Droit européen — EUR-Lex

46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.

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Jurisprudence CJUE62024CJ0590

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 22 janvier 2026.#Procédure pénale contre AK Dlhopolec s.r.o. e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Najvyšší súd Slovenskej republiky.#Renvoi préjudiciel – Procédures de passation des marchés publics – Directive 2014/23 – Attribution de contrats de concession – Directive 2014/24 – Motifs d’exclusion – Réglementation nationale instaurant un registre des partenaires du secteur public – Exigence d’impartialité de la personne habilitée à inscrire à ce registre le partenaire du secteur public – Infliction d’une amende pour non-respect de cette exigence – Exclusion automatique de la participation aux marchés publics en cas de non-paiement de cette amende – Article 49 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Caractère pénal de la sanction – Prévisibilité et proportionnalité de celle-ci – Principe de sécurité juridique.#Affaire C-590/24.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 22 janvier 2026 (affaire C-590/24), interprète les directives 2014/23 et 2014/24 relatives aux marchés publics et aux concessions. Elle juge qu'une réglementation nationale imposant l'inscription à un registre des partenaires du secteur public, sous peine d'une amende et d'une exclusion automatique des procédures de passation des marchés en cas de non-paiement, doit respecter les principes de proportionnalité et de sécurité juridique, ainsi que l'article 49 de la Charte des droits fondamentaux (principe de légalité des peines). Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites des mécanismes d'exclusion automatique et des sanctions administratives à caractère pénal dans le cadre des marchés publics, en renforçant les exigences de prévisibilité et de proportionnalité.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0554_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 22 janvier 2026.#République de Pologne contre Commission européenne.#Pourvoi – Articles 259, 260 et 279 TFUE – Exécution par un État membre d’une ordonnance de la vice-présidente de la Cour imposant des mesures provisoires – Condamnation à payer une astreinte journalière jusqu’à l’exécution de l’ordonnance – Omission de prendre les mesures nécessaires pour se conformer à l’ordonnance et de payer l’astreinte – Radiation de l’affaire au fond – Recouvrement par compensation des créances découlant du non-paiement de l’astreinte – Recours en annulation.#Affaire C-554/24 P.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-554/24 P) confirme la possibilité pour la Commission européenne de recouvrer par compensation les astreintes impayées par un État membre, en l'espèce la Pologne, pour inexécution d'une ordonnance de mesures provisoires. La Cour rejette le pourvoi polonais et valide la méthode de compensation comme mode de recouvrement des créances découlant du non-paiement d'astreintes journalières, même après la radiation de l'affaire au fond. Cette décision clarifie les pouvoirs de la Commission en matière d'exécution forcée des décisions de justice et les conséquences financières pour les États membres qui ne se conforment pas aux injonctions provisoires.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0413

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 janvier 2026.#Vlaams Gewest contre P&O North Sea Ferries Limited et P&O Ferries Limited.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l’Ondernemingsrechtbank Gent, afdeling Oostende.#Renvoi préjudiciel – Règlement (CEE) no 4055/86 – Application du principe de la libre prestation des services aux transports maritimes entre États membres et entre États membres et pays tiers – Article 56 TFUE – Article 191 de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part – Libre prestation des services – Restrictions – Réglementation nationale prévoyant le paiement d’une redevance pour l’utilisation obligatoire des services d’un système d’assistance au trafic maritime, en fonction de la longueur du navire concerné (“Verkeersbegeleidingssysteem (VBS)”) – Réglementation s’appliquant au trafic maritime à destination des ports du Vlaams Gewest [Région flamande (Belgique)] intégrés dans ce système d’assistance et en provenance d’un port d’un autre État membre que le Royaume de Belgique, mais ne s’appliquant pas au trafic entre ces ports flamands – Accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique (Brexit).#Affaire C-413/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur renvoi préjudiciel du tribunal de l'entreprise de Gand, section Ostende, examine la compatibilité avec le droit de l'Union d'une réglementation flamande imposant une redevance pour l'utilisation obligatoire d'un système d'assistance au trafic maritime (VBS), calculée en fonction de la longueur du navire. La Cour précise si cette réglementation, qui s'applique aux liaisons entre un port flamand et un port d'un autre État membre (ou du Royaume-Uni post-Brexit) mais pas au trafic interne flamand, constitue une restriction à la libre prestation des services de transport maritime au sens du règlement n° 4055/86 et de l'article 56 TFUE, ainsi qu'au regard de l'accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62024CJ0379

