Droit européen — EUR-Lex
19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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83 790Relations extérieures
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23 166Autres
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165 048Par année
Affaire C-224/23 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 septembre 2024 – Penya Barça Lyon : Plus que des supporters (PBL), Issam Abdelmouine / Commission européenne [Pourvoi – Aides d’État – Plainte relative à une aide d’État ayant permis à un club de football d’engager un joueur jusqu’alors employé par un autre club – Plainte déposée par un des socios de ce dernier club, constitué sous la forme d’association à but non lucratif – Décision de la Commission européenne concluant à l’absence de qualité de partie intéressée en droit de déposer une plainte – Règlement (UE) 2015/1589 – Article 1er, sous h) – Notions de partie intéressée et de personne dont les intérêts pourraient être affectés par l’octroi d’une aide]
Cet arrêt clarifie la notion de "partie intéressée" au sens du droit des aides d'État. La Cour juge qu'un supporter, membre d'une association à but non lucratif d'un club lésé, peut être considéré comme une personne dont les intérêts sont affectés par une aide illégale accordée à un club concurrent. La décision élargit ainsi le cercle des personnes habilitées à déposer une plainte valable auprès de la Commission européenne en matière d'aides d'État dans le secteur du football professionnel.
5 septembre 2024
Affaire C-86/23, HUK-COBURG-Allgemeine Versicherung II: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Varhoven kasatsionen sad – Bulgarie) – E.N.I., Y.K.I. / HUK-COBURG-Allgemeine Versicherung AG [Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Loi applicable aux obligations non contractuelles – Règlement (CE) n° 864/2007 – Article 16 – Dispositions impératives dérogatoires – Accident de la circulation – Droits à réparation reconnus aux membres de la famille du défunt – Principe d’équité aux fins de la réparation du préjudice moral subi – Critères d’appréciation]
Cet arrêt interprète l'article 16 du règlement Rome II sur la loi applicable aux obligations non contractuelles, concernant les dispositions impératives dérogatoires. La Cour précise les conditions dans lesquelles un juge peut appliquer les dispositions impératives de sa loi nationale, en l'occurrence le principe d'équité bulgare pour la réparation du préjudice moral des proches d'une victime décédée, plutôt que la loi normalement désignée par le règlement.
5 septembre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 5 septembre 2024.#République de Slovénie contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Articles 107 et 108 TFUE – Mesures accordées par la République de Slovénie à un réseau de pharmacies d’officine municipal avant son adhésion à l’Union européenne – Phase préliminaire d’examen – Absence d’ouverture de la procédure formelle d’examen – Notion de “difficultés sérieuses” – Étendue des obligations d’enquête de la Commission européenne – Charge de la preuve incombant à la partie invoquant l’existence de “difficultés sérieuses” – Portée.#Affaire C-447/22 P.
Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles la Commission européenne doit ouvrir une procédure formelle d'examen des aides d'État. La Cour confirme que la Commission n'est tenue de procéder à cette enquête approfondie que si elle rencontre des "difficultés sérieuses" pour déterminer la compatibilité de la mesure avec le marché intérieur, et que c'est à l'État membre qui conteste la décision de prouver l'existence de telles difficultés. L'arrêt concerne une aide accordée par la Slovénie avant son adhésion à l'UE, mais les principes énoncés s'appliquent au contrôle général des aides d'État.
5 septembre 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 septembre 2024.#Agence européenne des produits chimiques (ECHA) contre Hallertauer Hopfenveredelungsges. m.b.H.#Renvoi préjudiciel – Article 299 TFUE – Règlement (CE) no 1907/2006 – Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques, ainsi que restrictions applicables à ces substances (REACH) – Article 94, paragraphe 1 – Règlement (CE) no 340/2008 – Article 11, paragraphe 3, deuxième alinéa, et article 13, paragraphe 4, troisième alinéa – Redevances et droits dus à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) – Redevance due pour l’enregistrement d’une substance – Réduction accordée aux petites et moyennes entreprises (PME) – Vérification par l’ECHA de la déclaration relative à la taille de l’entreprise concernée – Omission de fournir certaines informations dans le délai imparti – Décision de l’ECHA réclamant le règlement de l’intégralité de la redevance concernée et imposant un droit administratif – Exécution forcée – Possibilité pour l’ECHA d’introduire un recours devant une juridiction nationale afin d’obtenir le paiement de ce droit administratif.#Affaires jointes C-256/23 et C-290/23.
