Droit européen — EUR-Lex

19 728textes du droit de l'Union européenne — 2024.

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Arrêt CJUE62023CC0244

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 4 octobre 2024.#Commission européenne e.a. contre Carpatair SA.#Pourvoi – Aides d’État – Secteur aérien – Mesures mises à exécution par l’aéroport international de Timişoara (Roumanie) en faveur de Wizz Air et d’autres compagnies aériennes utilisatrices de celui-ci – Décision constatant l’absence d’aide d’État – Recours en annulation – Article 263 TFUE – Recevabilité – Condition selon laquelle le requérant doit être directement et individuellement concerné – Obligation de motivation – Dénaturation des éléments de preuve.#Affaires jointes C-244/23 P à C-246/23 P.

L'avis de l'avocat général porte sur la recevabilité d'un recours en annulation contre une décision de la Commission concernant des mesures aéroportuaires roumaines. Il analyse si les requérants sont directement et individuellement concernés au sens de l'article 263 TFUE, en examinant notamment les obligations de motivation et l'appréciation des preuves par la Commission. Cet avis clarifie les conditions d'accès au juge de l'Union dans le contentieux complexe des aides d'État, particulièrement dans le secteur aérien.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0240

Affaire C-240/23, Herbaria Kräuterparadies II: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle du Bundesverwaltungsgericht – Allemagne) – Herbaria Kräuterparadies GmbH / Freistaat Bayern [Renvoi préjudiciel – Agriculture et pêche – Produits biologiques – Règlement (UE) 2018/848 – Règles de production biologique – Article 16 – Étiquetage – Article 30 – Termes faisant référence à la production biologique – Article 33 – Logo de production biologique de l’Union européenne – Conditions d’utilisation – Conformité du produit au règlement 2018/848 – Articles 45 et 48 – Importation de produits provenant d’un pays tiers pour être mis sur le marché de l’Union en tant que produits biologiques – Équivalence des règles de production de ce pays tiers avec les règles du règlement 2018/848 – Utilisation du logo de production biologique du pays tiers]

Cet arrêt de la Grande Chambre clarifie les conditions d'étiquetage des produits biologiques importés de pays tiers et mis sur le marché de l'UE. Il précise que l'utilisation du logo biologique de l'Union et des termes référents est subordonnée au respect intégral du règlement 2018/848, y compris pour les importations sous régime d'équivalence. La Cour indique également que le logo d'un pays tiers peut être utilisé à côté du logo européen si le produit respecte les deux cadres réglementaires.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0200

Affaire C-200/23, Agentsia po vpisvaniyata: Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle du Varhoven administrativen sad – Bulgarie) – Agentsia po vpisvaniyata / OL [Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Publication, dans le registre du commerce, d’un contrat de société contenant des données à caractère personnel – Directive (UE) 2017/1132 – Données à caractère personnel non obligatoires – Absence de consentement de la personne concernée – Droit à l’effacement – Dommage moral]

Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions d'application du RGPD aux données personnelles publiées dans un registre public du commerce. Il statue que la publication d'informations non obligatoires requiert un consentement valable et que leur diffusion peut causer un préjudice moral ouvrant droit à réparation. La Cour rappelle également l'obligation pour l'autorité de contrôle d'ordonner l'effacement de telles données en l'absence de base légale pour leur traitement.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0127

Affaire C-127/23 P: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 octobre 2024 – Falke KGaA / Commission européenne (Pourvoi – Aides d’État – Article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE – Régime d’aides notifié par la République fédérale d’Allemagne – Soutien aux coûts fixes non couverts dans le cadre de la pandémie de COVID-19 – Encadrement temporaire des aides d’État – Décision de la Commission européenne de ne pas soulever d’objections – Examen individuel du régime d’aides notifié – Aide destinée à remédier à une perturbation grave de l’économie d’un État membre – Proportionnalité)

Cet arrêt confirme que la Commission européenne dispose d'une large marge d'appréciation pour autoriser, en vertu de l'article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE, des aides nationales visant à remédier à une perturbation grave de l'économie. La Cour rejette le pourvoi en estimant que la Commission a correctement examiné la proportionnalité du régime allemand de soutien aux coûts fixes liés à la pandémie de COVID-19, sans être tenue de procéder à une analyse détaillée pour chaque bénéficiaire potentiel.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0124

Affaire C-124/23 P: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 octobre 2024 – E. Breuninger GmbH & Co. / Commission européenne (Pourvoi – Aides d’État – Article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE – Régime d’aides notifié par la République fédérale d’Allemagne – Soutien aux coûts fixes non couverts dans le cadre de la pandémie de COVID-19 – Encadrement temporaire des aides d’État – Décision de la Commission européenne de ne pas soulever d’objections – Examen individuel du régime d’aides notifié – Aide destinée à remédier à une perturbation grave de l’économie d’un État membre – Proportionnalité)

