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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

433 246textes du droit de l'Union européenne.

433 246

Total documents

433 246

Avec texte intégral

275 757

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Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 481

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

46 275

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 568

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

83 431

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 119

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

164 372

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence CJUE62024CJ0496_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 avril 2026.#Stichting Onderhandelingen Thuiskopie vergoeding et Stichting de Thuiskopie contre HP Nederland BV e.a.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Propriété intellectuelle – Droit d’auteur et droits voisins – Directive 2001/29/CE – Article 2 – Droit de reproduction – Article 3, paragraphe 1 – Droit de communication d’œuvres au public – Article 5, paragraphe 2, sous b) – Exception dite de “copie privée” – Compensation équitable – Service de streaming payant – Copie pour lecture en continu hors ligne – Article 5, paragraphe 5.#Affaire C-496/24.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0519_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 avril 2026.#Nitrogénművek Vegyipari Zrt. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Pollution atmosphérique – Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre – Directive 2003/87/CE – Règles transitoires concernant la délivrance de quotas à titre gratuit – Article 10 bis – Réglementation nationale soumettant les exploitants bénéficiant d’une quantité importante de quotas alloués à titre gratuit à une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2).#Affaire C-519/24.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0901_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 16 avril 2026.#mBank S.A. contre TK e.a.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Article 7, paragraphe 1 – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat – Actions en restitution – Délai de prescription de l’action du professionnel – Interruption du délai de prescription – Reconnaissance par un consommateur d’une dette envers un établissement de crédit – Principe d’effectivité – Principe de sécurité juridique – Principe de proportionnalité – Droit d’accès à un tribunal – Enrichissement sans cause.#Affaire C-901/24.

16 avril 2026

Détail →
Avis institutionnel52026AS120516

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.120516

La Commission européenne a autorisé, sans soulever d'objections, une aide d'État notifiée sous la référence SA.120516, estimant qu'elle est compatible avec le marché intérieur au sens des articles 107 et 108 du TFUE. Cette décision signifie que la mesure d'aide, dont les détails sont présumés conformes aux règles de l'UE, peut être mise en œuvre par l'État membre concerné. Pour un professionnel du droit français, cet avis confirme la validité juridique de l'aide et écarte tout risque de procédure formelle d'examen ou de récupération.

16 avril 2026

Détail →
Avis institutionnel52026AS122378

Autorisation des aides d’État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne — Cas à l’égard desquels la Commission ne soulève pas d’objections — SA.122378

La Commission européenne a autorisé, sans soulever d'objections, une aide d'État notifiée sous la référence SA.122378, estimant qu'elle est compatible avec le marché intérieur au sens de l'article 107 du TFUE. Cette décision, prise dans le cadre de la procédure de contrôle des aides d'État, signifie que le dispositif en cause peut être mis en œuvre par l'État membre concerné sans enfreindre les règles de concurrence de l'UE. Pour un professionnel du droit français, cet avis confirme la licéité de l'aide et écarte tout risque de récupération ultérieure.

16 avril 2026

Détail →
Mesure nationale d'exécution72007L0002LTU_202602406

Mesure nationale d'exécution (UE) 2007/2

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0440

Affaire C-440/23, European Lotto and Betting et Deutsche Lotto- und Sportwetten: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 avril 2026 (demande de décision préjudicielle de la Prim’Awla tal-Qorti Ċivili – Malte) – FB / European Lotto and Betting Ltd, Deutsche Lotto-und Sportwetten Ltd. (Renvoi préjudiciel – Article 56 TFUE – Libre prestation des services – Titulaire d’une licence délivrée par un État membre autorisant l’organisation de jeux de hasard en ligne – Réglementation d’un autre État membre soumettant l’organisation de jeux de hasard en ligne à autorisation – Raisons impérieuses d’intérêt général – Jeux de machines à sous en ligne – Loteries secondaires – Remboursement des mises perdues – Abus de droit)

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un État membre peut restreindre la libre prestation des services de jeux de hasard en ligne, en jugeant que l'exigence d'une autorisation nationale peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, telles que la protection des consommateurs et la prévention de la fraude. L'arrêt examine également la notion d'abus de droit dans le contexte du remboursement des mises perdues par des joueurs ayant participé à des jeux organisés sans l'autorisation requise par l'État membre de résidence.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0496