L'arrêt précise les conditions d'exécution forcée des créances de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), notamment les redevances REACH et les droits administratifs. La Cour juge que l'ECHA peut saisir les juridictions nationales pour recouvrer ces créances, qui bénéficient du privilège d'exécution forcée prévu à l'article 299 TFUE. Cette décision renforce les pouvoirs de l'agence en matière de recouvrement et clarifie la coopération nécessaire avec les autorités nationales pour l'application effective du règlement REACH.
5 septembre 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 septembre 2024.#GM et ON contre PR.#Renvoi préjudiciel – Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine – Règlement (UE) no 833/2014 – Article 5 quindecies, paragraphes 2 et 6 – Interdiction de fournir, directement ou indirectement, des services de conseil juridique au gouvernement russe ou à des personnes morales, des entités ou des organismes établis en Russie – Exemption concernant la prestation de services strictement nécessaires pour garantir l’accès aux procédures judiciaires, administratives ou d’arbitrage dans un État membre – Authentification et exécution, par un notaire, d’un contrat de vente d’un bien immeuble – Assistance par un interprète lors d’une telle authentification.#Affaire C-109/23.
Cet arrêt clarifie l'interprétation de l'interdiction de fournir des services de conseil juridique à la Russie au titre des sanctions européennes. La Cour précise que l'authentification notariale d'un acte de vente immobilière et l'assistance d'un interprète lors de cette formalité constituent des services juridiques prohibés. Elle confirme que l'exception pour l'accès à la justice ne s'applique qu'aux procédures contentieuses, et non à ces actes d'authentification purement contractuels.
5 septembre 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 septembre 2024.#E.N.I. et Y.K.I. contre HUK-COBURG-Allgemeine Versicherung AG.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Loi applicable aux obligations non contractuelles – Règlement (CE) no 864/2007 – Article 16 – Dispositions impératives dérogatoires – Accident de la circulation – Droits à réparation reconnus aux membres de la famille du défunt – Principe d’équité aux fins de la réparation du préjudice moral subi – Critères d’appréciation.#Affaire C-86/23.
Cet arrêt interprète l'article 16 du règlement Rome II sur la loi applicable aux obligations non contractuelles, concernant les dispositions impératives dérogatoires. La Cour précise les conditions dans lesquelles un juge peut appliquer les dispositions impératives de sa propre loi, en l'occurrence le principe d'équité pour la réparation du préjudice moral des proches d'une victime décédée, plutôt que la loi normalement désignée par le règlement.
5 septembre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 5 septembre 2024.#H GmbH contre Finanzamt M.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesfinanzhof.#Renvoi préjudiciel – Harmonisation des législations fiscales – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – TVA indûment facturée et versée – Rectification de la facture – Liquidation du fournisseur – Remboursement au fournisseur de la TVA – Refus de l’autorité fiscale de rembourser la TVA directement à l’acquéreur – Priorité en matière de droit au remboursement de la TVA – Risque de double remboursement de la TVA – Risque de perte de recettes fiscales.#Affaire C-83/23.
L'arrêt clarifie les conditions de remboursement de la TVA indûment versée lorsque le fournisseur est en liquidation. La Cour établit que l'acquéreur peut obtenir directement le remboursement des autorités fiscales, à condition de prouver que le fournisseur a corrigé la facture et ne réclamera pas lui-même ce montant, évitant ainsi un double remboursement. Cette solution prévient la perte de recettes fiscales tout en protégeant les droits de l'acquéreur de bonne foi.