Cet arrêt confirme que la Commission européenne dispose d'une large marge d'appréciation pour autoriser, en vertu de l'article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE, des aides nationales visant à remédier à une perturbation grave de l'économie. La Cour rejette le pourvoi en estimant que la Commission a correctement procédé à un examen individuel et proportionné du régime allemand de soutien aux coûts fixes lié à la pandémie de COVID-19.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0004

Affaire C-4/23, Mirin: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle de la Judecătoria Sectorului 6 Bucureşti – Roumanie) – M.-A.A. / Direcţia de Evidenţă a Persoanelor Cluj, Serviciul stare civilă, Direcţia pentru Evidenţa Persoanelor şi Administrarea Bazelor de Date din Ministerul Afacerilor Interne, Municipiul Cluj-Napoca (Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Articles 20 et 21 TFUE – Articles 7 et 45 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Citoyen de l’Union ayant légalement acquis, lors de l’exercice de ce droit et de son séjour dans un autre État membre, le changement de son prénom et de son identité de genre – Obligation pour l’État membre d’origine de reconnaître et d’inscrire dans l’acte de naissance ce changement de prénom et d’identité de genre – Réglementation nationale ne permettant pas une telle reconnaissance et une telle inscription, contraignant l’intéressé à engager une nouvelle procédure, de type juridictionnel, de changement d’identité de genre dans l’État membre d’origine – Incidence du retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne)

L'arrêt Mirin établit que les États membres sont tenus de reconnaître et de transcrire dans les registres d'état civil le changement de prénom et d'identité de genre légalement acquis par un citoyen de l'Union dans un autre État membre lors de l'exercice de ses droits de libre circulation. Cette obligation découle directement des articles 20 et 21 TFUE, lus en combinaison avec les articles 7 et 45 de la Charte des droits fondamentaux, et s'applique même si le droit national ne prévoit pas de procédure administrative à cette fin. La Cour précise que cette obligation persiste lorsque le changement a été acquis dans un État membre avant que celui-ci ne quitte l'Union, comme ce fut le cas pour le Royaume-Uni.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0793

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 octobre 2024.#Biohemp Concept SRL contre Direcţia pentru Agricultură Judeţeană Alba.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Curtea de Apel Alba Iulia.#Renvoi préjudiciel – Politique agricole commune – Règlement (UE) no 1305/2013 – Règlement (UE) no 1307/2013 – Règlement (UE) no 1308/2013 – Culture du chanvre (Cannabis sativa) – Refus d’autoriser la culture du chanvre dans des systèmes hydroponiques à l’intérieur d’espaces fermés.#Affaire C-793/22.

Cet arrêt clarifie les conditions de culture du chanvre dans le cadre de la PAC, en précisant que les règlements européens n'interdisent pas la culture en systèmes hydroponiques à l'intérieur d'espaces fermés. La Cour indique que les États membres ne peuvent refuser une telle autorisation que si cette méthode de culture empêche un contrôle efficace du respect du taux maximal de THC ou si elle est contraire à des objectifs légitimes de la PAC.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0721

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 4 octobre 2024.#Commission européenne contre PB.#Pourvoi – Marchés publics de services – Irrégularités dans la procédure d’attribution de marchés – Règlement (CE) no 2988/95 – Articles 4, 5 et 7 – Décision de recouvrement des montants indûment versés – Notes de débit – Distinction entre les mesures administratives et les sanctions administratives – Possibilité d’adopter une mesure administrative en l’absence de réglementation sectorielle – Décision de récupération fondée sur le règlement no 2988/95 et le règlement (CE, Euratom) no 1605/2002 – Règlement no 1605/2002 – Article 103 – Possibilité de récupération auprès de l’administrateur de l’opérateur économique bénéficiaire de fonds de l’Union européenne.#Affaire C-721/22 P.

