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Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Barber Shop 3, qui contestait une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale de 160 400 euros pour l'emploi de huit salariés étrangers sans autorisation de travail, ainsi qu'une contribution forfaitaire de 14 868 euros pour frais de réacheminement. Le tribunal a estimé que la société n'avait pas respecté son obligation de vérification préalable de l'autorisation de travail, notamment en ne saisissant pas le préfet comme l'exige l'article R. 5221-41 du code du travail, et que la présentation d'une carte d'identité belge frauduleuse ne l'exonérait pas de cette responsabilité. Il a également rejeté la demande de minoration de la contribution spéciale, faute de preuve de bonne foi. Enfin, le tribunal a fait application de la loi du 26 janvier 2024, qui a abrogé l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a constaté que la contribution forfaitaire n'était plus due, annulant ainsi cette partie de la décision de l'OFII.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme A... d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2019 et 2020, résultant de la requalification de sommes versées par une société en revenus distribués. En cours d’instance, l’administration a prononcé un dégrèvement partiel de 3 535 euros pour l’année 2019, rendant sans objet les conclusions relatives à cette année. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la proposition de rectification, estimant que l’argumentation des requérants, portant sur la reconstitution de la comptabilité de la société pour 2019, était inopérante pour contester les impositions de l’année 2020. La décision applique les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme C... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019 et 2020. Ces impositions faisaient suite à la requalification de sommes versées par leur société à leur fils majeur en revenus distribués occultes sur le fondement de l'article 111 c) du code général des impôts. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant la proposition de rectification suffisamment motivée et l'administration ayant respecté son obligation d'information prévue à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la commune d'Élancourt d'une demande d'expulsion de Mme B..., ancienne agent communale, qui occupe sans droit ni titre depuis 2018 un logement situé dans l'enceinte du groupe scolaire Jean de la Fontaine. Le tribunal a jugé que ce logement, en tant qu'accessoire indissociable de l'école, constitue une dépendance du domaine public communal relevant de sa compétence. Constatant que Mme B. s'est maintenue dans les lieux après la cessation de ses fonctions et malgré les mises en demeure, le tribunal a fait droit à la demande de la commune en ordonnant l'expulsion, sur le fondement des articles L. 2111-1, L. 2111-2 et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... contre la décision du 12 décembre 2023 de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, l'inspecteur n'étant pas tenu de détailler l'absence de lien avec le mandat syndical. Il a également estimé que l'enquête contradictoire était régulière, la salariée ayant pu présenter sa défense et l'administration ayant pris connaissance de l'ensemble des pièces. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 2421-4, R. 2421-5 et R. 2421-7 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Versailles annule la délibération n° 1/339 du 28 mars 2024 par laquelle le conseil municipal de Savigny-sur-Orge a retiré partiellement l'octroi de la protection fonctionnelle au maire. Le tribunal retient que cette délibération constitue le retrait d'une décision individuelle créatrice de droits, intervenu plus de quatre mois après son édiction, en méconnaissance de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le désistement partiel du requérant sur ses conclusions subsidiaires est accepté.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de M. D... et Mme C... tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2018. Les requérants contestaient notamment la régularité de la procédure de taxation d’office fondée sur l’article L. 69 du livre des procédures fiscales et le refus de saisine de la commission des impôts directs. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions établies par l’administration fiscale.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. C..., ressortissant afghan, contestant un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait notamment que la décision était illégale car il bénéficiait du droit de se maintenir sur le territoire en attendant la décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le tribunal a fait droit à ce moyen, constatant que le préfet avait méconnu les dispositions des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 28 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'offre de soins dans son pays d'origine permettait un traitement approprié. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel la préfète de l'Essonne a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est motivée par un examen incomplet du dossier : la préfète avait écarté les bulletins de salaire du requérant, chauffeur-livreur, au motif qu'il ne possédait pas de permis de conduire français, alors qu'il produisait des cartes de conducteur valides délivrées par l'administration française sur la base de son permis international. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 4 mai 2025 par lequel le préfet de police de Paris avait imposé à M. A..., ressortissant roumain, une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour de 24 mois. La juridiction a relevé que le préfet s'était fondé à tort sur les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), inapplicables aux citoyens de l'Union européenne, et avait commis une erreur de droit en qualifiant l'intéressé de nationalité moldave. La solution retenue est l'annulation des décisions contestées, en application des articles L. 110-4 et L. 251-1 du CESEDA, qui régissent l'éloignement des citoyens de l'UE.
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de M. A... D... contre l'arrêté du préfet des Yvelines du 2 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. D... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir un examen prioritaire de sa demande d’autorisation de travail. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 15 décembre 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, a donné acte de ce désistement d’office.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, les difficultés liées à la poursuite de sa scolarité et à la signature d'un contrat d'alternance ne constituant pas des circonstances particulières justifiant une dérogation à l'ordre d'examen des demandes. La décision rappelle que, pour une première demande de titre de séjour, il incombe au requérant de démontrer une urgence spécifique, ce qui n'a pas été fait en l'espèce.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A... n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa demande d'admission exceptionnelle au séjour n'étant pas un renouvellement de titre. En conséquence, la demande d'injonction sous astreinte et celle au titre des frais de justice ont été rejetées.
**Sujet principal :** Demande d’injonction à la préfète de l’Essonne de fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour « salarié » sur le fondement de l’admission exceptionnelle au séjour. **Juridiction :** Tribunal administratif de Versailles (juge des référés). **Solution retenue :** Rejet de la requête. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car M. A... a contribué à sa propre situation d’urgence (contrat de travail signé en situation irrégulière) et que le délai d’attente de 26 mois, bien que long, ne justifie pas une priorité par rapport aux autres demandeurs traités selon l’ordre de dépôt. **Textes appliqués :** Article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de le convoquer pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, d'autant que son dossier pouvait être conservé pour une durée supplémentaire de 36 mois. En conséquence, toutes les conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. B..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de le convoquer pour déposer une demande de naturalisation par déclaration. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, notamment l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous et la précarité administrative, ne suffisaient pas à caractériser une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions, faute d'urgence démontrée.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Essonne de fixer un rendez-vous à M. A... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. La condition d'urgence a été reconnue en raison du risque d'expiration de la démarche en ligne après 36 mois d'attente, exposant le requérant à une remise en cause de sa procédure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé-suspension par plusieurs conseillers municipaux de Galluis, contestant le refus implicite de la maire de convoquer le conseil municipal sur un ordre du jour déterminé, conformément à l'article L. 2121-9 du code général des collectivités territoriales. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors qu'un conseil municipal s'était tenu entre-temps et que les requérants ne justifiaient pas d'une situation de blocage institutionnel ou d'une atteinte grave à la liberté du débat démocratique. Il a également estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de refus. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.