5 septembre 2024
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 5 septembre 2024.#Dranken Van Eetvelde NV contre Belgische Staat.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le rechtbank van eerste aanleg Oost-Vlaanderen, afdeling Gent.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 205 – Responsabilité solidaire pour dettes fiscales d’un tiers – Conditions et portée de la responsabilité – Lutte contre la fraude à la TVA – Responsabilité solidaire pour le paiement de la TVA ne permettant pas une appréciation en fonction de la contribution de chaque assujetti dans la fraude fiscale – Principe de proportionnalité – Article 50 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Principe ne bis in idem – Critères d’application – Faits afférents à différents exercices fiscaux poursuivis administrativement ou pénalement – Infraction continue avec unité d’intention – Absence d’identité des faits.#Affaire C-331/23.
Cet avis de l'avocat général concerne l'interprétation des conditions de la responsabilité solidaire en matière de TVA dans la lutte contre la fraude. Il analyse si le principe de proportionnalité et le principe *ne bis in idem* de la Charte des droits fondamentaux s'opposent à un régime de responsabilité solidaire qui ne tient pas compte du degré de contribution individuelle à la fraude. L'avis examine également l'application du *ne bis in idem* lorsque des faits sur plusieurs exercices fiscaux font l'objet de poursuites administratives et pénales.
5 septembre 2024
Conclusions de l'avocat général Mme L. Medina, présentées le 5 septembre 2024.#Banco Santander SA contre Asociación de Consumidores y Usuarios de Servicios Generales-Auge.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Supremo.#Renvoi préjudiciel – Marchés d’instruments financiers – Directive 2004/39/CE – Article 52, paragraphe 2 – Action intentée dans l’intérêt des consommateurs – Organisations de consommateurs ayant un intérêt légitime à protéger les consommateurs – Qualité pour agir en justice afin de défendre les intérêts individuels de leurs membres – Perte de la qualité pour agir en cas d’investissements dans des produits financiers de grande valeur économique – Exonération des frais de justice et de l’obligation de supporter les dépens exposés par la partie adverse � Autonomie procédurale – Principe d’effectivité.#Affaire C-346/23.
Cet arrêt de la CJUE clarifie les conditions de recevabilité des actions collectives intentées par des associations de consommateurs en matière de services d'investissement. Il confirme que la qualité pour agir de ces associations ne peut être subordonnée à la valeur économique des produits financiers litigieux, et que les États membres doivent prévoir des mesures procédurales, comme l'exonération de frais de justice, pour garantir l'effectivité du droit de recours.
5 septembre 2024
Affaire C-67/23, W. GmbH: Arrêt de la Cour (première chambre) du 5 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof – Allemagne) – procédure pénale contre S.Z. [Renvoi préjudiciel – Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives instituées à l’égard de la Birmanie/du Myanmar – Interdiction d’importer des biens originaires ou exportés de la Birmanie/du Myanmar – Règlement (CE) no 194/2008 – Article 2, paragraphe 2, sous a) – Grumes de teck originaires de la Birmanie/du Myanmar exportées et ouvrées à Taïwan avant leur transport vers l’Union européenne – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Article 24 – Notion de transformation ou ouvraison substantielle – Grumes de teck ébranchées, écorcées, équarries ou découpées en bois de teck scié à Taïwan – Certificat d’origine émis par les autorités taïwanaises – Valeur de ce certificat pour la détermination, par les autorités douanières des États membres, de l’origine de ces grumes de teck]
L'arrêt clarifie les conditions d'application de l'interdiction d'importation de teck birman dans l'UE, en précisant qu'une transformation substantielle dans un pays tiers (ici Taïwan) ne suffit pas à contourner l'embargo si les grumes restent identifiables comme originaires du Myanmar. La Cour indique également que les certificats d'origine émis par les autorités taïwanaises ne lient pas les douanes européennes, qui doivent procéder à leur propre appréciation des preuves matérielles.
