Droit européen — EUR-Lex

19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.

19 730

Total documents

435 229

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Par année

Jurisprudence CJUE62022CJ0773

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 juillet 2024.#Commission européenne contre République slovaque.#Manquement d’État – Directive 2005/36/CE – Reconnaissance des qualifications professionnelles – Article 2, paragraphe 3 – Champ d’application – Dispositions distinctes du droit de l’Union régissant directement la reconnaissance des qualifications professionnelles – Article 7, paragraphe 4 – Conditions d’imposition d’une épreuve d’aptitude préalablement à la première prestation de services – Article 14, paragraphes 1 et 4 – Conditions d’imposition de mesures de compensation – Article 35, paragraphe 3 – Conditions de délivrance d’un titre de formation de praticien de l’art dentaire spécialiste – Article 41, paragraphe 1, sous c) – Conditions de reconnaissance des titres de formation de sage-femme – Article 42, paragraphe 2 – Activités auxquelles les sages-femmes doivent au moins être habilitées à accéder – Article 50 et annexe VII, point 1, sous d) – Documents demandés à l’État membre d’origine pour l’accès à une profession réglementée dans l’État membre d’accueil – Article 55, paragraphe 2 – Lignes directrices relatives à l’organisation et à la reconnaissance des stages professionnels – Défaut de transposition dans le droit national.#Affaire C-773/22.

La Cour de justice constate que la Slovaquie a manqué à ses obligations en ne transposant pas correctement plusieurs dispositions de la directive 2005/36/CE sur la reconnaissance des qualifications professionnelles. L'arrêt précise notamment les conditions dans lesquelles un État membre peut imposer une épreuve d'aptitude ou des mesures compensatoires, ainsi que les règles encadrant la délivrance de titres de formation spécialisés pour les dentistes et les sages-femmes. Ce manquement concerne également les documents exigés pour l'accès à une profession réglementée et les lignes directrices relatives aux stages professionnels.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0713_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2024.#LivaNova plc contre Ministero dell'Economia e delle Finanze e.a.#Renvoi préjudiciel – Sociétés – Scissions des sociétés anonymes – Directive 82/891/CEE – Article 3, paragraphe 3, sous b) – Scission par constitution de nouvelles sociétés – Notion d’“élément du patrimoine passif [non] attribué dans le projet de scission” – Responsabilité solidaire de ces nouvelles sociétés pour le passif résultant de comportements de la société scindée antérieurs à cette scission.#Affaire C-713/22.

Cet arrêt de la Grande Chambre précise la notion d'« élément du patrimoine passif non attribué » au sens de la directive sur les scissions, en la liant à la responsabilité solidaire des sociétés nouvelles pour les dettes de la société scindée. La Cour interprète cette disposition comme visant à protéger les créanciers en maintenant une responsabilité conjointe pour les engagements nés d'actes antérieurs à la scission, même si ces dettes ne sont pas explicitement mentionnées dans le projet. Cette interprétation a une portée directe sur l'évaluation des risques et la structuration des opérations de restructuration sociétaire.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0697

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 juillet 2024.#Koiviston Auto Helsinki Oy contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – SA.33846 (2015/C) (ex 2014/NN) (ex 2011/CP) – Élément pertinent postérieur à la publication de la décision d’ouverture de la procédure formelle d’examen – Identification du bénéficiaire de l’aide – Obligation de publier une décision d’ouverture modificative – Droit du bénéficiaire de l’aide de faire valoir ses observations – Formalité substantielle – Incompatibilité avec le marché intérieur – Récupération de l’aide ordonnée par la Commission européenne – Montant à récupérer – Compétence de l’État membre concerné.#Affaire C-697/22 P.