Cet arrêt clarifie les conditions de recouvrement par la Commission de fonds indûment versés dans le cadre de marchés publics de services. Il confirme que la Commission peut adopter une mesure administrative de recouvrement, telle qu'une note de débit, sur la base du règlement général de protection des intérêts financiers (règlement 2988/95), même en l'absence de règles sectorielles spécifiques. La Cour précise également que ce recouvrement peut être effectué auprès de l'administrateur de l'opérateur économique bénéficiaire des fonds, conformément aux dispositions du règlement financier.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0650_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 octobre 2024.#Fédération internationale de football association (FIFA) contre BZ.#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur – Concurrence – Réglementation instituée par une association sportive internationale et mise en œuvre par celle-ci avec le concours de ses membres – Football professionnel – Entités de droit privé investies de pouvoirs de réglementation, de contrôle et de sanction – Réglementation relative au statut et au transfert des joueurs – Règles relatives aux contrats de travail conclus entre des clubs et des joueurs – Rupture anticipée d’un contrat de travail par le joueur – Indemnité imposée au joueur – Responsabilité solidaire et conjointe du nouveau club – Sanctions – Interdiction de délivrer le certificat international de transfert du joueur et de l’enregistrer tant qu’un litige lié à la rupture anticipée du contrat de travail est pendant – Interdiction d’enregistrer d’autres joueurs – Article 45 TFUE – Entrave à la liberté de circulation des travailleurs – Justification – Article 101 TFUE – Décision d’une association d’entreprises ayant pour objet d’empêcher ou de restreindre la concurrence – Marché du travail – Recrutement des joueurs par les clubs – Marché des compétitions de football interclubs – Participation des clubs et des joueurs aux compétitions sportives – Restriction de la concurrence par objet – Exemption.#Affaire C-650/22.

Cet arrêt examine la compatibilité du règlement FIFA sur le statut et le transfert des joueurs avec le droit de l'Union, notamment les règles sur la libre circulation des travailleurs et la concurrence. La Cour précise les conditions dans lesquelles les sanctions imposées par la FIFA, comme la responsabilité solidaire d'un nouveau club ou l'interdiction d'enregistrer des joueurs, peuvent constituer des restrictions justifiées ou, au contraire, des ententes anticoncurrentielles par objet. La décision établit un cadre d'analyse pour évaluer les réglementations sportives internationales émanant d'entités privées détenant un pouvoir réglementaire de fait.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0621_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 octobre 2024.#Koninklijke Nederlandse Lawn Tennisbond contre Autoriteit Persoonsgegevens.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement de données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Article 5, paragraphe 1, sous a) – Licéité du traitement – Article 6, paragraphe 1, premier alinéa, sous f) – Nécessité du traitement aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers – Notion d’“intérêts légitimes” – Intérêt commercial – Fédération sportive – Communication à titre onéreux des données à caractère personnel des membres d’une fédération sportive à des sponsors sans le consentement de ces membres.#Affaire C-621/22.

Cet arrêt précise les conditions d'application de l'intérêt légitime (article 6, paragraphe 1, sous f), RGPD) comme base légale pour un traitement de données. La Cour indique que l'intérêt commercial d'une fédération sportive, comme la vente de listes de membres à des sponsors, peut constituer un intérêt légitime, à condition que cet intérêt ne soit pas surclassé par les intérêts ou les libertés fondamentales des personnes concernées. Elle souligne que cette balance des intérêts doit tenir compte du fait que les données sont communiquées à des tiers contre rémunération et que les personnes concernées peuvent raisonnablement s'attendre à un tel traitement.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0541_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024.#Araceli García Fernández e.a. contre Commission européenne et Conseil de résolution unique.#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Union bancaire – Règlement (UE) no 806/2014 – Mécanisme de résolution unique des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement – Procédure de résolution applicable en cas de défaillance avérée ou prévisible d’une entité – Adoption d’un dispositif de résolution à l’égard de Banco Popular Español SA – Article 14 – Objectifs de la résolution – Article 18, paragraphe 1 – Conditions auxquelles est soumise l’adoption d’un dispositif de résolution – Obligations du Conseil de résolution unique (CRU) et de la Commission européenne Article 20 – Valorisations aux fins de la résolution – Exigences – Articles 88 à 91 – Obligation de confidentialité – Droit d’accès au dossier – Déclarations à la presse.#Affaire C-541/22 P.

Cet arrêt traite d'un recours contre les décisions ayant conduit à la résolution de Banco Popular Español SA. La Cour examine notamment le respect des conditions légales pour l'adoption d'un dispositif de résolution, les obligations d'information du Conseil de résolution unique et de la Commission, ainsi que les droits procéduraux des actionnaires. Il précise l'articulation entre les exigences de confidentialité et le droit d'accès au dossier dans le cadre du mécanisme de résolution unique.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0412_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 octobre 2024.#Autoridade Tributária e Aduaneira contre NT.#Renvoi préjudiciel – Dumping – Importation de certains éléments de fixation en fer ou en acier originaires de la République populaire de Chine – Importations de certains éléments de fixation en fer ou en acier expédiés de Malaisie – Règlement d’exécution (UE) 2016/278 – Abrogation des droits antidumping institués par le règlement (CE) no 91/2009 – Prise d’effet de cette abrogation – Importations antérieures à cette prise d’effet – Recouvrement a posteriori de droits antidumping.#Affaire C-412/22.

