Droit européen — EUR-Lex
19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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Propositions · Communications · Initiatives
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Accord international · PESC · Traité
23 166Autres
Budget · Avis · Résolution · Divers
165 048Par année
Mesure nationale d'exécution (UE) 2019/1937
30 mai 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 2019/944
30 mai 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 2019/944
30 mai 2024
Règlement (UE) 2024/1045
30 mai 2024
Règlement d’exécution (UE) 2024/1475 de la Commission du 30 mai 2024 instituant un droit antidumping définitif sur les importations de certains tubes et tuyaux sans soudure en acier inoxydable originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures mené conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil
Ce règlement d'exécution maintient le droit antidumping définitif sur les importations de certains tubes et tuyaux sans soudure en acier inoxydable originaires de Chine, à l'issue d'un réexamen au titre de l'expiration des mesures. Il confirme que la suppression des droits existants entraînerait une probabilité de réapparition du dumping et d'un préjudice pour l'industrie de l'Union. En pratique, ce texte prolonge donc la protection commerciale pour les producteurs européens concernés.
30 mai 2024
Avis du Comité économique et social européen — Stratégie industrielle de défense européenne [JOIN(2024) 10 final]
Le Comité économique et social européen (CESE) approuve la stratégie industrielle de défense européenne (EDIS) et souligne la nécessité de renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE). L'avis insiste sur l'importance d'une approche coordonnée entre les États membres, de l'investissement dans les capacités de défense et de la simplification des procédures pour les PME, tout en appelant à une meilleure articulation avec les politiques de l'UE en matière de recherche et d'innovation.
30 mai 2024
Article L167 du livre des procédures fiscales
30 mai 2024
Affaire C-400/22, Conny: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 mai 2024 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Berlin – Allemagne) – VT, UR / Conny GmbH (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 2011/83/UE – Article 8, paragraphe 2 – Contrats à distance conclus par voie électronique – Obligations d’information pesant sur le professionnel – Commande impliquant une obligation de payer – Commande passée par l’activation d’un bouton ou d’une fonction similaire sur un site Internet – Obligation, pour le professionnel, d’apposer sur ce bouton ou cette fonction similaire la mention commande avec obligation de paiement ou une formule analogue – Obligation de paiement conditionnelle)
L'arrêt C-400/22 (Conny) précise que l'obligation pour le professionnel d'apposer la mention "commande avec obligation de paiement" ou une formule analogue sur le bouton de commande en ligne, conformément à l'article 8, paragraphe 2 de la directive 2011/83/UE, s'applique également lorsque l'obligation de payer du consommateur est conditionnelle à la survenance d'un événement futur (comme le succès d'une action en justice). La Cour juge que cette mention doit être apposée dès la passation de la commande, et non seulement au moment où le paiement devient effectif, afin d'informer clairement le consommateur sur l'existence d'une obligation financière potentielle.
30 mai 2024
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 30 mai 2024.#JF et OP contre Deutsche Bank Polska S.A.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Crédit hypothécaire libellé en devise étrangère comportant des clauses abusives concernant le risque de change et l’écart de change – Article 3, paragraphes 1 et 2 – Clauses n’ayant pas fait l’objet d’une négociation individuelle – Article 4 – Appréciation du caractère abusif des clauses contractuelles – Exigence de rédaction claire et compréhensible d’une clause contractuelle – Article 6 – Conséquences de la constatation du caractère abusif d’une clause.#Affaire C-325/23.