Cet arrêt précise les obligations procédurales de la Commission européenne en matière de contrôle des aides d'État. Il confirme que l'identification du bénéficiaire réel constitue une formalité substantielle, obligeant la Commission à publier une nouvelle décision d'ouverture d'examen formel si cette information essentielle est découverte après la publication initiale. Le jugement réaffirme ainsi le droit fondamental du bénéficiaire à être entendu, tout en laissant à l'État membre concerné la compétence pour déterminer le montant exact de l'aide à récupérer en cas d'incompatibilité.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0623

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2024.#Belgian Association of Tax Lawyers e.a. contre Premier ministre/ Eerste Minister.#Renvoi préjudiciel – Coopération administrative dans le domaine fiscal – Échange automatique et obligatoire d’informations en rapport avec les dispositifs transfrontières devant faire l’objet d’une déclaration – Directive 2011/16/UE, telle que modifiée par la directive (UE) 2018/822 – Article 8 bis ter, paragraphe 1 – Obligation de déclaration – Article 8 bis ter, paragraphe 5 – Obligation subsidiaire de notification – Secret professionnel – Validité – Articles 7, 20 et 21 ainsi qu’article 49, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect de la vie privée – Principes d’égalité de traitement et de non-discrimination – Principe de légalité en matière pénale – Principe de sécurité juridique.#Affaire C-623/22.

Cet arrêt confirme la validité des obligations de déclaration et de notification prévues par la directive 2018/822 (DAC6) en matière de dispositifs fiscaux transfrontières, au regard de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La Cour estime que ces obligations, qui peuvent concerner les avocats fiscalistes, sont proportionnées et justifiées par l'objectif de lutte contre l'évasion fiscale. Elle précise que le secret professionnel des avocats n'est pas méconnu, car le régime prévoit des garanties procédurales et que l'obligation de notification subsidiaire ne constitue pas une sanction pénale.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0436_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 29 juillet 2024.#Asociación para la Conservación y Estudio del Lobo Ibérico (ASCEL) contre Administración de la Comunidad de Castilla y León.#Renvoi préjudiciel – Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages – Directive 92/43/CEE – Articles 2, 4, 11, 12, 14, 16 et 17 – Système de protection stricte des espèces animales – Canis lupus (loup) – Exploitation cynégétique – Évaluation de l’état de conservation des populations de ladite espèce – État de conservation “défavorable inadéquat” de l’espèce concernée – Exploitation incompatible avec le maintien ou le rétablissement de cette espèce dans un état de conservation favorable – Prise en considération de toutes les données scientifiques les plus récentes ».#Affaire C-436/22.

Cet arrêt précise que l'exploitation cynégétique du loup ibérique est incompatible avec les exigences de la directive « Habitats » lorsque l'espèce présente un état de conservation « défavorable inadéquat ». La Cour souligne que les États membres doivent fonder leur évaluation sur toutes les données scientifiques récentes et garantir que toute dérogation ne nuise pas au maintien ou au rétablissement de l'espèce dans un état de conservation favorable.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0298_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 29 juillet 2024.#Banco BPN/BIC Português, SA e.a. contre Autoridade da Concorrência.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Ententes – Atteinte à la concurrence – Interdiction des ententes – Article 101 TFUE – Accords entre entreprises – Restriction de la concurrence par objet – Échanges d’informations entre des institutions de crédit – Informations concernant les conditions commerciales et les valeurs de production – Informations stratégiques.#Affaire C-298/22.

Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions dans lesquelles un échange d'informations entre établissements de crédit peut constituer une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. La Cour indique que l'échange d'informations stratégiques sur les conditions commerciales et les valeurs de production peut relever de cette interdiction, notamment lorsqu'il vise à réduire l'incertitude sur le marché. Cet arrêt fournit ainsi des critères essentiels pour qualifier les pratiques anticoncurrentielles dans le secteur bancaire.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0771

Affaires jointes C-771/22 et C-45/23, HDI Global et MS Amlin Insurance: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2024 (demandes de décision préjudicielle du Bezirksgericht für Handelssachen Wien et Nederlandstalige Ondernemingsrechtbank Brussel – Autriche, Belgique) – Bundesarbeitskammer (C-771/22), A, B, C, D (C-45/23) / HDI Global SE (C-771/22), MS Amlin Insurance SE (C-45/23) [Renvoi préjudiciel – Directive (UE) 2015/2302 – Voyages à forfait et prestations de voyage liées – Article 12 – Droit de résiliation d’un contrat de voyage à forfait – Droit au remboursement intégral des paiements effectués au titre du forfait – Circonstances exceptionnelles et inévitables – Pandémie de COVID-19 – Article 17 – Insolvabilité de l’organisateur de voyages – Garantie pour le remboursement de tous les paiements effectués – Niveau élevé de protection du consommateur – Principe d’égalité de traitement]