Cet arrêt précise que l'abrogation d'un règlement antidumping ne peut avoir d'effet rétroactif. Les droits antidumping restent dus pour les importations réalisées avant la date de prise d'effet de l'abrogation, même si la liquidation douanière intervient postérieurement. La Cour confirme ainsi le principe de sécurité juridique en matière de recouvrement des droits de douane.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0406_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 octobre 2024.#CV contre Ministerstvo vnitra České republiky, Odbor azylové a migrační politiky.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protection internationale – Directive 2013/32/UE – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Articles 36 et 37 – Notion de “pays d’origine sûr” – Désignation – Annexe I – Critères – Article 46 – Droit à un recours effectif – Examen, par le juge, de la désignation d’un pays tiers comme pays d’origine sûr.#Affaire C-406/22.

Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut désigner un pays tiers comme "pays d'origine sûr" au sens de la directive procédures. La Cour confirme que cette désignation doit faire l'objet d'un examen juridictionnel effectif, permettant au juge national de vérifier si les critères légaux sont respectés dans la situation particulière du demandeur d'asile.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0767

Affaires jointes C-767/22, C-49/23 et C-161/23, 1Dream e.a.: Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024 (demandes de décision préjudicielle de la Latvijas Republikas Satversmes tiesa – Lettonie) – 1Dream OÜ, e.a. (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Confiscation des produits, des instruments et des biens en rapport avec le crime – Décision-cadre 2005/212/JAI – Directive 2014/42/UE – Champs d’application – Procédure pénale nationale pouvant aboutir à une confiscation de biens illégalement acquis – Absence de constatation d’une infraction pénale – Confiscation sans condamnation – Raisons autres que la maladie ou la fuite)

Ce renvoi préjudiciel concerne la possibilité de prononcer une confiscation d'objets en l'absence de toute condamnation pénale. La Cour précise que les instruments juridiques de l'UE en matière de confiscation, notamment la directive 2014/42, ne s'opposent pas à une procédure nationale autonome de confiscation des biens acquis illicitement, même lorsque l'auteur n'a pas été pénalement condamné pour des raisons autres que la maladie ou la fuite.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0650

Affaire C-650/22, FIFA: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle de la cour d'appel de Mons – Belgique) – Fédération internationale de football association (FIFA) / BZ (Renvoi préjudiciel – Marché intérieur – Concurrence – Réglementation instituée par une association sportive internationale et mise en œuvre par celle-ci avec le concours de ses membres – Football professionnel – Entités de droit privé investies de pouvoirs de réglementation, de contrôle et de sanction – Réglementation relative au statut et au transfert des joueurs – Règles relatives aux contrats de travail conclus entre des clubs et des joueurs – Rupture anticipée d’un contrat de travail par le joueur – Indemnité imposée au joueur – Responsabilité solidaire et conjointe du nouveau club – Sanctions – Interdiction de délivrer le certificat international de transfert du joueur et de l’enregistrer tant qu’un litige lié à la rupture anticipée du contrat de travail est pendant – Interdiction d’enregistrer d’autres joueurs – Article 45 TFUE – Entrave à la liberté de circulation des travailleurs – Justification – Article 101 TFUE – Décision d’une association d’entreprises ayant pour objet d’empêcher ou de restreindre la concurrence – Marché du travail – Recrutement des joueurs par les clubs – Marché des compétitions de football interclubs – Participation des clubs et des joueurs aux compétitions sportives – Restriction de la concurrence par objet – Exemption)

Cet arrêt traite de la compatibilité du règlement FIFA sur le statut et le transfert des joueurs avec le droit de l'Union, en particulier la libre circulation des travailleurs et les règles de concurrence. La Cour examine si les sanctions imposées par la FIFA en cas de rupture anticipée de contrat, comme la responsabilité solidaire du nouveau club et l'interdiction d'enregistrer des joueurs, constituent des entraves justifiées. Elle analyse également si ces règles restrictives peuvent bénéficier d'une exemption au titre de l'article 101 TFUE, en pesant leurs effets anticoncurrentiels contre leurs objectifs légitimes dans l'organisation du football professionnel.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0585

