31 592 décisions disponibles — page 85/1580
**Sujet principal** : Demande d'injonction à la préfète de statuer sur une demande de titre de séjour ou de délivrer un récépissé provisoire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il constate qu'une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour est née au terme du délai de quatre mois prévu par le code des étrangers, ce délai étant expiré avant le dépôt de la requête. Or, l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé) et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet).
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet des Yvelines pour examiner une demande de regroupement familial. Le juge constate que le silence gardé par l'administration au-delà du délai légal de six mois a constitué une décision implicite de rejet, et qu'une décision expresse de refus est intervenue en cours d'instance. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, qui a perdu son objet, l'intéressé devant désormais contester la décision de refus explicite. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'une ressortissante camerounaise visant à enjoindre la préfète de l'Essonne d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne sollicitant pas un renouvellement et ne justifiant pas de circonstances particulières suffisantes malgré son stage en cours. La juridiction a également prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'injonction contre la préfète de l'Essonne pour qu'elle convoque un étranger afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande, considérant que l'urgence était caractérisée par l'imminence de l'expiration de la démarche en ligne du requérant. Il a enjoint à l'autorité préfectorale de communiquer une date de rendez-vous dans un délai d'un mois et de délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du CESEDA si le dossier est complet.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer un demandeur de titre de séjour dans un délai d'un mois et de lui délivrer un récépissé, considérant que l'urgence était caractérisée par l'expiration imminente de sa demande en ligne après trois ans d'attente. Le juge a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner cette mesure et a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête en référé de la préfète de l'Essonne visant à expulser un demandeur d'asile d'un hébergement d'urgence (HUDA). Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, notamment au regard du nombre de places encore disponibles dans le département. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de la préfète de l'Essonne d'expulser un demandeur d'asile d'un hébergement d'urgence (HUDA). Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence légale, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, notamment au regard du délai de neuf mois écoulé avant la saisine et de la disponibilité de places alternatives. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur une action en responsabilité décennale introduite par le ministre de la justice contre plusieurs constructeurs et le contrôleur technique d'un établissement pénitentiaire. Le tribunal a retenu la responsabilité décennale des sociétés Ateliers AFA, Beteg Léon Grosse, Léon Grosse et Ceten Apave International pour des désordres affectant le système de chauffage et la toiture, les rendant impropres à leur destination. Il a condamné les défendeurs *in solidum* à payer au ministre la somme de 1 723 429,80 euros TTC au titre de la réparation de ces désordres, en application des articles 1792 et suivants du code civil.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du préfet des Yvelines rejetant le renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale" et ordonnant la sortie du territoire. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que la décision de rejet était entachée d'un vice de procédure, car il n'était pas établi que le collège médical de l'OFII ayant examiné le dossier était régulièrement composé, méconnaissant ainsi les dispositions de l'arrêté du 27 décembre 2016. Par conséquent, le tribunal a annulé les décisions attaquées et a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête d'un agent territorial demandant l'annulation du refus implicite de réexaminer sa demande de rupture conventionnelle. Le tribunal estime le recours irrecevable, car introduit plus d'un an après la notification de la décision expresse initiale de rejet, ce qui excède le délai raisonnable de recours. Il applique les principes de sécurité juridique et les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que, pour une demande au titre de l'activité salariée, un ressortissant marocain ne pouvait pas se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 constitue un régime spécifique. Il a estimé que le préfet avait exercé son pouvoir discrétionnaire sans erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande, après avoir examiné les éléments personnels et professionnels du requérant.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 17 mai 2024 qui refusait son titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction estime que la requérante, entrée avec un visa court séjour, ne remplit pas la condition de visa de long séjour exigée par l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte de résident en tant que parent à charge. Elle considère également que le refus ne méconnaît pas le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante n'ayant pas démontré l'existence de liens familiaux suffisants en France ou l'absence d'attaches dans son pays d'origine.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant brésilien du territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par le requérant. Il écarte notamment les griefs d'incompétence et de défaut de motivation, et juge que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, a été respecté. **Textes appliqués** : L'analyse s'appuie principalement sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé les décisions préfectorales du 11 avril 2025 ordonnant à une ressortissante géorgienne de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la préfète de l'Essonne avait méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle de l'intéressée, notamment au regard de ses liens avec la France. La juridiction a ainsi fait droit aux conclusions en annulation pour vice de motivation et défaut d'examen particulier.
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé les décisions préfectorales du 11 avril 2025 enjoignant à un ressortissant géorgien de quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'administration avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne tenant pas suffisamment compte de la situation médicale grave de l'épouse du requérant, qui bénéficie d'une prise en charge en France. La juridiction a également ordonné à la préfète de réexaminer la situation du requérant et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcées par le préfet des Yvelines. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent, que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, et que les décisions ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie principalement sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant sénégalais de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé la décision du préfet des Yvelines du 13 mai 2025, considérant que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était illégale car elle avait été prise alors que la demande d'asile du requérant était en cours de réexamen par l'OFPRA, ce qui lui conférait un droit au maintien sur le territoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives au droit de séjour pendant l'instruction d'une demande d'asile.
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé le refus de certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français opposés à une ressortissante algérienne. La juridiction a jugé que ces décisions portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son ancienneté de séjour et de ses liens familiaux en France. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet des Yvelines. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation des décisions était suffisante, et que le préfet pouvait légalement refuser le titre au motif d'une menace pour l'ordre public, en application des articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction de délivrer un titre et la condamnation de l'État à payer une somme d'argent ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... B..., un ressortissant congolais, visant l'annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que la préfète de l'Essonne avait légalement pris ces décisions, car le requérant ne justifiait pas d'une entrée régulière en France et s'y maintenait sans titre de séjour valide, conformément à l'article L. 611-1 du CESEDA. Le refus d'un délai de départ volontaire a également été validé, la situation du requérant entrant dans les cas prévus aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du même code, caractérisant un risque de soustraction à la mesure d'éloignement.