Cet arrêt de la Cour de justice interprète les droits des consommateurs en cas de résiliation d'un forfait touristique due à des circonstances exceptionnelles, comme la pandémie de COVID-19, au regard de la directive 2015/2302. Il précise que le droit au remboursement intégral prévu à l'article 12 s'applique, sans que l'organisateur puisse proposer systématiquement un bon d'échange, et confirme que la garantie contre l'insolvabilité de l'article 17 doit couvrir ces remboursements pour assurer un niveau élevé de protection.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0318_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 29 juillet 2024.#Parchetul de pe lângă Înalta Curte de Casaţie şi Justiţie – Direcţia Naţională Anticorupţie – Serviciul Teritorial Braşov contre P.P.R.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Mandat d’arrêt européen – Décision-cadre 2002/584/JAI – Remise des personnes recherchées aux autorités judiciaires d’émission – Respect des droits fondamentaux – Défaillances systémiques ou généralisées concernant l’indépendance du pouvoir judiciaire de l’État membre d’émission – Défaillances portant sur l’absence de preuve de la prestation de serment des juges – Interdiction des traitements inhumains ou dégradants – Conditions de détention dans l’État membre d’émission – Appréciation par l’autorité judiciaire d’exécution – Refus d’exécution du mandat d’arrêt européen par l’autorité judiciaire d’exécution – Effets de ce refus pour l’autorité judiciaire d’exécution d’un autre État membre.#Affaire C-318/24 PPU.

Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles une autorité judiciaire d'exécution peut refuser d'exécuter un mandat d'arrêt européen en raison de défaillances systémiques affectant l'indépendance du pouvoir judiciaire ou les conditions de détention dans l'État membre d'émission. La Cour indique que ce refus, fondé sur une appréciation concrète des risques pour les droits fondamentaux, lie les autorités des autres États membres qui reçoivent ultérieurement le même mandat.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0318

Affaire C-318/24 PPU, Breian: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Braşov – Roumanie) –Exécution du mandat d’arrêt européen émis contre P.P.R. (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Mandat d’arrêt européen – Décision-cadre 2002/584/JAI – Remise des personnes recherchées aux autorités judiciaires d’émission – Respect des droits fondamentaux – Défaillances systémiques ou généralisées concernant l’indépendance du pouvoir judiciaire de l’État membre d’émission – Défaillances portant sur l’absence de preuve de la prestation de serment des juges – Interdiction des traitements inhumains ou dégradants – Conditions de détention dans l’État membre d’émission – Appréciation par l’autorité judiciaire d’exécution – Refus d’exécution du mandat d’arrêt européen par l’autorité judiciaire d’exécution – Effets de ce refus pour l’autorité judiciaire d’exécution d’un autre État membre)

Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles une autorité judiciaire d'exécution peut refuser la remise sur la base d'une atteinte aux droits fondamentaux. La Cour juge qu'un tel refus, fondé sur des défaillances systémiques affectant l'indépendance judiciaire ou les conditions de détention dans l'État d'émission, lie les autorités des autres États membres, qui ne peuvent plus exécuter le mandat pour les mêmes faits.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0202

Affaire C-202/24, Alchaster: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de la Supreme Court – Irlande) – Exécution de mandats d’arrêt émis contre MA (Renvoi préjudiciel – Accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part – Remise d’une personne au Royaume-Uni aux fins de poursuites pénales – Compétence de l’autorité judiciaire d’exécution – Risque de violation d’un droit fondamental – Article 49, paragraphe 1, et article 52, paragraphe 3, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Principe de légalité des délits et des peines – Modification, défavorable à cette personne, du régime de libération conditionnelle)