Affaire C-585/22, Staatssecretaris van Financiën (Intérêts relatifs à un emprunt intragroupe): Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden – Pays-Bas) – X BV / Staatssecretaris van Financiën (Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Article 49 TFUE – Impôt sur les sociétés – Emprunt transfrontalier intragroupe aux fins du financement de l’acquisition ou de l’augmentation d’une participation dans une société non liée au groupe concerné qui devient, à la suite de cette opération, liée à ce groupe – Déduction des intérêts versés au titre de cet emprunt – Emprunt contracté à des conditions de pleine concurrence – Notion de montage purement artificiel – Principe de proportionnalité)

Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions dans lesquelles la liberté d'établissement s'oppose à une législation nationale qui refuse la déduction fiscale des intérêts sur un emprunt intragroupe transfrontalier, contracté aux conditions du marché, pour financer l'acquisition d'une participation dans une société tierce. La Cour rappelle que le refus de déduction ne peut être justifié par la lutte contre les montages purement artificiels que s'il est proportionné et vise spécifiquement les opérations dépourvues de motifs économiques autres que fiscaux.

4 octobre 2024

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0599_INF

Ordonnance du Vice-président de la Cour du 4 octobre 2024.#Accord Healthcare SL contre Ferring Pharmaceuticals A/S et Commission européenne.#Pourvoi – Intervention – Santé publique – Médicament à usage humain – Décision d’autorisation de mise sur le marché du médicament Degarelix Accord – Recours en annulation – Délais – Force majeure ou cas fortuit – Rejet.#Affaire C-599/24 P(I).

Cette ordonnance rejette la demande d'intervention d'Accord Healthcare dans le pourvoi formé par Ferring Pharmaceuticals contre un arrêt du Tribunal. Elle confirme que le délai pour intervenir devant la Cour de justice est strict et ne peut être prolongé, même pour des motifs de force majeure, une fois l'ordonnance d'irrecevabilité rendue. La décision concerne un litige relatif à l'autorisation de mise sur le marché du médicament Degarelix Accord.

4 octobre 2024

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0503

Ordonnance de la Cour (chambre d’admission des pourvois) du 4 octobre 2024.#Puma SE contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Pourvoi – Dessin ou modèle communautaire – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non‑admission du pourvoi.#Affaire C-503/24 P.

Cette ordonnance rejette le pourvoi de Puma SE contre une décision de l'EUIPO, car la Cour de justice estime que la requête ne démontre pas l'importance de l'affaire pour l'unité, la cohérence ou le développement du droit de l'Union. En conséquence, le pourvoi n'est pas admis à l'examen au fond, mettant ainsi un terme définitif à cette instance.

4 octobre 2024

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0214_INF

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 4 octobre 2024.#A contre Hauptzollamt C.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse à la question préjudicielle pouvant être clairement déduite de la jurisprudence ou ne laissant place à aucun doute raisonnable – Harmonisation des législations – Dispositions fiscales – Directive 2008/118/CE – Droits d’accise sur des produits du tabac – Produits soumis à accise – Marchandises importées de manière irrégulière dans un État membre et acheminées vers un autre État membre de destination – Impositions des produits – Détermination de l’État membre compétent – Droit de l’État de transit d’imposer lesdites marchandises.#Affaire C-214/24.

Cette ordonnance confirme que l'État membre de transit est compétent pour imposer des droits d'accise sur des produits du tabac importés irrégulièrement sur son territoire, même si leur destination finale est un autre État membre. La Cour estime que la réponse à la question préjudicielle découle clairement de sa jurisprudence antérieure, notamment l'arrêt *Tobacco Importers*, concernant l'interprétation de la directive 2008/118/CE.

4 octobre 2024

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0255_INF

Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 4 octobre 2024.#Procédure pénale contre KM.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2012/29/UE – Normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité – Victime souffrant d’une déficience physique ou mentale – Droits procéduraux de cette personne – Réglementation nationale ne prévoyant pas l’accès d’une victime au tribunal pénal compétent pour invoquer une violation de ses droits, tirés du droit de l’Union – Possibilité pour la victime d’invoquer une telle violation uniquement devant une juridiction civile – Principe d’effectivité.#Affaire C-255/24.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'UE examine si la directive sur les droits des victimes est correctement transposée lorsqu'une victime vulnérable ne peut invoquer la violation de ses droits procéduraux que devant une juridiction civile, et non devant le tribunal pénal compétent. La Cour est saisie pour déterminer si cette restriction nationale porte atteinte au principe d'effectivité des droits conférés par le droit de l'Union. La réponse clarifiera les voies de recours que les États membres doivent mettre à disposition pour garantir les droits procéduraux des victimes dans le cadre pénal.

4 octobre 2024

Détail →