Cette ordonnance de la Cour de justice précise les conditions d'appréciation du caractère abusif des clauses relatives au risque de change dans un crédit hypothécaire en devise étrangère, au regard de la directive 93/13/CEE. Elle rappelle notamment que l'exigence de rédaction claire et compréhensible s'applique et que la constatation d'un caractère abusif entraîne la nullité de la clause, sans que le contrat ne puisse être maintenu sous une forme modifiée par le juge national.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 30 mai 2024.#Hengshi Egypt Fiberglass Fabrics SAE et Jushi Egypt for Fiberglass Industry SAE contre Commission européenne.#Pourvoi – Dumping – Importations de certains tissus en fibres de verre tissées et/ou cousues originaires de la République populaire de Chine et d’Égypte – Règlement d’exécution (UE) 2020/492 – Droit antidumping définitif – Calcul de la valeur normale – Règlement (UE) 2016/1036 – Article 2, paragraphe 5 – Calcul des frais liés à la production et à la vente d’un produit faisant l’objet d’une enquête sur la base des documents comptables de la partie faisant l’objet de celle-ci – Frais non raisonnablement reflétés dans les registres comptables – Ajustement sur la base des frais d’autres producteurs ou exportateurs du même pays ou sur toute autre base raisonnable – Pouvoir d’appréciation de la Commission européenne.#Affaire C-261/23 P.
Cet arrêt concerne le calcul de la valeur normale dans le cadre d'une enquête antidumping. La Cour confirme que la Commission européenne dispose d'un pouvoir d'appréciation pour ajuster les coûts de production lorsqu'ils ne sont pas raisonnablement reflétés dans la comptabilité d'un producteur, en utilisant comme référence les coûts d'autres producteurs du même pays. Le jugement précise les conditions d'exercice de ce pouvoir discrétionnaire dans l'application de l'article 2, paragraphe 5, du règlement de base antidumping.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 30 mai 2024.#Vialto Consulting Kft. contre Commission européenne.#Pourvoi – Instrument d’aide à la préadhésion – Subventions – Enquêtes de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) – Sanctions administratives – Exclusion des procédures de passation de marchés et d’octroi de subventions financées par le budget général de l’Union – Publication de l’exclusion sur le site Internet de la Commission européenne – Proportionnalité des sanctions – Omission de mentionner l’absence de jugement définitif ou de décision administrative définitive.#Affaire C-130/23 P.
Cet arrêt concerne les sanctions administratives d'exclusion des marchés publics et subventions de l'UE prononcées suite aux enquêtes de l'OLAF. La Cour précise les conditions de proportionnalité de ces sanctions et l'obligation de mentionner clairement, dans les publications en ligne, l'absence de décision juridictionnelle ou administrative définitive. L'arrêt délimite ainsi les garanties procédurales encadrant les mesures restrictives prises par la Commission sur la base des rapports d'enquête antifraude.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 mai 2024.#Autoridad Portuaria de Bilbao contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Secteur portuaire – Régime d’exonération de l’impôt sur les sociétés mis à exécution par le Royaume d’Espagne en faveur des ports situés dans la province de Biscaye – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur – Aide existante – Avantage – Charge de la preuve – Mesures utiles.#Affaire C-110/23 P.
Cet arrêt confirme que l'exonération d'impôt sur les sociétés accordée par l'Espagne aux ports de la province de Biscaye constitue une aide d'État. La Cour de justice de l'Union européenne valide la décision de la Commission déclarant cette aide incompatible avec le marché intérieur, en rappelant que c'est à l'État membre de démontrer l'absence d'avantage économique sélectif.
30 mai 2024
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 30 mai 2024.#Harley-Davidson Europe Ltd et Neovia Logistics Services International NV contre Commission européenne.#Pourvoi – Politique commerciale commune – Mesures visant à assurer l’exercice par l’Union européenne des droits qui lui sont conférés par les règles du commerce international – Règlement (UE) no 654/2014 – Règlement d’exécution (UE) 2018/886 – Union douanière – Règlement (UE) no 952/2013 – Code des douanes de l’Union – Décisions en matière de renseignements contraignants en matière d’origine (RCO) adoptées par des autorités douanières nationales – Règlement délégué (UE) 2015/2446 – Détermination de l’origine non préférentielle de certains motocycles Harley-Davidson – Notion d’“ouvraisons ou transformations qui ne sont pas économiquement justifiées” – Décision d’exécution de la Commission européenne sur la révocation de décisions en matière de RCO – Délégation de pouvoir – Confiance légitime – Droit à une bonne administration – Droit d’être entendu.#Affaire C-297/23 P.
