Droit européen — EUR-Lex

19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.

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Jurisprudence CJUE62023TO1119(02)_INF

Ordonnance du vice-président du Tribunal du 13 juin 2024.#Lagardère SA contre Commission européenne.#« Référé – Concurrence – Concentrations – Demande de renseignements – Article 11, paragraphe 3, du règlement (CE) no 139/2004 – Demande de mesures provisoires – Fumus boni juris – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-1119/23 R-RENV.

Cette ordonnance de référé concerne une demande de mesures provisoires dans le cadre d'une procédure de contrôle des concentrations. Le Tribunal examine notamment l'existence d'un *fumus boni juris* (apparence de droit) et procède à la mise en balance des intérêts en présence, suite à une demande de renseignements de la Commission fondée sur l'article 11, paragraphe 3, du règlement sur les concentrations.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62023TO0274_INF

Ordonnance du Tribunal (deuxième chambre) du 13 juin 2024.#Taha Karadeniz contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne verbale Acapulco – Cause de nullité absolue – Caractère descriptif – Article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement (UE) 2017/1001 – Article 59, paragraphe 1, sous a), du règlement 2017/1001 – Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit.#Affaire T-274/23.

Cette ordonnance rejette le recours de M. Karadeniz comme manifestement non fondé, confirmant que la marque verbale « Acapulco » est descriptive pour des services de restauration et d’hébergement. Le Tribunal considère que le public cible perçoit directement le terme comme désignant une origine géographique, sans effort de réflexion, ce qui entraîne son invalidité absolue.

13 juin 2024

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Règlement32024R1849R(01)

Règlement (UE) 2024/1849

13 juin 2024

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Arrêt CJUE62023CC0242

Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 13 juin 2024.#Tecno*37 contre Ministero dello Sviluppo Economico et Camera di Commercio Industria Artigianato e Agricoltura di Bologna.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Libre prestation de services – Directive 2006/123/CE – Article 25, paragraphe 1 – Restrictions aux activités pluridisciplinaires – Profession réglementée – Réglementation nationale prévoyant, de manière générale, une incompatibilité entre l’exercice conjoint de l’activité d’intermédiation immobilière et celle de syndic de copropriété d’immeubles – Exigences d’indépendance et d’impartialité – Proportionnalité de la restriction – Conséquences de la clôture d’une procédure d’infraction de la Commission européenne contre un État membre.#Affaire C-242/23.

Cet avis de l'avocat général analyse la compatibilité d'une interdiction nationale italienne d'exercer conjointement les activités d'intermédiation immobilière et de syndic de copropriété avec le principe de libre prestation de services. Il examine si cette restriction pluridisciplinaire, justifiée par des exigences d'indépendance et d'impartialité, est proportionnée au regard de la directive "Services". L'avis aborde également les effets juridiques de la clôture d'une procédure d'infraction engagée par la Commission contre l'État membre concerné pour la même législation.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62023CA0380

Affaire C-380/23, Monmorieux: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle du tribunal de première instance du Luxembourg – Belgique) – UN / État belge (Renvoi préjudiciel – Article 19 TUE – Article 45 TFUE – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Impôt sur le revenu – Convention préventive de la double imposition – Procédure amiable prévue par une telle convention – État membre conditionnant, à l’issue de cette procédure, le droit à la restitution de l’impôt déjà payé dans un autre État membre au désistement du contribuable de ses recours introduits devant les juridictions de ce premier État membre – Irrecevabilité de la demande de décision préjudicielle)

L'arrêt Monmorieux concerne la recevabilité d'une question préjudicielle portant sur la compatibilité avec le droit de l'Union d'une condition imposée par la Belgique. Cette condition subordonne le remboursement d'un impôt, suite à une procédure amiable de convention fiscale, à la renonciation du contribuable à ses voies de recours juridictionnelles nationales. La Cour de justice a jugé la demande irrecevable, estimant que les éléments fournis par la juridiction nationale étaient insuffisants pour établir un lien avec le droit de l'Union.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62023CA0266