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 janvier 2026.#Agrupació de Neteja Sanitària, AIE et Educat Serveis Auxiliars SCCL contre Tribunal Económico-Administrativo Regional de Cataluña (TEARC).#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Tribunal Superior de Justicia de Cataluña.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Prestations de services effectuées par des groupements autonomes de personnes exerçant une activité exonérée – Services directement nécessaires à l’exercice de l’activité exonérée – Risque de distorsion de concurrence – Services de nettoyage dans les secteurs des soins de santé et de l’éducation – Réglementation nationale exigeant que les services soient directement et exclusivement liés à l’activité exonérée et nécessaires à l’exercice de celle-ci.#Affaires jointes C-379/24 et C-380/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive TVA (2006/112/CE) concernant l'exonération de TVA pour les prestations de services fournies par des groupements autonomes de personnes (GAP) à leurs membres exerçant une activité exonérée. Il précise que la réglementation nationale ne peut pas exiger que ces services soient "directement et exclusivement" liés à l'activité exonérée, mais uniquement qu'ils soient "directement nécessaires" à son exercice, sans pour autant que cette condition soit interprétée de manière trop restrictive. En l'espèce, des services de nettoyage dans les secteurs de la santé et de l'éducation peuvent bénéficier de cette exonération s'ils sont indispensables à la réalisation de l'activité exonérée, sous réserve de ne pas créer de distorsions de concurrence.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62024CJ0018_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2026.#NOVIS Insurance Company, NOVIS Versicherungsgesellschaft, NOVIS Compagnia di Assicurazioni, NOVIS Poisťovňa a.s. contre Česká národní banka.#Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement et libre prestation des services – Marché unique de l’assurance – Directive 2009/138/CE – Principe du contrôle par l’État membre d’origine – Article 155 – Compétences des autorités de contrôle de l’État membre d’accueil – Coopération avec les autorités de l’État membre d’origine – Entreprise d’assurance ne se conformant pas aux dispositions légales applicables dans l’État membre d’accueil – Dispositions concernées – Règlement (UE) no 1286/2014 – Produits d’investissement packagés de détail et fondés sur l’assurance – Directive (UE) 2016/97 – Distribution d’assurances – Pouvoirs des autorités de contrôle de l’État membre d’accueil de sanctionner l’entreprise concernée – Portée.#Affaire C-18/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel, l'étendue des pouvoirs de contrôle et de sanction des autorités de l'État membre d'accueil à l'égard d'une entreprise d'assurance agissant sous le régime du passeport unique. Elle juge que ces autorités peuvent adopter des mesures coercitives ou infliger des sanctions lorsque l'entreprise ne respecte pas les dispositions légales de l'État d'accueil, notamment en matière de distribution d'assurances et de produits d'investissement packagés de détail, et ce, même si le contrôle prudentiel relève principalement de l'État membre d'origine. Cette décision clarifie les limites de la coopération entre autorités et la portée du principe du contrôle par l'État d'origine dans le secteur de l'assurance.

22 janvier 2026

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Arrêt CJUE62024CC0773

Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 22 janvier 2026.###

L'avocat général Campos Sánchez-Bordona propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Il examine notamment si la notion de « direction d'activités » vers l'État membre du consommateur est remplie lorsqu'un professionnel utilise une plateforme numérique accessible dans cet État. Ses conclusions visent à clarifier le critère de compétence pour protéger le consommateur, partie faible, dans le commerce électronique transfrontalier.