Cet arrêt de la Grande Chambre précise les conditions d'exécution des mandats d'arrêt émis par le Royaume-Uni dans le cadre de l'Accord de commerce et de coopération. Il confirme que l'autorité judiciaire d'exécution doit refuser la remise si elle constate un risque réel de violation du principe de légalité des peines, notamment en cas de modification substantiellement défavorable du régime de libération conditionnelle. La Cour interprète ainsi les garanties procédurales de la Charte des droits fondamentaux applicables dans ce contexte post-Brexit.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0039_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 29 juillet 2024.#Keva e.a. contre Skatteverket.#Renvoi préjudiciel – Article 63 TFUE – Libre circulation des capitaux – Imposition de dividendes perçus par des fonds de pension de droit public – Différence de traitement entre les fonds de pension de droit public résidents et les fonds de pension de droit public non-résidents – Exonération des seuls fonds de pension de droit public résidents – Comparabilité des situations – Justification – Nécessité de sauvegarder l’objectif poursuivi par la politique sociale – Nécessité de préserver une répartition équilibrée du pouvoir d’imposition des États membres.#Affaire C-39/23.

Cet arrêt examine la compatibilité avec la libre circulation des capitaux d'une législation suédoise qui exonère de l'impôt sur les dividendes les fonds de pension publics nationaux, mais pas les fonds de pension publics établis dans d'autres États membres. La Cour juge qu'une telle différence de traitement constitue une restriction, qui ne peut être justifiée ni par des objectifs de politique sociale ni par la préservation d'une répartition équilibrée du pouvoir d'imposition entre États membres.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0286

Affaire C-286/23, Asociaţia Crescătorilor de Vaci Bălţată Românească Tip Simmental: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Braşov – Roumanie) – Asociaţia Crescătorilor de Vaci Bălţată Românească Tip Simmental / Genetica din Transilvania Cooperativă Agricolă, Agenţia Naţională pentru Zootehnie Prof. Dr. G. K. Constantinescu [Renvoi préjudiciel – Politique agricole commune – Règlement (UE) 2016/1012 – Reproducteurs de race pure – Procédure d’agrément des organismes de sélection – Procédure d’approbation des programmes de sélection – Possibilité de refuser l’approbation d’un programme de sélection supplémentaire pour la même race, concernant le même territoire, si cette approbation est susceptible de compromettre un programme de sélection déjà existant – Droit des éleveurs d’animaux de race pure de choisir entre les différents programmes de sélection existants]

Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser l'approbation d'un programme de sélection supplémentaire pour une race bovine, en interprétant le règlement (UE) 2016/1012. La Cour juge qu'un tel refus est possible s'il est établi que le nouveau programme compromettrait sérieusement la viabilité économique ou les objectifs génétiques d'un programme existant, et non pour le seul motif qu'il créerait une concurrence. Elle rappelle également le droit des éleveurs de choisir librement entre les programmes de sélection agréés.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0185

Affaire C-185/23, protectus: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle du Najvyšší správny súd Slovenskej republiky – Slovaquie) – protectus s.r.o., anciennement BONUL, s.r.o. / Výbor Národnej rady Slovenskej republiky na preskúmavanie rozhodnutí Národného bezpečnostného úradu (Renvoi préjudiciel – Décision 2013/488/UE – Informations classifiées – Habilitation de sécurité d’établissement – Retrait de l’habilitation – Non-divulgation d’informations classifiées fondant le retrait – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Obligation de motivation – Accès au dossier – Principe du contradictoire – Article 51 de la charte des droits fondamentaux – Mise en œuvre du droit de l’Union)

Cet arrêt de la Grande Chambre précise les garanties procédurales applicables lors du retrait d'une habilitation de sécurité pour une entreprise, dans le cadre de la mise en œuvre de la décision 2013/488/UE sur les informations classifiées. La Cour juge que l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux s'applique et impose, même pour des motifs de sécurité nationale, que l'entreprise concernée ait un accès effectif au dossier et puisse se défendre utilement, sous le contrôle d'un juge. Elle rappelle que ces obligations s'imposent aux autorités nationales lorsqu'elles mettent en œuvre le droit de l'Union.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0014