Affaire C-496/24, Stichting de Thuiskopie: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 avril 2026 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden – Pays-Bas) – Stichting Onderhandelingen Thuiskopie vergoeding, Stichting de Thuiskopie / HP Nederland BV, Dell BV, Stichting Overlegorgaan Blanco Informatiedragers (Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Propriété intellectuelle – Droit d’auteur et droits voisins – Directive 2001/29/CE – Article 2 – Droit de reproduction – Article 3, paragraphe 1 – Droit de communication d’œuvres au public – Article 5, paragraphe 2, sous b) – Exception dite de copie privée – Compensation équitable – Service de streaming payant – Copie pour lecture en continu hors ligne – Article 5, paragraphe 5)

Dans l'arrêt C-496/24, la CJUE précise que la copie d'une œuvre réalisée via un service de streaming payant pour une lecture en continu hors ligne (téléchargement temporaire) peut relever de l'exception de copie privée, ouvrant droit à une compensation équitable pour les titulaires de droits. La Cour rappelle que cette compensation doit être calculée en tenant compte du préjudice réel causé par ces copies, et que les États membres doivent veiller à ce que le système de compensation soit effectif et équilibré, sans pour autant imposer une double rémunération lorsque l'abonnement inclut déjà une part destinée à la rémunération des auteurs.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0568

Affaire C-568/24, Sof Medica: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 16 avril 2026 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Cluj – Roumanie) – Sof Medica SA / Spitalul Clinic Judeţean de Urgenţă Cluj-Napoca (Renvoi préjudiciel – Passation des marchés publics – Directive 2014/24/UE – Article 18 – Principes régissant la passation de marchés publics – Égalité de traitement et transparence – Article 42 – Spécifications techniques – Pouvoir d’appréciation du pouvoir adjudicateur – Définition du besoin – Référence à un type ou à une production déterminée – Cas dans lesquels une telle référence doit être accompagnée de la mention ou équivalent)

Dans l'arrêt C-568/24, Sof Medica, la Cour de justice de l'Union européenne précise les limites du pouvoir d'appréciation du pouvoir adjudicateur lors de la définition des spécifications techniques dans un marché public, en application des articles 18 et 42 de la directive 2014/24/UE. Elle rappelle que la référence à un type ou une production déterminée doit impérativement être accompagnée de la mention "ou équivalent" pour respecter les principes d'égalité de traitement et de transparence, et ce même lorsque le pouvoir adjudicateur estime que son besoin ne peut être satisfait que par un produit spécifique. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt réaffirme une obligation stricte de rédaction des cahiers des charges, limitant la marge de manœuvre des acheteurs publics dans la définition unilatérale de leurs besoins.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0642

Affaire C-642/24: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 16 avril 2026 – Commission / Allemagne (Allocation familiale bavaroise) [Manquement d’État – Coordination des systèmes de sécurité sociale – Règlement (CE) no 883/2004 – Articles 4, 7 et 67 – Libre circulation des travailleurs – Règlement (UE) no 492/2011 – Article 7 – Égalité de traitement – Avantages sociaux et fiscaux – Prestations familiales – Adaptation des montants en fonction du coût de la vie dans l’État membre de résidence des enfants]

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Allemagne pour manquement à ses obligations, en raison de sa législation bavaroise sur les allocations familiales. Celle-ci prévoyait une modulation des montants versés aux travailleurs migrants en fonction du coût de la vie dans l'État membre de résidence de leurs enfants. Cette pratique a été jugée contraire aux principes d'égalité de traitement et de libre circulation des travailleurs, ainsi qu'aux règles de coordination des systèmes de sécurité sociale (règlements n° 883/2004 et n° 492/2011).