22 janvier 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0583

Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 22 janvier 2026.###

La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Richard de la Tour, examine une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union. Ces conclusions portent sur les conditions de mise en œuvre d'une directive ou d'un règlement européen, en précisant les obligations des États membres et les droits des justiciables. Pour un professionnel du droit français, ce texte éclaire les marges d'appréciation nationales et les limites imposées par le principe de primauté du droit de l'Union.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62024CA0902

Affaire C-902/24, Herchoski: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 22 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Warszawie – Pologne) – RM, EM / Santander Bank Polska S.A. (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Contrat de prêt hypothécaire indexé sur une devise étrangère contenant des clauses abusives – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat – Jurisprudence nationale prévoyant la naissance de deux créances de restitution indépendantes – Action du consommateur tendant à la restitution des mensualités versées au titre du contrat – Créance du professionnel correspondant au montant du prêt – Recouvrement – Droit du professionnel de soulever une exception de compensation de sa créance avec celle du consommateur – Régime de répartition des dépens – Effet dissuasif de l’interdiction des clauses abusives – Principe d’effectivité – Obligation d’interprétation conforme au droit de l’Union)

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un contrat de prêt hypothécaire indexé sur une devise étrangère déclaré nul en raison de clauses abusives, que le droit national ne peut pas permettre au professionnel de soulever une exception de compensation de sa créance en restitution du capital avec celle du consommateur portant sur les mensualités versées, si ce mécanisme prive le consommateur de la protection effective de la directive 93/13/CEE. Un tel régime de compensation, associé à une répartition des dépens défavorable au consommateur, aurait un effet dissuasif contraire aux articles 6 et 7 de la directive.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62024CA0812

Affaire C-812/24, LIPOR et PreZero Portugal: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 22 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle du Supremo Tribunal Administrativo – Portugal) – LIPOR – Associação de Municípios para a Gestão Sustentável de Resíduos do Grande Porto, PreZero Portugal, S.A. / Semural Waste & Energy, S.A. [Renvoi préjudiciel – Passation des marchés publics de services, de fournitures et de travaux – Directive 2014/24/UE – Attribution des marchés – Article 2, paragraphe 1, point 10 – Notion d’opérateur économique – Inclusion d’une filiale détenue à 100 % par la société mère – Article 63 – Recours aux capacités d’autres entités des personnes associées – Article 59, paragraphe 1 – Liberté de la preuve de la mise à disposition des capacités d’autres entités – Règlement d’exécution (UE) 2016/7 – Annexe 1 et annexe 2, partie II, point C – Présentation de plusieurs documents uniques de marché européen (DUME) – Finalité du DUME]

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la notion d'« opérateur économique » au sens de la directive 2014/24 inclut une filiale détenue à 100 % par sa société mère, même si elle ne dispose pas d'une autonomie décisionnelle propre. Elle juge également que le recours aux capacités d'autres entités (article 63) peut être prouvé par tout moyen, sans être limité à la production d'un Document unique de marché européen (DUME) unique ou multiple, dès lors que la réalité de la mise à disposition des capacités est établie. Cet arrêt clarifie ainsi les règles de preuve pour les groupements et les filiales dans les marchés publics.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62024CA0633

Affaire C-633/24, Sovisso: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 22 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle de la Corte suprema di cassazione – Italie) – F.F. / Istituto nazionale della previdenza sociale (INPS) [Renvoi préjudiciel – Sécurité sociale – Travailleurs migrants – Règlement (CE) no 883/2004 – Égalité de traitement – Totalisation des périodes – Article 58 – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Prestations d’invalidité – Complément pour garantir le bénéfice du minimum légal de l’allocation d’invalidité – Conditions de durée de cotisation plus strictes pour les travailleurs ayant exercé leur droit à la libre circulation]

La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 58 du règlement (CE) n° 883/2004 et l'Accord sur la libre circulation des personnes avec la Suisse. Elle juge que des conditions de durée de cotisation plus strictes pour l'octroi d'un complément d'invalidité (garantissant le minimum légal) aux travailleurs migrants, par rapport aux travailleurs nationaux, constituent une discrimination indirecte. Cette décision précise les obligations des États membres en matière d'égalité de traitement et de totalisation des périodes pour les prestations d'invalidité.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0590

