Droit européen — EUR-Lex

19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.

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Mesure nationale d'exécution72022L2041BEL_202403384

Loi modifiant la loi du 1er mars 1977 organisant un régime de liaison à l’indice des prix à la consommation du Royaume de certaines dépenses dans le secteur public

Cette loi belge adapte le régime d'indexation des salaires et dépenses dans le secteur public pour se conformer à la directive européenne sur les salaires minimaux adéquats. Elle modifie les mécanismes de liaison à l'indice des prix afin de garantir que la progression des rémunérations maintienne le pouvoir d'achat, ce qui constitue une mesure d'exécution des obligations européennes en matière de protection des travailleurs.

6 juin 2024

Détail →
Mesure nationale d'exécution72014L0049FRA_202404020

Arrêté du 30 mai 2024 relatif aux modalités des avis et décisions de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et de l'Autorité des marchés financiers sur les contributions versées au Fonds de garantie des dépôts et de résolution (NOR : ECOT2410371A) publié au JORF n°0130 du 6 juin 2024

Cet arrêté national précise les procédures et délais applicables aux avis et décisions des autorités de contrôle françaises (ACPR et AMF) concernant les contributions des établissements au Fonds de garantie des dépôts et de résolution. Il met en œuvre les exigences de la directive européenne 2014/49/UE sur les systèmes de garantie des dépôts, en encadrant notamment le processus de recours contre les décisions relatives à ces contributions.

6 juin 2024

Détail →
Mesure nationale d'exécution72014L0049FRA_202404019

Arrêté du 30 mai 2024 modifiant l'arrêté du 27 octobre 2015 relatif aux ressources financières du Fonds de garantie des dépôts et de résolution (NOR :ECOT24102370A) publié au JORF n°0130 du 6 juin 2024

Cet arrêté national modifie les règles de financement du Fonds de garantie des dépôts et de résolution français pour le mettre en conformité avec la directive européenne 2014/49/UE sur les systèmes de garantie des dépôts. Il ajuste notamment les modalités de calcul et de versement des contributions des établissements membres. Cette mesure d'exécution vise à renforcer la stabilité financière du système de garantie dans le cadre du droit bancaire européen.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024TB0161

Affaire T-161/24 R: Ordonnance du président du Tribunal du 6 juin 2024 – NTT Data Belgique e.a./BEI (« Référé – Marchés publics de services – Conseil informatique pour des applications spécifiques à la BEI – Demande de mesures provisoires – Défaut de fumus boni juris – Mise en balance des intérêts »)

Cette ordonnance en référé rejette une demande de mesures provisoires dans le cadre d'un marché public de services informatiques de la BEI. Le Président du Tribunal a estimé que les requérants ne démontraient pas suffisamment le *fumus boni juris*, c'est-à-dire l'existence d'un moyen sérieux justifiant leur recours. En l'absence de ce prérequis, l'examen de la mise en balance des intérêts n'était pas nécessaire.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CN0396

Affaire C-396/24, Lubreczlik: Demande de décision préjudicielle présentée par le Sąd Okręgowy w Krakowie (Pologne) le 6 juin 2024 – PU, QS/mBank S.A., BL, CY

Cette demande préjudicielle polonaise porte sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de protection des consommateurs dans le cadre de contrats de crédit. Elle vise notamment à clarifier les obligations des prêteurs et les droits des emprunteurs concernant les informations à fournir avant la conclusion du contrat. La décision de la Cour guidera les juridictions nationales sur l'application des directives européennes en la matière.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023TO0516

Ordonnance du Tribunal (cinquième chambre) du 6 juin 2024.#Arnaldo Lucaccioni contre Commission européenne.#Fonction publique – Fonctionnaires – Sécurité sociale – Maladie professionnelle – Demande de reconnaissance d’une aggravation – Méconnaissance des exigences de forme – Article 76, sous d), du règlement de procédure – Irrecevabilité manifeste.#Affaire T-516/23.

Cette ordonnance rejette comme irrecevable un recours en annulation visant une décision de la Commission refusant la reconnaissance d'une aggravation d'une maladie professionnelle. Le Tribunal constate que la requête ne satisfait pas aux exigences formelles de l'article 76 d) du règlement de procédure, notamment parce qu'elle ne contient pas les éléments de fait et de droit invoqués. Par conséquent, le recours est jugé manifestement irrecevable sans examen du fond.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023TB0516

Affaire T-516/23: Ordonnance du Tribunal du 6 juin 2024 – Lucaccioni/Commission (« Fonction publique – Fonctionnaires – Sécurité sociale – Maladie professionnelle – Demande de reconnaissance d’une aggravation – Méconnaissance des exigences de forme – Article 76, sous d), du règlement de procédure – Irrecevabilité manifeste »)