Cet avis de l'avocat général concerne un litige sur l'origine non préférentielle de motocyclettes Harley-Davidson et la révocation de décisions contraignantes en matière d'origine (RCO) par la Commission européenne. Il examine notamment la notion d'« ouvraisons ou transformations qui ne sont pas économiquement justifiées » pour déterminer l'origine des marchandises et les limites du pouvoir d'exécution de la Commission. L'avis aborde également des principes juridiques fondamentaux tels que la confiance légitime, le droit à une bonne administration et le droit d'être entendu dans le contexte des procédures douanières de l'UE.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 30 mai 2024.#Amazon Services Europe Sàrl contre Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni.#Renvoi préjudiciel – Libre prestation des services – Prestataires de services de la société de l’information – Obligation de fournir des informations relatives à la situation économique d’un fournisseur de services d’intermédiation en ligne – Directive 2000/31/CE – Domaine coordonné – Principe du contrôle dans l’État membre d’origine – Dérogations – Notion de “mesures prises à l’encontre d’un service donné de la société de l’information” – Règlement (UE) 2019/1150 – Objectif.#Affaire C-665/22.
Cet arrêt clarifie les limites du principe du contrôle dans l'État membre d'origine pour les prestataires de services de la société de l'information. La Cour juge qu'une obligation nationale imposant à une plateforme comme Amazon de fournir des informations sur la situation économique de ses vendeurs professionnels constitue une mesure prise à l'encontre d'un service donné, qui doit être justifiée par une dérogation prévue par la directive 2000/31/CE. Elle précise également que le règlement (UE) 2019/1150 sur la loyauté des plateformes ne s'oppose pas à une telle obligation si elle poursuit un objectif d'intérêt général reconnu par le droit de l'Union.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 30 mai 2024.#Google Ireland Ltd et Eg Vacation Rentals Ireland Ltd contre Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Tribunale amministrativo regionale per il Lazio.#Renvoi préjudiciel – Libre prestation des services – Prestataires de services de la société de l’information – Obligation d’inscription au registre des opérateurs de communication – Obligation de fournir des informations sur la structure et l’organisation – Obligation de verser une contribution financière – Directive 2000/31/CE – Domaine coordonné – Principe du contrôle dans l’État membre d’origine – Dérogations – Notion de “mesures prises à l’encontre d’un service donné de la société de l’information” – Règlement (UE) 2019/1150 – Objectif.#Affaires jointes C-664/22 et C-666/22.
Cet arrêt clarifie l'interaction entre le principe du contrôle dans l'État membre d'origine, issu de la directive sur le commerce électronique, et les obligations nationales d'enregistrement pour les prestataires de services de la société de l'information. La Cour juge que des obligations générales d'inscription, de fourniture d'informations structurelles et de contribution financière imposées par un État membre d'accueil constituent des mesures restreignant la libre prestation des services, qui sont en principe interdites. Elle précise les conditions strictes, notamment la nécessité de cibler un service spécifique, sous lesquelles de telles dérogations peuvent être justifiées pour des raisons d'ordre public ou de protection des consommateurs.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 30 mai 2024.#Expedia Inc. contre Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni.#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) 2019/1150 – Articles 1er, 15, 16 et 18 – Objectif – Application – Contrôle – Réexamen – Mesures adoptées par un État membre – Obligation de fournir des informations relatives à la situation économique d’un fournisseur de services d’intermédiation en ligne.#Affaire C-663/22.
Cet arrêt clarifie les obligations des États membres en matière de contrôle et de réexamen des mesures nationales transposant le règlement sur l'équité et la transparence des plateformes en ligne. La Cour précise notamment les conditions dans lesquelles les autorités nationales peuvent exiger des informations sur la situation économique des fournisseurs de services d'intermédiation, en veillant au respect des objectifs du règlement européen.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 30 mai 2024.#AB contre Finanzamt Köln-Süd.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Finanzgericht Köln.#Renvoi préjudiciel – Accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur la libre circulation des personnes – Travailleur d’un État membre ayant transféré son domicile vers la Suisse – Avantages fiscaux – Impôt sur le revenu – Mécanisme de l’“imposition sur demande” – Contribuables bénéficiaires – Limitation aux travailleurs salariés assujettis partiellement ayant leur résidence dans un État membre ou dans un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) – Égalité de traitement.#Affaire C-627/22.