Affaire C-14/23, Perle: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État – Belgique) – XXX / État belge, représenté par la Secrétaire d’État à l’Asile et la Migration [Renvoi préjudiciel – Politique d’immigration – Directive (UE) 2016/801 – Conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins d’études – Article 20, paragraphe 2, sous f) – Demande d’admission sur le territoire d’un État membre à des fins d’études – Autres finalités – Refus de visa – Motifs de rejet de la demande – Absence de transposition – Principe général d’interdiction des pratiques abusives – Article 34, paragraphe 5 – Autonomie procédurale des États membres – Droit fondamental à un recours juridictionnel effectif – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne]

Cet arrêt interprète l'article 20, paragraphe 2, sous f), de la directive 2016/801, en précisant que les autorités nationales peuvent refuser un visa étudiant si elles constatent que la demande a pour but principal de contourner les règles d'immigration, même en l'absence de transposition explicite de cette disposition. La Cour rappelle que ce refus doit respecter le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte, sans que l'article 34, paragraphe 5, de la directive n'impose une forme procédurale spécifique aux États membres pour motiver une telle décision.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0697_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 juillet 2024.#Koiviston Auto Helsinki Oy contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – SA.33846 (2015/C) (ex 2014/NN) (ex 2011/CP) – Élément pertinent postérieur à la publication de la décision d’ouverture de la procédure formelle d’examen – Identification du bénéficiaire de l’aide – Obligation de publier une décision d’ouverture modificative – Droit du bénéficiaire de l’aide de faire valoir ses observations – Formalité substantielle – Incompatibilité avec le marché intérieur – Récupération de l’aide ordonnée par la Commission européenne – Montant à récupérer – Compétence de l’État membre concerné.#Affaire C-697/22 P.

Cet arrêt précise les obligations procédurales de la Commission européenne en matière de contrôle des aides d'État, notamment lorsqu'un élément nouveau (comme l'identification d'un bénéficiaire) survient après l'ouverture de la procédure formelle d'examen. La Cour confirme que la Commission doit, dans ce cas, publier une décision d'ouverture modificative pour garantir le droit des parties concernées à être entendues, cette formalité étant substantielle. L'arrêt rappelle également que le calcul du montant à récupérer relève de la compétence de l'État membre chargé de l'exécution de la décision de récupération.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0624_SUM

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 juillet 2024.#BP France SAS contre Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.#Renvoi préjudiciel – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Directive 2009/28/CE – Articles 17 et 18 – Directive 2018/2001/CE – Articles 25, 29 et 30 – Critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre – Vérification du respect de ces critères – Biocarburants utilisés pour le transport – Production de carburants selon le procédé de cotraitement – Preuves de conformité auxdits critères de durabilité – Méthode du bilan massique – Méthodes d’évaluation de la teneur en huiles végétales hydrotraitées (HVO) dans les carburants produits selon ce procédé – Réglementation d’un État membre exigeant une analyse physique au carbone 14 – Article 34 TFUE – Libre circulation des marchandises.#Affaire C-624/22.

Cet arrêt clarifie les méthodes de preuve admissibles pour démontrer le respect des critères de durabilité des biocarburants dans le cadre du procédé de cotraitement. La Cour juge qu'une réglementation nationale qui impose systématiquement une analyse physique au carbone 14, en excluant la méthode du bilan massique prévue par le droit de l'Union, constitue une entrave à la libre circulation des marchandises. Elle précise ainsi l'interaction entre les directives sur les énergies renouvelables et les obligations de preuve des opérateurs économiques.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0624

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 juillet 2024.#BP France SAS contre Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Conseil d'État (France).#Renvoi préjudiciel – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Directive 2009/28/CE – Articles 17 et 18 – Directive 2018/2001/CE – Articles 25, 29 et 30 – Critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre – Vérification du respect de ces critères – Biocarburants utilisés pour le transport – Production de carburants selon le procédé de cotraitement – Preuves de conformité auxdits critères de durabilité – Méthode du bilan massique – Méthodes d’évaluation de la teneur en huiles végétales hydrotraitées (HVO) dans les carburants produits selon ce procédé – Réglementation d’un État membre exigeant une analyse physique au carbone 14 – Article 34 TFUE – Libre circulation des marchandises.#Affaire C-624/22.