Cette ordonnance du Tribunal de l'Union européenne statue sur l'irrecevabilité manifeste d'un recours introduit par un fonctionnaire. Elle constate que la requête ne satisfait pas aux exigences formelles de l'article 76 d) du règlement de procédure, notamment parce qu'elle ne contient pas les éléments de fait et de droit invoqués. Par conséquent, la demande de reconnaissance d'une aggravation d'une maladie professionnelle est rejetée sans examen au fond.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0381_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 6 juin 2024.#ZO contre JS.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Compétence en matière d’obligations alimentaires – Règlement (CE) no 4/2009 – Article 12, paragraphe 1 – Litispendance – Article 13 – Connexité des demandes – Notion.#Affaire C-381/23.

Cet arrêt clarifie les conditions de litispendance et de connexité en matière d'obligations alimentaires au sens du règlement (CE) n° 4/2009. La Cour précise que l'article 12, paragraphe 1, s'applique lorsque deux demandes alimentaires identiques, fondées sur le même titre exécutoire, sont introduites entre les mêmes parties devant les juridictions d'États membres différents. Elle interprète également la notion de "connexité" à l'article 13, qui permet la jonction de demandes, comme exigeant un lien étroit entre les actions, tel qu'il serait contraire à une bonne administration de la justice de les juger séparément.

6 juin 2024

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0264

Conclusions de l'avocat général M. A. M. Collins, présentées le 6 juin 2024.#Booking.com BV et Booking.com (Deutschland) GmbH contre 25hours Hotel Company Berlin GmbH e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Rechtbank Amsterdam.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 101 TFUE – Accords entre entreprises – Contrats conclus entre une plateforme de réservation en ligne et des hôteliers – Clauses de parité tarifaire – Restriction accessoire – Exemption par catégorie – Accords verticaux – Règlement (UE) no 330/2010 – Article 3, paragraphe 1 – Définition du marché pertinent.#Affaire C-264/23.

L'arrêt porte sur la compatibilité des clauses de parité tarifaire imposées par une plateforme de réservation hôtelière avec l'article 101 TFUE, en examinant si elles constituent une restriction de concurrence par objet ou par effet. Il clarifie l'application du règlement d'exemption par catégorie pour les accords verticaux et la méthode de définition du marché pertinent dans ce contexte. La décision précise les conditions dans lesquelles ces clauses peuvent être considérées comme des restrictions accessoires à un accord principal licite.

6 juin 2024

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0256

Conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, présentées le 6 juin 2024.#Agence européenne des produits chimiques (ECHA) contre Hallertauer Hopfenveredelungsges. m.b.H.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Bayerisches Verwaltungsgericht Regensburg et l'Oberverwaltungsgericht des Landes Sachsen-Anhalt.#Renvoi préjudiciel – Article 299 TFUE – Règlement (CE) no 1907/2006 – Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques, ainsi que restrictions applicables à ces substances (REACH) – Article 94, paragraphe 1 – Règlement (CE) no 340/2008 – Article 11, paragraphe 3, deuxième alinéa, et article 13, paragraphe 4, troisième alinéa – Redevances et droits dus à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) – Redevance due pour l’enregistrement d’une substance – Réduction accordée aux petites et moyennes entreprises (PME) – Vérification par l’ECHA de la déclaration relative à la taille de l’entreprise concernée – Omission de fournir certaines informations dans le délai imparti – Décision de l’ECHA réclamant le règlement de l’intégralité de la redevance concernée et imposant un droit administratif – Exécution forcée – Possibilité pour l’ECHA d’introduire un recours devant une juridiction nationale afin d’obtenir le paiement de ce droit administratif.#Affaires jointes C-256/23 et C-290/23.

Il s'agit des conclusions de l'avocat général dans une affaire portant sur le recouvrement par l'ECHA de redevances dues au titre du règlement REACH. L'avis analyse les conditions dans lesquelles l'Agence peut exiger le paiement intégral d'une redevance et percevoir un droit administratif lorsque l'entreprise bénéficiaire d'un tarif PME ne fournit pas à temps les justificatifs requis. Il examine également les voies de droit dont dispose l'ECHA pour enforcer ce recouvrement devant les juridictions nationales.

6 juin 2024

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0088

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 6 juin 2024.#Parfümerie Akzente GmbH contre KTF Organisation AB.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Svea Hovrätt.#Renvoi préjudiciel – Commerce électronique – Services de la société de l’information – Directive 2000/31/CE – Domaine coordonné – Article 2, sous h) – Promotion et vente en ligne de produits cosmétiques – Exclusion du domaine coordonné des obligations en matière d’étiquetage applicables aux produits promus et vendus par un prestataire de services de la société de l’information – Directive 75/324/CEE – Article 8, paragraphe 2 – Règlement (CE) no 1223/2009 – Article 19, paragraphe 5 – Faculté pour l’État membre de destination d’imposer l’emploi d’une langue de son choix.#Affaire C-88/23.