Affaire C-266/23, Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy (Coût réel de l’énergie): Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle du Naczelny Sąd Administracyjny – Pologne) – A. S.A. / Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy (Renvoi préjudiciel – Directive 2003/96/CE – Article 2, paragraphe 4, sous b), troisième tiret – Article 17, paragraphe 1, sous a) – Droit d’accise – Taxation des produits énergétiques et de l’électricité – Électricité utilisé pour l’électrolyse – Réductions fiscales sur la consommation de produits énergétiques et d’électricité en faveur des entreprises grandes consommatrices d’énergie – Achats de produits énergétiques et d’électricité – Coût réel de l’énergie achetée – Tarifs de distribution – Critères d’exonération – Principe d’égalité et de non-discrimination)

Cet arrêt interprète les conditions d'exonération fiscale pour les grands consommateurs d'énergie prévues par la directive 2003/96/CE. La Cour précise que le "coût réel de l'énergie achetée", servant de critère à l'exonération, doit inclure les tarifs de distribution de l'électricité, garantissant ainsi une application non discriminatoire du régime fiscal. Cette interprétation s'impose aux autorités nationales pour l'octroi des réductions d'accises.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62023CA0062

Affaire C-62/23, Pedro Francisco: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle du Juzgado Contencioso-Administrativo no 5 de Barcelona – Espagne) – Pedro Francisco / Subdelegación del Gobierno en Barcelona (Renvoi préjudiciel – Droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres – Directive 2004/38/CE – Article 27 – Limitation du droit d’entrée et du droit de séjour pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique – Comportement représentant une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société – Refus de délivrance d’une carte de séjour temporaire de membre de la famille d’un citoyen de l’Union en raison d’antécédents de police – Rapport de police défavorable en raison d’une arrestation)

L'arrêt précise les conditions dans lesquelles les autorités nationales peuvent refuser un titre de séjour à un membre de la famille d'un citoyen de l'Union pour des motifs d'ordre public. Il rappelle que le seul fait d'une arrestation, sans condamnation pénale définitive, ne constitue pas en soi une menace réelle, actuelle et suffisamment grave justifiant une telle mesure restrictive. La Cour exige une appréciation individuelle et concrète du comportement de l'intéressé, en tenant compte de sa gravité et de sa dangerosité actuelle.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62022CJ0696_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 13 juin 2024.#C SPRL contreAdministrația Județeană a Finanțelor Publice (AJFP) Cluj et Direcția Generală Regională a Finanțelor Publice (DGRFP) Cluj-Napoca.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 64, paragraphes 1 et 2 – Applicabilité – Prestations des administrateurs et liquidateurs judiciaires – Prestations ayant lieu de manière continue – Article 168, sous a) – Déduction de la TVA payée en amont – Dépenses liées au droit d’utilisation d’un nom commercial – Droits de la défense – Droit d’être entendu.#Affaire C-696/22.

Cet arrêt de la Cour de justice précise les règles de TVA applicables aux prestations continues fournies par les administrateurs et liquidateurs judiciaires, en déterminant le moment où l'exigibilité de la taxe survient. Il traite également du droit à déduction de la TVA pour les dépenses liées à l'utilisation d'un nom commercial et rappelle les exigences procédurales du droit d'être entendu dans le cadre d'un contrôle fiscal.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62024CB0033

Affaire C-33/24, ROSAS: Ordonnance du président de la Cour du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle de la Fővárosi Törvényszék – Hongrie) – ROSAS Logisztikai Kft. / Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága

Cette ordonnance du président de la Cour de justice concerne une demande préjudicielle urgente relative à l'interprétation de la directive TVA. Elle vise à déterminer si les autorités fiscales nationales peuvent refuser la déduction de la TVA sur la base d'indices de fraude, même en l'absence de preuve directe de la participation du contribuable à cette fraude. La décision clarifiera les conditions de preuve requises pour les États membres dans le cadre de la lutte contre la fraude à la TVA.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62023TO0274

Ordonnance du Tribunal (deuxième chambre) du 13 juin 2024.#Taha Karadeniz contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne verbale Acapulco – Cause de nullité absolue – Caractère descriptif – Article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement (UE) 2017/1001 – Article 59, paragraphe 1, sous a), du règlement 2017/1001 – Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit.#Affaire T-274/23.