5 septembre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 5 septembre 2024.#M.S.G. e.a. contre Banco Santander SA.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Tribunal Supremo.#Renvoi préjudiciel – Directive 2014/59/UE – Résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement – Principes généraux – Article 34, paragraphe 1, sous a) et sous b) – Renflouement interne – Dépréciation des instruments de fonds propres – Conversion d’obligations subordonnées en actions et transfert forcé sans contrepartie – Effets – Article 38, paragraphe 13 – Article 53, paragraphes 1 et 3 – Article 60, paragraphe 2, premier alinéa, sous b) et c) – Articles 73 à 75 – Protection des droits des actionnaires et des créanciers – Acquisition d’instruments de fonds propres – Informations défectueuses et erronées fournies dans le prospectus – Action en responsabilité – Action tendant à la nullité du contrat d’acquisition des instruments de fonds propres – Actions introduites contre le successeur universel de l’établissement de crédit soumis à une décision de résolution.#Affaires jointes C-775/22, C-779/22 et C-794/22.
Cet arrêt clarifie les recours disponibles pour les investisseurs lésés par des informations erronées dans un prospectus lors de l'acquisition d'instruments de fonds propres, lorsque ces instruments sont ultérieurement annulés ou convertis dans le cadre d'une procédure de résolution bancaire. La Cour juge que la directive sur le redressement et la résolution des établissements de crédit (BRRD) ne fait pas obstacle à une action en responsabilité ou à une action en nullité contre l'établissement de crédit (ou son successeur universel) pour défaut d'information précontractuelle, même après l'application des mesures de renflouement interne. L'arrêt précise ainsi l'interaction entre le régime de résolution et la protection des investisseurs en droit national.
5 septembre 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 septembre 2024.#X e.a. contre Inspecteur van de Belastingdienst Utrecht e.a.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le rechtbank Gelderland.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Exonérations – Article 135, paragraphe 1, sous g) – Gestion de fonds communs de placement – Notion – Fonds de pension – Comparabilité avec un organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) – Risque des investissements supporté par les affiliés – Portée – Nécessité d’une comparaison avec un fonds de pension considéré par l’État membre concerné comme un fonds commun de placement.#Affaires jointes C-639/22 à C-644/22.
L'arrêt clarifie les conditions d'exonération de TVA pour la gestion de fonds de pension au regard de la directive 2006/112/CE. La Cour juge que pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 135, paragraphe 1, sous g), un fonds de pension doit être comparable à un OPCVM, ce qui implique notamment que le risque des investissements soit supporté par les affiliés. La comparabilité doit être appréciée par rapport à la notion de fonds commun de placement telle que définie par l'État membre concerné.
5 septembre 2024
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 5 septembre 2024.#Procédure pénale contre M.S. e.a.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive (UE) 2016/800 – Garanties procédurales en faveur des enfants qui sont des suspects ou des personnes poursuivies dans le cadre des procédures pénales – Champ d’application – Article 2, paragraphe 3 – Personnes ayant été des enfants à la date d’engagement d’une procédure pénale contre elles mais atteignant, en cours de procédure, l’âge de 18 ans – Article 4 – Droit à l’information – Article 6 – Droit d’accès à un avocat – Article 18 – Droit à l’aide juridictionnelle – Article 19 – Voies de recours – Admissibilité des preuves obtenues en violation des droits procéduraux.#Affaire C-603/22.
Cet arrêt de la Cour de justice précise que les garanties procédurales de la directive 2016/800 s'appliquent aux personnes qui étaient mineures au moment de l'engagement des poursuites, même si elles atteignent la majorité au cours de la procédure. La Cour statue également sur l'admissibilité des preuves obtenues en violation de droits procéduraux fondamentaux, tels que le droit à l'information et l'accès à un avocat, en soulignant l'obligation pour les juridictions nationales d'en écarter l'utilisation.
