31 592 décisions disponibles — page 91/1580
**Sujet principal** : Le requérant conteste la régularité de procédures de contrôle fiscal (examen de situation fiscale personnelle et vérification de comptabilité) et les impositions supplémentaires (impôt sur le revenu et TVA) ainsi que les pénalités qui lui ont été notifiées au titre des années 2008 à 2015, pour une activité présumée occulte de jardinage. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Versailles (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime, sur le point de la motivation des propositions de rectification, que celles-ci étaient suffisamment motivées au regard des exigences de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales, car elles indiquaient clairement le fondement juridique (activité occulte) et la méthode de calcul (bénéfice forfaitaire) appliqués par l'administration. **Textes appliqués** : L'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales (motivation des propositions de rectification).
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A... visant à annuler une demande d'aide internationale au recouvrement de taxes d'habitation adressée par l'administration fiscale française au Royaume-Uni. Le tribunal estime que les conclusions en annulation sont irrecevables, car le requérant disposait d'une voie de recours alternative devant les juridictions britanniques pour contester les mesures de recouvrement, conformément à l'article 14 de la directive 2010/24/UE. Les autres demandes (sursis de paiement et indemnité) sont également rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de décharge et de sursis de paiement de la taxe d’habitation pour les années 2017 et 2018. Le tribunal estime que les moyens soulevés, qui contestent l'assiette de l'impôt (surface taxable), sont irrecevables dans le cadre d'un contentieux de recouvrement, conformément à l'article L. 281 du Livre des procédures fiscales. Il ajoute que le bénéfice du sursis de paiement, prévu à l'article L. 277 du même code, n'est pas applicable car la demande ne conteste pas le bien-fondé de l'imposition mais relève du contentieux du recouvrement.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de contribuables contestant des rectifications fiscales et des prélèvements sociaux. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment concernant la notification de l'avis d'examen, le déroulement des vérifications et la qualification des revenus, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les décisions de la préfète de l'Essonne étaient régulières, notamment en ce qui concerne la délégation de signature et la motivation, et qu'elles ne méconnaissaient pas les droits du requérant au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 8 janvier 2025 obligeant le requérant à quitter le territoire français. La juridiction a retenu un vice de procédure, estimant que le principe général du droit de l'Union européenne relatif aux droits de la défense imposait une audition préalable, dont l'absence a pu priver l'intéressé de présenter des éléments influençant la décision. Le tribunal a également annulé la décision fixant le pays de destination pour défaut d'examen séparé de son risque de traitement inhumain ou dégradant au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant béninois visant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour soins et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge estime que le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis médical de l'OFII, et que le requérant n'apporte pas la preuve que son état de santé remplirait les conditions strictes de l'article L. 425-9 du CESEDA. L'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas retenue, le juge considérant que l'ingérence est légale et proportionnée.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 est suffisamment motivé et procède d'un examen individuel de sa situation, conformément aux articles L. 424-1 et L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte également les griefs tirés d'une erreur de droit et d'une méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme concernant le pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus d'admission au séjour, fondé sur l'article 3 de l'accord franco-marocain de 1987 et l'article L. 412-1 du CESEDA, était légal, notamment car l'intéressé ne justifiait pas d'un contrat de travail visé par l'autorisation administrative. Elle a également estimé que les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du délai de départ étaient régulières, ne relevant pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle du requérant.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant la quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision du préfet des Yvelines est suffisamment motivée et procède d'un examen approprié de la situation personnelle du requérant, un ressortissant sénégalais. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que le fondement légal de l'arrêté, initialement basé sur le 1° de l'article L. 611-1 du CESEDA, devait être substitué par le 2° du même article, l'étranger étant entré régulièrement avec un visa mais s'étant maintenu irrégulièrement après son expiration. Les conclusions aux fins d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire ont également été rejetées, le requérant n'ayant pas justifié du dépôt d'une demande.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... H... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées par la préfète de l'Ain. La juridiction estime que la décision préfectorale n'est pas entachée d'incompétence, d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin d'enregistrer une demande d'admission exceptionnelle au séjour et de recevoir un récépissé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante, qui sollicite un premier titre de séjour (et non un renouvellement), n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant une urgence à obtenir ce rendez-vous, comme l'exige la jurisprudence. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (récépissé).
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée, n'était pas caractérisée en raison d'un délai de plusieurs mois entre la naissance de la décision et la saisine du tribunal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté préfectoral annulant le permis de conduire de M. A... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque de licenciement, mais qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012. Les autres demandes (injonction, indemnité) ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant s'étant vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard des conditions médicales invoquées (article L. 425-9 du CESEDA). La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'injonction urgente visant à ordonner à la préfète de l'Essonne de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation de droits à un ressortissant étranger. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née au terme du délai légal de quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ordonner la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour présentée par une ressortissante camerounaise. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, malgré l'argument de la requérante concernant la nécessité d'un stage pour ses études. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent la décision implicite de rejet.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui sollicitait un titre en qualité de conjoint de Français, ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence particulière justifiant la mesure, malgré ses allégations sur les conséquences professionnelles. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.