Cette ordonnance rejette le recours de M. Karadeniz comme manifestement non fondé, confirmant que la marque verbale « Acapulco » est descriptive pour des produits comme les boissons alcoolisées et ne peut donc pas être enregistrée. Le Tribunal de l'Union européenne estime que l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle a correctement appliqué les critères de nullité absolue pour absence de caractère distinctif.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62023CJ0385_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 13 juin 2024.#Matkustaja A contre Finnair Oyj.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 5, paragraphe 3 – Indemnisation des passagers en cas de retard important ou d’annulation d’un vol – Exonération de l’obligation d’indemnisation – Circonstances extraordinaires – Défaillances techniques causées par un vice caché de conception révélé par le constructeur postérieurement à l’annulation du vol – Système de mesure de la quantité de carburant de l’aéronef.#Affaire C-385/23.

Cet arrêt précise que les défauts de conception révélés par le constructeur après l'annulation d'un vol ne constituent pas des "circonstances extraordinaires" au sens du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour estime que de telles défaillances techniques, même dues à un vice caché, relèvent de l'activité normale d'exploitation de la compagnie aérienne, qui ne peut donc s'en exonérer de son obligation d'indemnisation des passagers.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62023CJ0380

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 13 juin 2024.#UN contre État belge.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le tribunal de première instance du Luxembourg.#Renvoi préjudiciel – Article 19 TUE – Article 45 TFUE – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Impôt sur le revenu – Convention préventive de la double imposition – Procédure amiable prévue par une telle convention – État membre conditionnant, à l’issue de cette procédure, le droit à la restitution de l’impôt déjà payé dans un autre État membre au désistement du contribuable de ses recours introduits devant les juridictions de ce premier État membre – Irrecevabilité de la demande de décision préjudicielle.#Affaire C-380/23.

Cet arrêt précise que les procédures amiables prévues par les conventions de double imposition ne peuvent pas être subordonnées à des conditions qui porteraient atteinte à l’effectivité du droit de recours juridictionnel garanti par l’article 47 de la Charte. La Cour juge irrecevable une condition nationale exigeant le désistement des recours en justice comme préalable à la restitution d’un impôt, car elle priverait le contribuable de son droit à un procès équitable.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62023CJ0266_SUM

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 13 juin 2024.#A. S.A. contre Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy.#Renvoi préjudiciel – Directive 2003/96/CE – Article 2, paragraphe 4, sous b), troisième tiret – Article 17, paragraphe 1, sous a) – Droit d’accise – Taxation des produits énergétiques et de l’électricité – Électricité utilisé pour l’électrolyse – Réductions fiscales sur la consommation de produits énergétiques et d’électricité en faveur des entreprises grandes consommatrices d’énergie – Achats de produits énergétiques et d’électricité – Coût réel de l’énergie achetée – Tarifs de distribution – Critères d’exonération – Principe d’égalité et de non-discrimination.#Affaire C-266/23.

Cet arrêt de la Cour de justice interprète les conditions d'application des réductions d'accises prévues par la directive 2003/96/CE pour les grandes entreprises consommatrices d'énergie. Il précise que le calcul du "coût réel de l'énergie achetée", servant de critère à une exonération, doit inclure les tarifs de distribution et ne peut établir de discrimination indirecte entre les entreprises selon leur lieu d'implantation. La décision encadre ainsi la mise en œuvre par les États membres des régimes fiscaux avantageux dans le secteur de l'énergie.