Cet arrêt clarifie les méthodes de preuve admissibles pour démontrer le respect des critères de durabilité des biocarburants dans le cadre des directives européennes. La Cour juge qu'une réglementation nationale qui impose systématiquement une analyse physique au carbone 14 pour vérifier la teneur en biocarburants, au mépris des méthodes de bilan massique prévues par le droit de l'Union, constitue une entrave à la libre circulation des marchandises prohibée par l'article 34 TFUE. Elle précise ainsi les obligations des États membres en matière de preuve et les limites de leur pouvoir de contrôle dans ce domaine.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0768

Affaire C-768/22: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 29 juillet 2024 – Commission européenne / République portugaise (Manquement d’État – Directive 2005/36/CE – Reconnaissance des qualifications professionnelles – Titres de formation d’architecte – Article 49, paragraphe 1 – Droits acquis – Ingénieurs civils habilités à réaliser des projets architecturaux – Article 59, paragraphe 3 – Exigences limitant l’accès à une profession ou son exercice – Articles 45, 49 et 56 TFUE – Entrave à la libre circulation des travailleurs, à la liberté d’établissement et à la libre prestation de services)

La Cour de justice constate un manquement du Portugal pour avoir maintenu, au-delà de la période transitoire prévue, des droits acquis permettant à des ingénieurs civils de réaliser des projets architecturaux sans détenir le titre d'architecte reconnu par la directive 2005/36/CE. Cette législation nationale constitue une entrave injustifiée aux libertés de circulation, car elle crée une inégalité de traitement au détriment des architectes qualifiés d'autres États membres.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0774

Affaire C-774/22, FTI Touristik (Élément d’extranéité): Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Amtsgericht Nürnberg – Allemagne) – JX / FTI Touristik GmbH [Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 18 – Compétence judiciaire en matière de contrats conclus par les consommateurs – Détermination de la compétence internationale et territoriale des juridictions d’un État membre – Élément d’extranéité – Voyage dans un État tiers]

Cet arrêt précise que l'article 18 du règlement Bruxelles I bis, qui protège la compétence des juridictions du domicile du consommateur, s'applique même lorsque le voyage objet du contrat se déroule entièrement dans un État tiers. La Cour confirme ainsi que l'élément d'extranéité nécessaire pour l'application du règlement peut être satisfait par la seule situation transfrontalière entre le professionnel et le consommateur, sans que le lieu d'exécution du service doive être situé dans l'Union.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0624

Affaire C-624/22, BP France: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État – France) – BP France SAS / Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique [Renvoi préjudiciel – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Directive 2009/28/CE – Articles 17 et 18 – Directive 2018/2001/CE – Articles 25, 29 et 30 – Critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre – Vérification du respect de ces critères – Biocarburants utilisés pour le transport – Production de carburants selon le procédé de cotraitement – Preuves de conformité auxdits critères de durabilité – Méthode du bilan massique – Méthodes d’évaluation de la teneur en huiles végétales hydrotraitées (HVO) dans les carburants produits selon ce procédé – Réglementation d’un État membre exigeant une analyse physique au carbone 14 – Article 34 TFUE – Libre circulation des marchandises]

Cet arrêt clarifie les méthodes de preuve admissibles pour démontrer le respect des critères de durabilité des biocarburants dans le cadre des directives européennes. La Cour juge qu'une réglementation nationale qui impose systématiquement une analyse physique au carbone 14 pour vérifier la teneur en biocarburants, au mépris de la méthode du bilan massique prévue par le droit de l'Union, constitue une entrave à la libre circulation des marchandises. Elle précise ainsi les obligations des États membres en matière de contrôle, en soulignant la primauté des règles de preuve harmonisées au niveau européen.

29 juillet 2024

Détail →