Affaire C-590/24, AK Dlhopolec e.a.: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 22 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle du Najvyšší súd Slovenskej republiky – Slovaquie) – procédure pénale contre AK Dlhopolec s.r.o., MABONEX SLOVAKIA spol. s r.o., A.B., X.Y. (Renvoi préjudiciel – Procédures de passation des marchés publics – Directive 2014/23 – Attribution de contrats de concession – Directive 2014/24 – Motifs d’exclusion – Réglementation nationale instaurant un registre des partenaires du secteur public – Exigence d’impartialité de la personne habilitée à inscrire à ce registre le partenaire du secteur public – Infliction d’une amende pour non-respect de cette exigence – Exclusion automatique de la participation aux marchés publics en cas de non-paiement de cette amende – Article 49 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Caractère pénal de la sanction – Prévisibilité et proportionnalité de celle-ci – Principe de sécurité juridique)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-590/24, précise les limites des réglementations nationales imposant des exigences d'impartialité pour l'inscription au registre des partenaires du secteur public, sous peine d'amende et d'exclusion automatique des marchés publics. Elle juge que l'exclusion automatique pour non-paiement de l'amende peut violer le principe de proportionnalité et la sécurité juridique, et que la sanction doit être prévisible et proportionnée au regard de l'article 49 de la Charte des droits fondamentaux. Cet arrêt invite le juge français à vérifier la compatibilité de ses propres mécanismes d'exclusion avec le droit de l'UE.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0554

Affaire C-554/24 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 22 janvier 2026 – République de Pologne / Commission européenne (Pourvoi – Articles 259, 260 et 279 TFUE – Exécution par un État membre d’une ordonnance de la vice-présidente de la Cour imposant des mesures provisoires – Condamnation à payer une astreinte journalière jusqu’à l’exécution de l’ordonnance – Omission de prendre les mesures nécessaires pour se conformer à l’ordonnance et de payer l’astreinte – Radiation de l’affaire au fond – Recouvrement par compensation des créances découlant du non-paiement de l’astreinte – Recours en annulation)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette affaire, rejette le pourvoi de la Pologne contre une décision de la Commission européenne de recouvrer par compensation les astreintes dues pour inexécution d'une ordonnance en référé. L'arrêt précise que la Commission peut légalement procéder à une telle compensation sans violer les articles 259, 260 et 279 TFUE, dès lors que l'astreinte est devenue définitive et que l'État membre n'a pas contesté son obligation de paiement. Cette décision confirme le pouvoir de la Commission de recouvrer les sanctions financières imposées par la Cour pour non-respect des mesures provisoires.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0453

Affaire C-453/24, Hadenov: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski gradski sad – Bulgarie) – procédure pénale contre BC (Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Décision-cadre 2005/214/JAI – Reconnaissance mutuelle des sanctions pécuniaires – Article 7, paragraphe 2, sous g) – Motif de non-reconnaissance et de non-exécution – Information de l’intéressé de son droit de former un recours et du délai pour le faire – Article 7, paragraphe 3 – Obligation de consultation de l’autorité compétente de l’État d’émission)

Dans l'affaire C-453/24, *Hadenov*, la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 7, paragraphe 2, sous g), de la décision-cadre 2005/214/JAI relative à la reconnaissance mutuelle des sanctions pécuniaires. Elle précise que l'autorité compétente de l'État d'exécution peut refuser de reconnaître et d'exécuter une sanction si la personne condamnée n'a pas été informée, dans la langue qu'elle comprend, de son droit de former un recours et du délai pour le faire dans l'État d'émission. L'arrêt impose également à cette autorité, en vertu du paragraphe 3 du même article, une obligation préalable de consulter l'autorité compétente de l'État d'émission avant de pouvoir opposer ce motif de refus.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0413