Cet arrêt clarifie que les obligations d'étiquetage linguistique des produits cosmétiques (issues du droit sectoriel) ne relèvent pas du "domaine coordonné" de la directive sur le commerce électronique. Par conséquent, un État membre peut imposer l'usage de sa langue pour l'étiquetage des produits vendus en ligne sur son territoire, sans que cela ne constitue une restriction injustifiée à la libre prestation des services de la société de l'information.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0255

Affaires jointes C-255/23 et C-285/23, AVVA e.a. (Procès par vidéoconférence en l’absence d’une décision d’enquête européenne): Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 6 juin 2024 (demandes de décision préjudicielle de l’Ekonomisko lietu tiesa – Lettonie) – procédures pénales contre A, B, C, D, F, E, G, SIA  AVVA , SIA  Liftu alianse  (C-255/23), A, B, C, Z, F, AS  Latgales Invest Holding , SIA  METEOR HOLDING , METEOR Kettenfabrik GmbH, SIA  Tool Industry , AS  Ditton pievadķēžu rūpnīca  (C-285/23) (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision d’enquête européenne – Directive 2014/41/UE – Article 24 – Audition par vidéoconférence ou par un autre moyen de transmission audiovisuelle – Poursuites pénales engagées dans un État membre contre une personne résidant dans un autre État membre – Possibilité pour cette personne de participer à son procès par vidéoconférence en l’absence de décision d’enquête européenne)

Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions d'audition par vidéoconférence d'une personne résidant dans un État membre autre que celui de la procédure pénale. La Cour interprète l'article 24 de la directive 2014/41/UE et juge qu'une décision d'enquête européenne n'est pas une condition préalable obligatoire pour recourir à la vidéoconférence dans ce contexte. L'arrêt clarifie ainsi les modalités pratiques de la coopération judiciaire pénale en matière d'auditions transfrontalières.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0166

Affaire C-166/23, Nouryon Functional Chemicals: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 6 juin 2024 (demande de décision préjudicielle du Svea hovrätt, Mark- och miljööverdomstolen – Suède) – Naturvårdsverket / Nouryon Functional Chemicals AB (Renvoi préjudiciel – Environnement – Directive 2003/87/CE – Annexe I, point 5 – Pollution atmosphérique – Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre – Exclusion des unités d’incinération de déchets dangereux ou municipaux – Pertinence de l’objectif d’incinération)

Cet arrêt interprète les conditions d'exclusion du système d'échange de quotas d'émission (SEQE) pour les unités d'incinération de déchets. La Cour précise que l'exclusion prévue à l'annexe I de la directive 2003/87/CE s'applique uniquement lorsque l'incinération constitue l'objectif principal de l'installation, et non lorsqu'elle est un procédé accessoire à une autre activité industrielle. Cette distinction est essentielle pour déterminer l'assujettissement au SEQE.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024TO0161(01)

Ordonnance du président du Tribunal du 6 juin 2024.#NTT Data Belgique e.a. contre Banque européenne d'investissement.#Référé – Marchés publics de services – Conseil informatique pour des applications spécifiques à la BEI – Demande de mesures provisoires – Défaut de fumus boni juris – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-161/24 R.

Cette ordonnance rejette une demande de mesures provisoires dans le cadre d'un litige relatif à un marché public de services informatiques de la BEI. Le président du Tribunal a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un *fumus boni juris*, c'est-à-dire d'un semblant de droit justifiant une intervention urgente. L'analyse a également conclu que la balance des intérêts penchait en faveur de la Banque européenne d'investissement.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024TO0161(01)_INF

Ordonnance du président du Tribunal du 6 juin 2024.#NTT Data Belgique e.a. contre Banque européenne d'investissement.#Référé – Marchés publics de services – Conseil informatique pour des applications spécifiques à la BEI – Demande de mesures provisoires – Défaut de fumus boni juris – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-161/24 R.

Cette ordonnance rejette une demande de mesures provisoires dans le cadre d'un litige relatif à un marché public de services informatiques de la BEI. Le président du Tribunal a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'existence d'un *fumus boni juris* (apparence de bon droit) suffisant. En l'absence de ce prérequis, l'examen de la mise en balance des intérêts n'était pas nécessaire.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0255_SUM

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 6 juin 2024.#Procédure pénale contre AVVA e.a.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision d’enquête européenne – Directive 2014/41/UE – Article 24 – Audition par vidéoconférence ou par un autre moyen de transmission audiovisuelle – Poursuites pénales engagées dans un État membre contre une personne résidant dans un autre État membre – Possibilité pour cette personne de participer à son procès par vidéoconférence en l’absence de décision d’enquête européenne.#Affaires jointes C-255/23 et C-285/23.