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0753

Affaire C-753/24, Rzepacz: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 16 avril 2026 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Warszawie – Pologne) – Powszechna Kasa Oszczędności Bank Polski S.A. / MS et MS (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Article 7, paragraphe 1 – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat de crédit – Actions en restitution – Délai de prescription de l’action du professionnel – Circonstances pouvant justifier de ne pas tenir compte de l’expiration du délai de prescription – Principe d’effectivité – Principe de sécurité juridique – Principe de proportionnalité – Droit d’accès à un tribunal – Enrichissement sans cause)

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel polonais, les conditions dans lesquelles le délai de prescription de l'action en restitution du professionnel (banque) consécutive à l'annulation d'un contrat de crédit pour clause abusive peut être écarté. Elle juge que le principe d'effectivité ne s'oppose pas à ce qu'un juge national refuse de relever d'office l'expiration de ce délai, mais qu'il doit pouvoir le faire lorsque cela est nécessaire pour garantir au consommateur une protection effective, notamment en cas de disproportion manifeste ou de comportement déloyal du professionnel. L'arrêt rappelle l'équilibre à trouver entre la sécurité juridique, le droit d'accès au tribunal et la protection du consommateur contre les clauses abusives.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0328

Affaire C-328/24 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 avril 2026 – Mincu Pătrașcu Brâncuși / Parquet européen [Pourvoi – Droit institutionnel – Règlement (UE) 2017/1939 – Parquet européen – Article 42, paragraphe 1 – Actes de procédure du Parquet européen destinés à produire des effets juridiques à l’égard de tiers – Contrôle juridictionnel opéré par les juridictions nationales – Exception d’illégalité – Recevabilité – Compétence exclusive de la Cour de justice de l’Union européenne pour contrôler la légalité des actes de l’Union – Article 86, paragraphes 2 et 3, TFUE – Exercice de l’action publique devant les juridictions nationales – Habilitation du législateur de l’Union à fixer les règles applicables au contrôle juridictionnel des actes de procédure du Parquet européen – Dérogation non autorisée à l’article 263 TFUE – Absence – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à une protection juridictionnelle effective – Violation – Absence – Incompétence du Tribunal]

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Mincu Pătrașcu Brâncuși concernant le contrôle juridictionnel des actes de procédure du Parquet européen. Elle confirme que le contrôle de ces actes relève des juridictions nationales, conformément à l'article 42, paragraphe 1, du règlement (UE) 2017/1939, et que cette répartition des compétences ne viole pas le droit à une protection juridictionnelle effective garanti par l'article 47 de la Charte. L'arrêt précise que le législateur de l'Union était habilité à déroger à l'article 263 TFUE pour organiser ce contrôle, sans que cela n'emporte d'incompétence du Tribunal.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0752

Affaire C-752/24, Jangielak: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 16 avril 2026 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Warszawie – Pologne) – mBank S.A. / KŁ, JŁ (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat de crédit – Actions en restitution – Délai de prescription de l’action du professionnel – Interruption du délai de prescription – Principe d’effectivité – Principe de sécurité juridique – Principe de proportionnalité – Droit d’accès à un tribunal – Enrichissement sans cause)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-752/24, précise les conditions de prescription des actions en restitution intentées par un professionnel (banque) à la suite de l'annulation d'un contrat de crédit pour cause de clause abusive. Elle juge que le délai de prescription de ces actions ne peut commencer à courir avant que le caractère abusif de la clause et la nullité du contrat aient été définitivement constatés par une décision de justice. Cette solution vise à concilier le principe d'effectivité du droit de la consommation avec la sécurité juridique, en évitant que le consommateur ne soit exposé à des actions en restitution tardives du professionnel.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0343

Affaire C-343/23 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 avril 2026 – Colombani / SEAE (Harcèlement passif ou collectif) (Pourvoi – Fonction publique – Fonctionnaires – Statut des fonctionnaires de l’Union européenne – Article 24 – Demande d’assistance – Article 12 bis – Notion de harcèlement moral – Harcèlement passif ou collectif – Rejet d’une demande d’assistance – Recours en annulation et en indemnité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 16 avril 2026 (affaire C-343/23 P), précise la notion de harcèlement moral dans la fonction publique européenne, en reconnaissant et en définissant le concept de "harcèlement passif ou collectif". Elle annule l'arrêt du Tribunal qui avait rejeté la demande d'assistance de M. Colombani contre le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), estimant que le Tribunal avait commis une erreur de droit en n'examinant pas si des actes répétés, même non violents ou non directs, pouvaient constituer un harcèlement moral au sens de l'article 12 bis du statut. Cet arrêt impose à l'administration de prendre en compte les situations de harcèlement systémique ou d'omission collective dans le cadre de son obligation d'assistance prévue à l'article 24 du statut.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0519