5 septembre 2024
Affaires jointes C-498/22 à C-500/22, Novo Banco e.a.: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 5 septembre 2024 (demandes de décision préjudicielle du Tribunal Supremo – Espagne) – Novo Banco SA – Sucursal en España, Banco de Portugal, Fundo de Resolução / C.F.O. (C-498/22), J.M.F.T., M.H.D.S. (C-499/22), Proyectos, Obras y Servicios de Badajoz SL (C-500/22) [Renvoi préjudiciel – Assainissement et liquidation des établissements de crédit – Directive 2001/24/CE – Articles 3 et 6 – Mesure d’assainissement prise à l’égard d’un établissement de crédit – Transmission des obligations et des responsabilités de cet établissement de crédit à une banque-relais avant l’introduction d’une action en justice visant à obtenir le paiement d’une créance détenue à l’égard dudit établissement de crédit – Retransmission au même établissement de crédit de certaines de ces obligations et responsabilités – Loi de l’État membre de l’ouverture de la procédure concernée (lex concursus) – Effets d’une mesure d’assainissement dans d’autres États membres – Reconnaissance mutuelle – Effets de la méconnaissance de l’obligation de publicité de la mesure d’assainissement – Articles 17, 21, 38 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit de propriété – Protection juridictionnelle effective – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CE – Article 6, paragraphe 1 – Clauses abusives – Principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime – Qualité de la banque-relais pour être attraite en justice]
Cet arrêt clarifie les effets transfrontaliers des mesures de résolution bancaire dans l'UE, en confirmant que la transmission d'actifs et de passifs à une banque-relais en vertu du droit portugais (lex concursus) doit être reconnue en Espagne, même si cette transmission est suivie d'un retransfert partiel. La Cour précise également que la méconnaissance des obligations de publicité d'une telle mesure n'affecte pas sa reconnaissance dans d'autres États membres, tout en rappelant que les droits fondamentaux des consommateurs et le contrôle des clauses abusives restent pleinement applicables.
5 septembre 2024
Conclusions de l'avocat général M. N. Emiliou, présentées le 5 septembre 2024.#BSH Hausgeräte GmbH contre Electrolux AB.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Svea hovrätt, Patent- och marknadsöverdomstolen.#Renvoi préjudiciel – Compétence judiciaire et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 4, paragraphe 1 – Compétence générale – Article 24, point 4 – Compétences exclusives – Compétence en matière d’inscription ou de validité des brevets – Action en contrefaçon – Brevet européen validé dans des États membres et dans un État tiers – Contestation de la validité du brevet par voie d’exception – Compétence internationale de la juridiction saisie de l’action en contrefaçon.#Affaire C-339/22.
Cet avis de l'avocat général traite de la répartition des compétences juridictionnelles dans un litige en contrefaçon de brevet européen. Il analyse si un tribunal saisi d'une telle action peut, en vertu du règlement Bruxelles I bis, examiner une exception d'invalidité du brevet soulevée par le défendeur, lorsque ce brevet a été validé dans plusieurs États membres de l'UE ainsi que dans un État tiers. L'avis interprète les conditions d'application des articles 4 (compétence générale) et 24, point 4 (compétence exclusive en matière de validité des brevets) du règlement pour délimiter le pouvoir des juridictions nationales.
