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Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer M. B..., ressortissant marocain, à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, dans un délai de deux mois. Le juge a estimé que l'absence de convocation depuis le dépôt de la demande en décembre 2022 constituait une situation d'urgence et une carence de l'administration, sans que la mesure sollicitée ne fasse obstacle à une décision administrative. La demande d'astreinte a été rejetée, mais une somme de 800 euros a été mise à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... C..., alias E..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination (Algérie) et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens de légalité interne soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, en retenant que l'intéressé, célibataire et sans enfant à charge, ne justifiait d'aucune vie privée et familiale stable en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.