13 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0229

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 13 juin 2024.#Procédure pénale contre HYA e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sofiyski gradski sad.#Renvoi préjudiciel – Secteur des télécommunications – Traitement des données à caractère personnel et protection de la vie privée – Directive 2002/58/CE – Article 15, paragraphe 1 – Limitation de la confidentialité des communications électroniques – Décision judiciaire autorisant l’écoute, l’interception et le stockage des conversations téléphoniques de personnes suspectées d’avoir commis une infraction grave intentionnelle – Réglementation nationale exigeant qu’une telle décision comporte elle-même une motivation explicite par écrit, indépendamment de l’existence d’une demande motivée des autorités pénales – Article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Obligation de motivation.#Affaire C-229/23.

Cet arrêt précise les exigences de motivation pour une décision judiciaire autorisant l'interception de communications électroniques dans le cadre d'une enquête pénale. La Cour juge que l'article 15, paragraphe 1, de la directive 2002/58/CE, lu à la lumière de l'article 47 de la Charte, impose que la décision judiciaire elle-même contienne une motivation écrite et explicite, et ce indépendamment de la motivation de la demande des autorités répressives. Cette obligation vise à garantir un contrôle juridictionnel effectif du respect des conditions et limites posées par le droit de l'Union pour de telles mesures intrusives.

13 juin 2024

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Arrêt CJUE62023CC0080

Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 13 juin 2024.#Procédure pénale contre V.S.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sofiyski gradski sad.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Directive (UE) 2016/680 – Article 4, paragraphe 1, sous a) à c) – Article 8, paragraphes 1 et 2 – Article 10 – Personne mise en examen – Enregistrement policier des données biométriques et génétiques – Exécution forcée – Objectifs de prévention et de détection des infractions pénales – Interprétation de l’arrêt du 26 janvier 2023, Ministerstvo na vatreshnite raboti (Enregistrement de données biométriques et génétiques par la police) (C‑205/21, EU:C:2023:49) – Obligation d’interprétation conforme – Appréciation de la “nécessité absolue” du traitement des données sensibles – Rôle des autorités compétentes.#Affaire C-80/23.

Cet avis de l'avocat général précise les conditions strictes encadrant le traitement des données biométriques et génétiques d'une personne mise en examen par les autorités policières. Il interprète la directive 2016/680 en exigeant une appréciation concrète de la "nécessité absolue" de ce traitement pour la prévention ou la détection d'infractions pénales spécifiques. L'avis souligne que cette évaluation doit être effectuée par l'autorité compétente et ne peut se fonder sur une présomption générale liée à la gravité des faits reprochés.

13 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CB0683

Affaire C-683/23, Encarna: Ordonnance du président de la Cour du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de Primera Instancia de Barcelona – Espagne) – Encarna / Elías

Cette ordonnance du président de la Cour de justice de l'UE rejette une demande de procédure préjudicielle urgente. Elle concerne une affaire de droit de la famille (succession) soulevée par un tribunal espagnol, mais estime que les conditions de célérité exceptionnelle requises par le règlement Bruxelles II *ter* ne sont pas remplies.

13 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0385

Affaire C-385/23, Finnair (Vice de conception de la jauge du carburant): Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle du Korkein oikeus – Finlande) – Matkustaja A / Finnair Oyj [Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 5, paragraphe 3 – Indemnisation des passagers en cas de retard important ou d’annulation d’un vol – Exonération de l’obligation d’indemnisation – Circonstances extraordinaires – Défaillances techniques causées par un vice caché de conception révélé par le constructeur postérieurement à l’annulation du vol – Système de mesure de la quantité de carburant de l’aéronef]

Cet arrêt précise que les défauts techniques liés à un vice caché de conception, même révélé après l'annulation d'un vol, ne constituent pas des "circonstances extraordinaires" au sens du règlement (CE) n° 261/2004. Par conséquent, une compagnie aérienne comme Finnair ne peut pas s'exonérer de son obligation d'indemniser les passagers pour une annulation causée par une telle défaillance.