5 septembre 2024
Affaires jointes C-775/22, C-779/22 et C-794/22, Banco Santander ( Résolution bancaire Banco Popular II): Arrêt de la Cour (première chambre) du 5 septembre 2024 (demandes de décision préjudicielle du Tribunal Supremo – Espagne) – M.S.G., e.a. / Banco Santander SA (Renvoi préjudiciel – Directive 2014/59/UE – Résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement – Principes généraux – Article 34, paragraphe 1, sous a) et sous b) – Renflouement interne – Dépréciation des instruments de fonds propres – Conversion d’obligations subordonnées en actions et transfert forcé sans contrepartie – Effets – Article 38, paragraphe 13 – Article 53, paragraphes 1 et 3 – Article 60, paragraphe 2, premier alinéa, sous b) et c) – Articles 73 à 75 – Protection des droits des actionnaires et des créanciers – Acquisition d’instruments de fonds propres – Informations défectueuses et erronées fournies dans le prospectus – Action en responsabilité – Action tendant à la nullité du contrat d’acquisition des instruments de fonds propres – Actions introduites contre le successeur universel de l’établissement de crédit soumis à une décision de résolution)
Cet arrêt clarifie les recours disponibles pour les investisseurs lésés par des informations prospectus erronées lors de l'acquisition d'instruments de fonds propres, lorsque ces instruments sont ultérieurement annulés ou convertis dans le cadre d'une procédure de résolution bancaire. La Cour précise que les actions en responsabilité ou en nullité peuvent être dirigées contre le successeur universel de l'établissement en résolution, et que les règles de la directive sur le renflouement interne ne font pas obstacle à ces recours nationaux.
5 septembre 2024
Affaire C-344/21, Groupe AA e.a.: Ordonnance du président de la Cour du 5 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunal de commerce de Paris – France) – AA, e.a. / Allianz Bank SA, e.a.
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a radié l'affaire C-344/21 du rôle, à la suite du retrait de la demande de décision préjudicielle par le Tribunal de commerce de Paris. Cette ordonnance met fin à la procédure engagée par le groupe AA et autres contre Allianz Bank SA, sans qu'aucune interprétation du droit de l'Union n'ait été fournie. En conséquence, ce texte n'a pas de portée juridique substantielle pour les professionnels du droit français, si ce n'est de confirmer la clôture de l'instance.
5 septembre 2024
Affaire T-169/21: Ordonnance du Tribunal du 5 septembre 2024 – The Smiley Company/EUIPO – SC Ha Ha Ha Production (SMILEY) (« Marque de l’Union européenne – Révocation de la décision attaquée – Disparition de l’objet du litige – Non-lieu à statuer »)
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer dans l'affaire T-169/21, opposant The Smiley Company à l'EUIPO et à SC Ha Ha Ha Production, concernant la marque de l'UE "SMILEY". Cette décision fait suite à la révocation par l'EUIPO de la décision initialement attaquée, entraînant la disparition de l'objet du litige. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance illustre l'application de l'article 131 du règlement de procédure du Tribunal, qui permet de clore une instance lorsque le litige devient sans objet, notamment en cas de retrait ou d'annulation de l'acte contesté par l'instance administrative.
5 septembre 2024
Proposition de DÉCISION DU CONSEIL sur la position à prendre, au nom de l’Union européenne, concernant les amendements apportés aux annexes de l’accord relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR) et au règlement annexé à l’accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par voies de navigation intérieures (ADN)
Cette proposition de décision du Conseil vise à définir la position que l'Union européenne doit adopter au sein des instances compétentes pour approuver les amendements techniques aux annexes de l'ADR et de l'ADN. Elle a pour objet de garantir l'uniformité et la sécurité du transport des marchandises dangereuses par route et voies navigables intérieures, en alignant la réglementation européenne sur les évolutions internationales. Pour le professionnel du droit français, ce texte est essentiel car il conditionne la mise à jour des réglementations nationales de transport de matières dangereuses.
5 septembre 2024
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.11686 — BAOSTEEL / BAOWU ALUMINIUM / KOBELCO / KOBELCO BAO AUTOMOTIVE ALUMINIUM ROLLED PRODUCTS JV)
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée concernant la création d'une entreprise commune par Baosteel, Baowu Aluminium, Kobelco et Kobelco Bao Automotive Aluminium Rolled Products. Cette opération, examinée dans le cadre du règlement européen sur les concentrations, est jugée compatible avec le marché intérieur. En conséquence, la transaction peut être réalisée sans entrave réglementaire au niveau de l'UE.
5 septembre 2024