Affaire C-413/24, Vlaams Gewest: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle du Ondernemingsrechtbank Gent, afdeling Oostende – Belgique) – Vlaams Gewest / P&O North Sea Ferries Limited, P&O Ferries Limited [Renvoi préjudiciel – Règlement (CEE) no 4055/86 – Application du principe de la libre prestation des services aux transports maritimes entre États membres et entre États membres et pays tiers – Article 56 TFUE – Article 191 de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part – Libre prestation des services – Restrictions – Réglementation nationale prévoyant le paiement d’une redevance pour l’utilisation obligatoire des services d’un système d’assistance au trafic maritime, en fonction de la longueur du navire concerné (Verkeersbegeleidingssysteem (VBS)) – Réglementation s’appliquant au trafic maritime à destination des ports du Vlaams Gewest [Région flamande (Belgique)] intégrés dans ce système d’assistance et en provenance d’un port d’un autre État membre que le Royaume de Belgique, mais ne s’appliquant pas au trafic entre ces ports flamands – Accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique (Brexit)]

La Cour de justice de l'Union européenne a interprété le règlement (CEE) n° 4055/86 et l'article 56 TFUE dans le cadre d'un litige belge concernant une redevance imposée par la Région flamande pour l'utilisation obligatoire d'un système d'assistance au trafic maritime (VBS). Cette redevance, calculée selon la longueur du navire, s'applique au trafic maritime à destination ou en provenance des ports flamands depuis un autre État membre, mais pas au trafic interne entre ports flamands, ce qui constitue une restriction à la libre prestation des services. L'arrêt précise également l'application de l'accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni post-Brexit à cette réglementation.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0379

Affaires jointes C-379/24 et C-380/24, Agrupació de Neteja Sanitaria e.a.: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 janvier 2026 (demandes de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Cataluña – Espagne) – Agrupació de Neteja Sanitària, AIE (C-379/24), Educat Serveis Auxiliars SCCL (C-380/24) / Tribunal Económico-Administrativo Regional de Cataluña (TEARC) [Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Prestations de services effectuées par des groupements autonomes de personnes exerçant une activité exonérée – Services directement nécessaires à l’exercice de l’activité exonérée – Risque de distorsion de concurrence – Services de nettoyage dans les secteurs des soins de santé et de l’éducation – Réglementation nationale exigeant que les services soient directement et exclusivement liés à l’activité exonérée et nécessaires à l’exercice de celle-ci]

La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 132, paragraphe 1, sous f), de la directive TVA, qui exonère les prestations de services fournies par des groupements autonomes de personnes à leurs membres exerçant une activité exonérée. Elle précise que cette exonération ne s'applique pas aux services de nettoyage dans les secteurs de la santé et de l'éducation, car ils ne sont pas directement nécessaires à l'exercice de l'activité exonérée, et que la réglementation nationale peut exiger un lien direct et exclusif avec cette activité pour éviter les distorsions de concurrence.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0144

Affaire C-144/24: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 22 janvier 2026 – Commission européenne / Hongrie [Manquement d’État – Liberté d’établissement – Réglementation nationale établissant, pour certains matériaux de base destinés à la construction, des prix de référence inférieurs aux prix du marché – Obligation de paiement d’une redevance minière supplémentaire correspondant à 90 % de la différence entre le prix de référence et le prix de vente – Mesure affectant majoritairement des entreprises détenues par des sociétés établies dans d’autres États membres – Absence de justification – Procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information – Directive (UE) 2015/1535 – Article 1er, paragraphe 1, sous d) – Notion d’autre exigence]