13 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0563

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 13 juin 2024.#SN et LN contre Zamestnik-predsedatel na Darzhavna agentsia za bezhantsite.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Administrativen sad Sofia-grad.#Renvoi préjudiciel – Politique commune en matière d’asile et de protection subsidiaire – Directive 2011/95/UE – Article 12 – Exclusion du statut de réfugié – Personne enregistrée auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations unies (pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) (UNRWA) – Conditions pour que cette personne puisse se prévaloir ipso facto de la directive 2011/95/UE – Cessation de la protection ou de l’assistance de l’UNRWA – Article 4 – Situation générale prévalant dans un secteur de la zone d’opération de l’UNRWA – Appréciation individuelle des éléments pertinents – Directive 2013/32/UE – Article 40 – Demande ultérieure de protection internationale – Éléments nouveaux – Éléments déjà examinés dans la décision définitive portant sur la demande antérieure.#Affaire C-563/22.

Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles une personne enregistrée auprès de l'UNRWA peut bénéficier *ipso facto* de la protection de la directive qualification (2011/95/UE). La Cour juge que cette protection s'applique lorsque l'assistance de l'UNRWA a effectivement cessé pour cette personne, ce qui nécessite une appréciation individuelle et ne peut être déduit de la seule situation générale dans une zone. Elle clarifie également les règles applicables aux demandes ultérieures de protection internationale.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62022CJ0123_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 13 juin 2024.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Directives 2008/115/CE, 2013/32/UE et 2013/33/UE – Procédure d’octroi d’une protection internationale – Accès effectif – Procédure à la frontière – Garanties procédurales – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Recours introduits contre les décisions administratives rejetant une demande de protection internationale – Droit de demeurer sur le territoire – Arrêt de la Cour constatant un manquement – Inexécution – Article 260, paragraphe 2, TFUE – Sanctions pécuniaires – Caractère proportionné et dissuasif – Somme forfaitaire – Astreinte.#Affaire C-123/22.

La Cour de justice a constaté que la Hongrie avait manqué à ses obligations en ne garantissant pas l'accès effectif à la procédure d'asile et les garanties procédurales pour les demandeurs de protection internationale, notamment à la frontière, et en ne prévoyant pas de recours suspensif contre les décisions de rejet. Suite à l'inexécution de cet arrêt, la Cour impose à la Hongrie le paiement d'une somme forfaitaire et d'une astreinte, jugées proportionnées et dissuasives pour assurer le respect du droit de l'Union.

13 juin 2024

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Jurisprudence CJUE62022CA0737

Affaire C-737/22, BibMedia: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle d’Østre Landsret – Danemark) – Staten og Kommunernes Indkøbsservice A/S / BibMedia A/S (Renvoi préjudiciel – Passation de marchés publics de travaux, de fournitures et de services – Directive 2014/24/UE – Article 18 – Principes d’égalité de traitement et de transparence – Article 46 – Division d’un marché en lots – Possibilité offerte au soumissionnaire ayant présenté la deuxième offre économiquement la plus avantageuse de se voir attribuer un lot aux conditions de l’offre économiquement la plus avantageuse)

L'arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un pouvoir adjudicateur peut, après avoir divisé un marché en lots, attribuer un lot à un soumissionnaire dont l'offre n'est pas la plus avantageuse, mais qui arrive en deuxième position. La Cour indique que cette pratique est possible, à condition de respecter strictement les principes d'égalité de traitement et de transparence énoncés à l'article 18 de la directive 2014/24/UE, et que les règles applicables soient clairement définies dans les documents de la consultation.

13 juin 2024

Détail →