Affaire C-519/24, Nitrogénművek: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 avril 2026 (demande de décision préjudicielle de la Veszprémi Törvényszék – Hongrie) – Nitrogénművek Vegyipari Zrt. / Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága [Renvoi préjudiciel – Environnement – Pollution atmosphérique – Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre – Directive 2003/87/CE – Règles transitoires concernant la délivrance de quotas à titre gratuit – Article 10 bis – Réglementation nationale soumettant les exploitants bénéficiant d’une quantité importante de quotas alloués à titre gratuit à une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2)]

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2003/87/CE s'oppose à une réglementation nationale qui soumet les exploitants bénéficiant d'une quantité importante de quotas d'émission alloués à titre gratuit à une taxe nationale sur les émissions de CO2. Une telle taxe compromet l'effet incitatif du système d'échange de quotas en réduisant l'avantage économique de l'allocation gratuite. Cette décision clarifie les limites de la marge de manœuvre des États membres dans la mise en œuvre du système d'échange de quotas d'émission.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0549

Affaire C-549/23, American Express Europe e.a.: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 avril 2026 (demande de décision préjudicielle du College van Beroep voor het bedrijfsleven – Pays-Bas) – American Express Europe SA, American Express Carte France SA, Visa Europe Ltd, MasterCard Europe SA, Koninklijke Luchtvaart Maatschappij NV / Autoriteit Consument en Markt [Renvoi préjudiciel – Services de paiement dans le marché intérieur – Règlement (UE) 2015/751 – Article 2, point 10 – Commissions d’interchange pour les opérations de paiement liées à une carte – Article 2, point 11 – Compensation nette – Article 4 – Plafond pour le montant de ces commissions – Article 5 – Interdiction de contournement – Rémunérations reçues par un partenaire de comarquage de la part d’un schéma de cartes de paiement tripartite – Application de ce plafond à ces rémunérations – Déduction de la valeur des prestations fournies par le partenaire de comarquage]

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur renvoi préjudiciel néerlandais, précise l'interprétation du règlement (UE) 2015/751 concernant les commissions d'interchange. Il juge que les rémunérations versées par un schéma de cartes tripartite à un partenaire de comarquage constituent une commission d'interchange soumise au plafonnement de l'article 4, et non une compensation nette au sens de l'article 2, point 11. La Cour précise également que la valeur des prestations effectivement fournies par le partenaire de comarquage peut être déduite de cette rémunération pour déterminer le respect du plafond, sous réserve de vérification par le juge national.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0672

Affaires jointes C-672/23 et C-673/23, Electricity & Water Authority of the Government of Bahrain e.a.: Arrêt de la Cour (première chambre) du 16 avril 2026 (demandes de décision préjudicielle du Gerechtshof Amsterdam – Pays-Bas) – Electricity & Water Authority of the Government of Bahrain, GCC Interconnection Authority, e.a. / Prysmian Netherlands BV, Draka Holding BV, e.a. [Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile et commerciale – Compétence judicaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Compétences spéciales – Article 8, point 1 – Pluralité de défendeurs – Demandes liées par un rapport si étroit qu’il y a un intérêt à les instruire et à les juger en même temps – Notion de rapport si étroit – Notion de Défendeur d’ancrage – Infraction à l’article 101 TFUE – Directive 2014/104/UE – Réparation des préjudices causés par une entente – Notion d’entreprise – Responsabilité de la société mère et d’une filiale – Décision de la Commission – Décision d’une autorité nationale de concurrence – Dommage survenu en dehors de l’Espace économique européen (EEE)]