Cet arrêt interprète l'accord de libre circulation UE-Suisse concernant les avantages fiscaux allemands de l'"imposition sur demande". La Cour juge que le refus de cet avantage à un travailleur frontalier résidant en Suisse, alors qu'il est accordé aux résidents de l'UE ou de l'EEE, constitue une discrimination interdite par l'accord. La disposition nationale restrictive est ainsi écartée au profit du travailleur.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 mai 2024.#VT et UR contre Conny GmbH.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 2011/83/UE – Article 8, paragraphe 2 – Contrats à distance conclus par voie électronique – Obligations d’information pesant sur le professionnel – Commande impliquant une obligation de payer – Commande passée par l’activation d’un bouton ou d’une fonction similaire sur un site Internet – Obligation, pour le professionnel, d’apposer sur ce bouton ou cette fonction similaire la mention “commande avec obligation de paiement” ou une formule analogue – Obligation de paiement conditionnelle.#Affaire C-400/22.
Cet arrêt précise que l'obligation d'information prévue à l'article 8, paragraphe 2, de la directive 2011/83/UE s'applique dès lors qu'un bouton de commande en ligne déclenche une obligation de paiement, même si cette obligation est conditionnelle (par exemple, soumise à la validation du stock). Le professionnel doit clairement indiquer sur le bouton que la commande entraîne une obligation de paiement, sans pouvoir se contenter d'informations ailleurs sur le site.
30 mai 2024
Affaire C-627/22, Finanzamt Köln-Süd (Imposition sur demande d’un assujetti partiel): Arrêt de la Cour (première chambre) du 30 mai 2024 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Köln – Allemagne) – AB / Finanzamt Köln-Süd [Renvoi préjudiciel – Accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur la libre circulation des personnes – Travailleur d’un État membre ayant transféré son domicile vers la Suisse – Avantages fiscaux – Impôt sur le revenu – Mécanisme de l’imposition sur demande – Contribuables bénéficiaires – Limitation aux travailleurs salariés assujettis partiellement ayant leur résidence dans un État membre ou dans un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) – Égalité de traitement]
Cet arrêt interprète l'Accord sur la libre circulation des personnes UE-Suisse pour déterminer si un travailleur frontalier allemand résidant en Suisse peut bénéficier du mécanisme allemand d'"imposition sur demande", un avantage fiscal réservé aux salariés partiellement assujettis résidant dans l'UE ou l'EEE. La Cour juge que l'exclusion d'un tel travailleur, fondée uniquement sur sa résidence en Suisse, constitue une discrimination interdite par l'Accord, à moins qu'elle ne soit objectivement justifiée. L'arrêt précise ainsi l'étendue du principe d'égalité de traitement fiscal pour les travailleurs frontaliers sous cet accord bilatéral.
30 mai 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 mai 2024.#UG contre SC Raiffeisen Bank SA.#Renvoi préjudiciel – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 1er, paragraphe 2 – Champ d’application – Exclusion des clauses contractuelles qui reflètent des dispositions législatives ou réglementaires impératives – Avenant au contrat de crédit notifié par le professionnel au consommateur en vue d’une mise en conformité avec la réglementation nationale – Article 3, paragraphe 2 – Clause contractuelle n’ayant pas fait l’objet d’une négociation individuelle – Absence de signature de l’avenant par le consommateur – Présomption d’acceptation tacite de cet avenant – Jurisprudence nationale excluant le contrôle juridictionnel du caractère abusif d’une clause contractuelle contenue dans un tel avenant.#Affaire C-176/23.
Cet arrêt précise que la directive 93/13/CEE sur les clauses abusives s'applique à un avenant contractuel imposé par un professionnel pour se conformer à une réglementation nationale, même si le consommateur ne l'a pas signé et qu'une présomption d'acceptation tacite s'applique. La Cour juge que l'exclusion du contrôle juridictionnel du caractère abusif d'une clause contenue dans un tel avenant, fondée sur le droit national, est contraire au droit de l'Union.
30 mai 2024