31 596 décisions disponibles — page 168/1580
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., un jeune majeur de 19 ans, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du département de l'Essonne pour qu'il lui assure une prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a reconnu l'urgence et l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, constatant que M. C..., anciennement confié à l'aide sociale à l'enfance avant sa majorité, se trouvait sans hébergement ni ressources suffisantes. Appliquant l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, qui confère un droit à une nouvelle prise en charge pour les jeunes majeurs de moins de 21 ans sans soutien familial, le tribunal a enjoint au département de lui proposer un hébergement, un accompagnement social et une poursuite de sa scolarité dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vietnamienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'intervention d'une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. Les difficultés invoquées par la requérante (risque d'éloignement, impossibilité de travailler ou d'étudier) n'ont pas été jugées suffisantes pour caractériser une telle urgence. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la SAS Sunnen de deux requêtes (n°2301090 et 2301091) visant à obtenir la décharge de retenues à la source réclamées au titre des années 2019 et 2020, pour un montant total de droits et pénalités de 328 225 euros. La société soutenait notamment que les dividendes versés à sa société mère, résidente fiscale suisse, étaient exonérés de retenue à la source sur le fondement de l'article 11 de la convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966, et que la clause anti-abus de cette convention ne pouvait lui être opposée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé de l'imposition, et a confirmé le bien-fondé des impositions contestées.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de la SAS Triple A contestant la décision du 24 février 2023 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui infligeant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire pour l'emploi irrégulier de deux travailleurs étrangers. La société soulevait notamment des moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du principe de proportionnalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que la décision de l'OFII était légale et que les titres de perception étaient fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la délibération 2023-11-13 n°54 du 13 novembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Saintry-sur-Seine avait modifié le budget primitif de la commune. La juridiction a retenu le moyen tiré du défaut d’information des élus, en violation de l’article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, faute pour la commune de démontrer l’envoi d’une note explicative de synthèse aux conseillères municipales requérantes. La solution a été prononcée après avoir écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, les requérantes justifiant d’un intérêt à agir en leur qualité d’élues.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la délibération du 13 novembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Saintry-sur-Seine avait décidé d'adhérer au SMOYS pour la compétence « mobilité électrique ». Saisi par deux conseillères municipales, le tribunal a jugé leur recours recevable. Il a retenu un vice de procédure, la commune n'ayant pas démontré avoir adressé aux élus une note explicative de synthèse avec la convocation, en méconnaissance de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé les délibérations 2023-11-13 n°58 et 59 du 13 novembre 2023 du conseil municipal de Saintry-sur-Seine, qui créaient des postes d'apprentis et autorisaient le maire à conclure des contrats d'apprentissage. Saisi par deux conseillères municipales, le tribunal a jugé leur recours recevable en raison de leur intérêt à agir. Il a retenu un vice de procédure fondé sur l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, faute pour la commune d'avoir prouvé l'envoi d'une note explicative de synthèse avec la convocation, privant les élus d'une information suffisante pour délibérer en connaissance de cause.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme irrecevable la requête de deux conseillères municipales de Saintry-sur-Seine. Les requérantes demandaient l’annulation pour excès de pouvoir d’une délibération autorisant le maire à signer des contrats de souscription et une convention de télétransmission des actes. Le tribunal a jugé que, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (4 avril 2014, Département de Tarn-et-Garonne), la légalité d’une telle délibération ne peut être contestée par un membre de l’organe délibérant qu’à l’occasion d’un recours de pleine juridiction en contestation de validité du contrat, et non par un recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la délibération 2023-11-13 n°56 du 13 novembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Saintry-sur-Seine avait approuvé la modification des statuts du syndicat intercommunal Seine et Sénart (SI2S). Saisi d’un recours pour excès de pouvoir par deux conseillères municipales, le tribunal a jugé que la commune n’avait pas apporté la preuve de l’envoi d’une note explicative de synthèse avec la convocation, en méconnaissance de l’article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. Ce défaut d’information a été considéré comme ayant privé les élues d’une garantie, entachant ainsi la délibération d’illégalité. La requête a été déclarée recevable, l’intérêt à agir des conseillères municipales étant reconnu.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la délibération du 13 novembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Saintry-sur-Seine autorisait le maire à déposer une déclaration préalable pour l'édification d'un mur de clôture d'un cimetière. Saisi par deux conseillères municipales, le tribunal a jugé leur recours recevable. Il a estimé que la commune n'avait pas apporté la preuve de l'envoi d'une note explicative de synthèse avec la convocation, en méconnaissance de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. Ce vice de procédure a été jugé de nature à avoir privé les élus d'une information suffisante pour exercer utilement leur mandat, entraînant l'annulation de la délibération.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de la société Eau du Sud Parisien (ESP) demandant l’annulation de la délibération n°2023/026 du 15 décembre 2023 du syndicat mixte fermé « Eau du Sud Francilien » (ESF). Cette délibération fixait un cadre contractuel transitoire pour l’approvisionnement en eau et un tarif unilatéral de 0,50 € HT/m3 en cas de refus. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que la délibération s’inscrivait dans une sphère contractuelle de droit public, rendant le recours pour excès de pouvoir inapproprié. Aucun texte spécifique n’est mentionné pour fonder cette irrecevabilité, mais la décision s’appuie sur les principes généraux du contentieux administratif.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E..., ressortissant ivoirien, contestant l’arrêté du préfet des Yvelines du 20 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’intérêt supérieur de l’enfant, ni les stipulations des articles 2 et 3 de la même Convention. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) et mentionnait les circonstances de fait pertinentes. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la persistance d'attaches dans le pays d'origine. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles aux fins d'injonction et de frais irrépétibles.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet des Yvelines. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels pour une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 20 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, une délégation régulière ayant été publiée. Il juge que la décision d'éloignement ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée très récente du séjour en France et des attaches familiales conservées en Guinée. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention est rejeté, la demande d'asile de l'intéressée ayant été définitivement rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le droit d'être entendu de l'intéressé n'avait pas été méconnu, ce dernier ayant été auditionné par les services de police avant l'édiction de la mesure. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. D..., sur le fondement des articles 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un duplicata de sa carte de séjour. En cours d'instance, le préfet des Yvelines a fait droit à sa demande, le duplicata étant en cours de fabrication. La juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction, devenues sans objet, et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par le requérant.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante mauritanienne, qui demandait d’enjoindre au préfet des Yvelines de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de condamner l’État à des dommages et intérêts. Le juge estime que la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ne prive pas l’affaire d’objet, mais que la demande d’injonction, visant une mesure définitive, excède sa compétence provisoire. Les conclusions indemnitaires sont également irrecevables, car le juge des référés ne peut accorder que des mesures provisoires et non des condamnations pécuniaires. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Essonne de convoquer Mme A... à un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours, afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a constaté que la requérante justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure, en raison d’un blocage informatique persistant de son compte ANEF l’empêchant d’effectuer sa demande en ligne, et a assorti cette injonction d’une astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent à l’administration de prévoir une solution de substitution en cas d’impossibilité d’utiliser le téléservice.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C..., ressortissante togolaise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, notamment au regard de sa situation personnelle et des démarches entreprises. La décision rappelle que si l'administration doit enregistrer les demandes dans un délai raisonnable, l'urgence n'est pas présumée pour une première demande de titre de séjour.