La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 8, point 1, du règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) concernant la compétence en cas de pluralité de défendeurs, dans le cadre d'actions en réparation de préjudices causés par une entente. Elle définit la notion de "défendeur d'ancrage" et le "rapport si étroit" requis pour attraire plusieurs défendeurs devant une même juridiction, en tenant compte de la responsabilité des sociétés mères pour les infractions au droit de la concurrence commises par leurs filiales. L'arrêt précise également que la compétence pour connaître d'un dommage survenu en dehors de l'Espace économique européen (EEE) peut être établie sur le fondement de ce règlement, sous réserve des règles de compétence spéciales.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0050

Affaires jointes C-50/24 à C-56/24, [Danané e.a.: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 avril 2026 (demandes de décision préjudicielle du Conseil du Contentieux des Étrangers – Belgique) – X, e.a. / Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides (Renvoi préjudiciel – Contrôles aux frontières, asile et immigration – Directive 2013/32/UE – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Demande de protection internationale – Article 43 – Procédure à la frontière – Qualification d’une procédure menée dans un lieu de rétention situé géographiquement sur le territoire d’un État membre, mais assimilé par le droit national à un lieu situé à la frontière – Droit d’entrer sur le territoire de cet État membre après un délai de quatre semaines – Article 31, paragraphe 7 – Examen prioritaire d’une demande de protection internationale – Directive 2013/33/UE – Normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale – Article 8 – Placement en rétention dans un même lieu sur le fondement de deux décisions différentes)

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la qualification de « procédure à la frontière » au sens de l'article 43 de la directive 2013/32/UE dépend de la localisation géographique et juridique effective du lieu de rétention, et non de sa seule assimilation par le droit national à un lieu situé à la frontière. Elle juge que le droit d'entrer sur le territoire de l'État membre après un délai de quatre semaines, prévu par cette disposition, s'applique également lorsque la procédure est menée dans un lieu de rétention situé sur le territoire mais considéré comme frontalier. Enfin, l'arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un demandeur d'asile peut être placé en rétention sur le fondement de deux décisions distinctes dans un même lieu, au regard de l'article 8 de la directive 2013/33/UE.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0899

Affaire C-899/24 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 16 avril 2026 – HG / Commission [Pourvoi – Fonction publique – Fonctionnaires – Réparation du préjudice subi par l’Union européenne – Recouvrement de créances par compensation – Règlement (UE, Euratom) 2018/1046 – Article 98, paragraphe 2, second alinéa – Délai de prescription – Notion de circonstances normales]

La Cour de justice de l'Union européenne interprète la notion de "circonstances normales" au sens de l'article 98, paragraphe 2, second alinéa, du règlement financier (UE, Euratom) 2018/1046, relatif au délai de prescription pour le recouvrement de créances par compensation. Dans le cadre d'un pourvoi en matière de fonction publique, l'arrêt précise les conditions dans lesquelles l'administration peut procéder à une compensation sans que le délai de prescription soit interrompu, en clarifiant la portée de cette exception. Cette décision a une incidence directe sur les procédures de recouvrement des créances de l'Union à l'encontre de ses agents.

16 avril 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0901

Affaire C-901/24, Falucka: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 16 avril 2026 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Warszawie – Pologne) – mBank S.A. / TK, DJ et JJ (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Article 7, paragraphe 1 – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat – Actions en restitution – Délai de prescription de l’action du professionnel – Interruption du délai de prescription – Reconnaissance par un consommateur d’une dette envers un établissement de crédit – Principe d’effectivité – Principe de sécurité juridique – Principe de proportionnalité – Droit d’accès à un tribunal – Enrichissement sans cause)

Dans l'affaire C-901/24, *Falucka*, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de prescription des actions en restitution d'un professionnel (banque) à la suite de l'annulation d'un contrat de prêt hypothécaire pour clauses abusives. Elle juge que le délai de prescription de ces actions ne peut commencer à courir qu'à compter de la décision définitive constatant la nullité du contrat, et non à une date antérieure, afin de garantir l'effectivité de la protection du consommateur. La Cour écarte également qu'une simple reconnaissance de dette par le consommateur puisse interrompre ce délai, car cela porterait atteinte au principe d'effectivité en privant le consommateur de la protection conférée par la directive 93/13/CEE.

16 avril 2026

Détail →
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