Cet arrêt clarifie les conditions d'audition par vidéoconférence d'une personne résidant dans un autre État membre dans le cadre de poursuites pénales. La Cour précise que la procédure de la décision d'enquête européenne (DEE) n'est pas nécessaire lorsque l'audition concerne la participation de l'accusé à son propre procès, cette situation relevant du droit à un procès équitable. L'arrêt distingue ainsi clairement les mesures d'enquête (visées par la directive 2014/41/UE) des modalités de participation au procès, qui restent régies par le droit national et les principes généraux du droit de l'Union.

6 juin 2024

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0169

Conclusions de l'avocat général Mme L. Medina, présentées le 6 juin 2024.#Nemzeti Adatvédelmi és Információszabadság Hatóság contre UC.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Kúria.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et libre circulation de ces données – Règlement (UE) 2016/679 – Données traitées lors de l’établissement d’un certificat COVID-19 – Données n’ayant pas été collectées auprès de la personne concernée – Informations à fournir – Exception à l’obligation d’information – Article 14, paragraphe 5, sous c) – Données générées par le responsable du traitement dans le cadre de son propre processus – Droit de réclamation – Compétence de l’autorité de contrôle – Article 77, paragraphe 1 – Mesures appropriées visant à protéger les intérêts légitimes de la personne concernée prévues par le droit de l’État membre auquel le responsable du traitement est soumis – Mesures visant la sécurité du traitement des données – Article 32.#Affaire C-169/23.

Cet avis de l'avocat général concerne l'interprétation des obligations d'information du responsable du traitement lorsque les données personnelles (ici, pour un certificat COVID) n'ont pas été collectées directement auprès de la personne concernée. Il examine notamment les exceptions prévues à l'article 14 du RGPD, en particulier lorsque les données sont générées par le responsable du traitement lui-même, ainsi que les modalités d'exercice du droit de réclamation et les mesures de sécurité appropriées.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0547

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 6 juin 2024.#INGSTEEL spol. s. r. o. contre Úrad pre verejné obstarávanie.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Okresný súd Bratislava II.#Renvoi préjudiciel – Procédures de recours en matière de passation des marchés publics de fournitures et de travaux – Directive 89/665/CEE – Article 2, paragraphe 1, sous c) – Dommages et intérêts accordés à un soumissionnaire illégalement évincé d’une procédure de passation de marchés publics – Portée – Perte d’une chance.#Affaire C-547/22.

Cet arrêt interprète les conditions d'indemnisation d'un candidat évincé de manière illégale d'un marché public. La Cour précise que la perte d'une chance de remporter le marché constitue un préjudice réparable, et que l'autorité de passation ne peut pas se limiter à rembourser les seuls frais de candidature. L'indemnisation doit couvrir l'intégralité du préjudice subi, y compris le manque à gagner lié à cette chance perdue.

6 juin 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0547

Affaire C-547/22, INGSTEEL: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 6 juin 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Okresný súd Bratislava II – Slovaquie) – INGSTEEL spol. s. r. o. / Úrad pre verejné obstarávanie (Renvoi préjudiciel – Procédures de recours en matière de passation des marchés publics de fournitures et de travaux – Directive 89/665/CEE – Article 2, paragraphe 1, sous c) – Dommages et intérêts accordés à un soumissionnaire illégalement évincé d’une procédure de passation de marchés publics – Portée – Perte d’une chance)

Cet arrêt interprète l'obligation de réparer intégralement le préjudice subi par un soumissionnaire évincé de manière illégale d'une procédure de passation de marchés publics. La Cour précise que cette réparation peut inclure l'indemnisation de la perte de chance de remporter le marché, à condition que cette chance soit réelle et non hypothétique. L'évaluation concrète de cette perte de chance relève de la juridiction nationale de renvoi.

6 juin 2024

Détail →
Avis institutionnel52024AS111602

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.111602

La Commission européenne a autorisé, sans soulever d'objections, une aide d'État notifiée sous la référence SA.111602, estimant qu'elle est compatible avec le marché intérieur au sens de l'article 107 du TFUE. Cette décision, prise dans le cadre de la procédure de contrôle des aides d'État, signifie que le régime ou la mesure d'aide en question peut être mis en œuvre par l'État membre concerné. Pour un professionnel du droit français, cet avis confirme la validité de l'aide au regard du droit européen de la concurrence, sans qu'aucune procédure formelle d'examen approfondi ne soit nécessaire.

6 juin 2024

Détail →