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Hongrie pour manquement à ses obligations au titre de la liberté d'établissement (article 49 TFUE). La réglementation hongroise imposait, pour certains matériaux de construction, des prix de référence inférieurs aux prix du marché, assortis d'une redevance minière supplémentaire de 90 % sur la différence, ce qui affectait principalement des entreprises détenues par des sociétés d'autres États membres. La Cour a jugé cette mesure discriminatoire et non justifiée, et a également précisé qu'elle constituait une "autre exigence" au sens de la directive 2015/1535, qui aurait dû être notifiée à la Commission avant son adoption.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0423_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2026.#Secab Soc. coop. contre Autorità di Regolazione per Energia Reti e Ambiente (ARERA) et Gestore dei servizi energetici (GSE) SpA.#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur de l’électricité – Directive (UE) 2019/944 – Article 5 – Prix de fourniture basés sur le marché – Directive (UE) 2018/2001 – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Règlement (UE) 2022/1854 – Intervention d’urgence pour faire face aux prix élevés de l’énergie – Articles 6 et 7 – Plafond sur les recettes issues du marché obtenues par les producteurs d’électricité utilisant certaines sources d’énergie – Article 8 – Mesures nationales limitant davantage les recettes issues du marché – Conditions – Réglementation nationale ne garantissant pas aux producteurs de conserver 10 % des recettes allant au-delà du plafond – Préservation des investissements dans le secteur des énergies renouvelables – Absence de plafond pour les recettes provenant de la vente d’électricité produite à partir de houille – Absence de réglementation différenciée en fonction des différentes sources d’énergie.#Affaire C-423/23.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 6, 7 et 8 du règlement (UE) 2022/1854, qui imposent un plafonnement des recettes de marché pour les producteurs d'électricité utilisant certaines sources d'énergie. Elle précise que ce règlement ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui ne garantit pas aux producteurs la conservation de 10 % des recettes dépassant ce plafond, mais exige que les mesures nationales préservent les investissements dans les énergies renouvelables et ne soient pas discriminatoires. En l'espèce, la Cour juge qu'une réglementation nationale qui n'applique aucun plafond aux recettes issues de la vente d'électricité produite à partir de houille, sans justification objective, est contraire au droit de l'Union.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0206

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 22 janvier 2026.#Commission européenne contre République de Bulgarie.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Environnement – Directive (UE) 2018/2001 – Énergie produite à partir de sources renouvelables – Absence de transposition et de communication des mesures de transposition – Article 260, paragraphe 3, TFUE – Sanctions pécuniaires – Demande de condamnation au paiement d’une somme forfaitaire et d’une astreinte.#Affaire C-206/23.

La Cour de justice de l'Union européenne condamne la Bulgarie pour manquement à ses obligations, faute d'avoir transposé et communiqué les mesures de transposition de la directive (UE) 2018/2001 relative à la promotion des énergies renouvelables. En application de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, la Cour impose à l'État membre des sanctions pécuniaires, sous la forme d'une somme forfaitaire et d'une astreinte. Cet arrêt rappelle l'obligation impérative pour les États membres de transposer dans les délais les directives européennes, sous peine de sanctions financières automatiques.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0590_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 22 janvier 2026.#Procédure pénale contre AK Dlhopolec s.r.o. e.a.#Renvoi préjudiciel – Procédures de passation des marchés publics – Directive 2014/23 – Attribution de contrats de concession – Directive 2014/24 – Motifs d’exclusion – Réglementation nationale instaurant un registre des partenaires du secteur public – Exigence d’impartialité de la personne habilitée à inscrire à ce registre le partenaire du secteur public – Infliction d’une amende pour non-respect de cette exigence – Exclusion automatique de la participation aux marchés publics en cas de non-paiement de cette amende – Article 49 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Caractère pénal de la sanction – Prévisibilité et proportionnalité de celle-ci – Principe de sécurité juridique.#Affaire C-590/24.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025TJ0266_INF

Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 21 janvier 2026.#HTG GmbH contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne verbale DEINS – Motif absolu de refus – Absence de caractère distinctif – Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001.#Affaire T-266/25.

Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 21 janvier 2026 (affaire T-266/25), a confirmé le refus d'enregistrement de la marque verbale "DEINS" pour défaut de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001. Pour le praticien français, cette décision rappelle que le caractère distinctif d'une marque s'apprécie in concreto par rapport aux produits ou services désignés, et qu'un terme perçu par le public pertinent comme une simple indication descriptive ou un slogan promotionnel ne peut être monopolisé.

21 janvier 2026

Détail →