la décision initiale du 14 juin 2022.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension par plusieurs associations et une commune pour contester l'arrêté préfectoral du 2 mars 2023 autorisant les travaux de mise à 2x2 voies de la liaison routière A 680 entre Castelmaurou et Verfeil. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation, notamment l'absence de raison impérative d'intérêt public majeur justifiant la dérogation à la protection des espèces (article L. 411-2 du code de l'environnement). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'urgence n'était pas établie et que le moyen soulevé n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, qui demandait la décharge de la taxe foncière 2022 et l'exonération de deux ans pour la transformation d'une grange en habitation. Le juge a estimé que M. C n'avait pas prouvé que les travaux d'assainissement s'étaient achevés en août 2022, et que l'administration avait constaté l'achèvement de la maison dès mars 2021. En conséquence, la déclaration H1, déposée en octobre 2022, était hors délai par rapport aux 90 jours requis par l'article 1406 du code général des impôts. La demande d'exonération fondée sur l'article 1383 du même code a donc été refusée.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Haute-Garonne le 20 décembre 2024 à l'encontre de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la situation irrégulière de l'intéressé depuis plusieurs années et de l'absence d'élément nouveau justifiant une urgence particulière. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur de droit au regard des articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue, la requérante ayant été mise à même de présenter ses observations. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII et avait procédé à un examen particulier de la situation de Mme C. Enfin, le tribunal a considéré que le refus n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A D, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de l'Hérault du 16 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'exécution de la décision de la commission de médiation du 11 juillet 2023 le reconnaissant comme prioritaire pour un logement. La requête a été jugée tardive, car introduite le 7 octobre 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois suivant le 11 janvier 2024, date à laquelle le préfet devait avoir proposé un logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-2 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi d’une requête en plein contentieux par M. A contestant un titre de perception de 43 502,40 euros émis par la direction départementale des finances publiques de l’Hérault, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, combinés avec l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel siège l’autorité ayant émis l’acte, soit le Tribunal Administratif de Montpellier. Par conséquent, l’affaire est renvoyée à cette juridiction par ordonnance du 21 janvier 2025.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l’annulation d’une décision de la commission de recours d’invalidité et l’attribution d’une pension d’invalidité en qualité de victime civile de la guerre d’Algérie. La demande de pension, déposée en 2023, était irrecevable car postérieure à la publication de la loi du 13 juillet 2018, qui a clos ce régime d’indemnisation. De plus, M. A était exclu du bénéfice de la pension en vertu de l’article L. 124-17 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, en raison de son internement pour des motifs liés à la rébellion. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens invoqués étant manifestement insusceptibles de prospérer.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, qui demandait la décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022, en raison de la vacance de son bien locatif. Le juge a estimé que la vacance n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, car il n'a pas démontré avoir accompli toutes les diligences nécessaires pour louer le bien, malgré la défaillance de l'agence immobilière mandatée. La solution est fondée sur l'article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à une vacance involontaire d'au moins trois mois.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé suspension de l'association France Nature Environnement Midi-Pyrénées et autres, visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 1er mars 2023 autorisant les travaux de la liaison autoroutière A69. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérantes n'apportant pas d'éléments nouveaux justifiant une nouvelle saisine après l'audience au fond. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence de raison impérative d'intérêt public majeur n'était pas, en l'état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation environnementale. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 181-1 et L. 411-2 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension par la commune de Frouzins contre un courrier du président du Muretain Agglo du 26 novembre 2024. Ce courrier rappelait que la surveillance des enfants dans les salles à manger relève de la compétence des communes et non de celle de la communauté d'agglomération. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune ayant disposé de plus de six mois pour se réorganiser après la dénonciation de la convention de service commun. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision, le courrier ne modifiant pas les compétences statutaires et se bornant à rappeler le droit applicable, sans méconnaître les dispositions du code général des collectivités territoriales ou le principe d'égalité.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Sele pour contester le rejet de son offre dans le cadre d'un marché public de travaux de restauration de l'église Saint-Martin. La société Sele soutenait que la commune de Buzet-sur-Tarn avait méconnu les articles L. 2152-7 et R. 2152-7 du code de la commande publique en n'attribuant pas le marché à l'offre économiquement la plus avantageuse, alors qu'elle était classée première. Le tribunal a pris acte du désistement partiel de la société Sele concernant l'annulation de la procédure et l'injonction, après que son offre a été finalement retenue par la commune le 13 janvier 2025. Toutefois, le juge a considéré que les conclusions dirigées contre la décision initiale de rejet du 10 octobre 2024 n'avaient pas perdu leur objet, la commune n'ayant pas explicitement retiré cette décision.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être hébergée d’urgence par la commission de médiation de la Haute-Garonne le 8 octobre 2024, mais qui n’a reçu aucune proposition d’hébergement dans le délai légal de six semaines. Le tribunal a rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire faute de demande préalable, mais a fait droit aux conclusions principales. Constatant que l’administration n’a pas contesté l’absence d’offre et que l’urgence persiste, le juge a ordonné au préfet de la Haute-Garonne d’assurer l’accueil de Mme A dans une structure adaptée, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet de la Haute-Garonne le 19 juillet 2024. La requérante invoquait notamment l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en se fondant sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par deux conseillers municipaux de Castanet-Tolosan d’une demande de référé suspension visant à faire suspendre l’exécution d’un permis de construire délivré le 2 juillet 2024. Le juge des référés a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, au motif que les requérants n’avaient produit aucun moyen précis ni aucune requête au fond permettant d’apprécier la légalité de la décision contestée. La demande a été jugée insuffisamment étayée, ne présentant pas de doute sérieux sur la légalité de l’acte attaqué.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de la Haute-Garonne, mais qui n'a reçu aucune proposition du préfet dans le délai légal de six semaines. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge constate que l'urgence persiste et que l'administration n'a pas exécuté son obligation. Par ordonnance, il enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer à Mme A une place dans une structure d'hébergement adaptée à ses besoins, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de deux mois. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est rejetée, faute de dossier préalable.
Désistement d'office. Le Tribunal Administratif de Toulouse constate que M. A, dont la demande de suspension avait été rejetée par une ordonnance de référé du 29 novembre 2024, n'a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal donne acte de son désistement d'office et clôt l'instance sans examiner le fond du litige portant sur le refus de la commune d'Albi de prolonger un congé pour invalidité temporaire de service.