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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2103793

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du 28 septembre 2021 de la commission départementale d'aménagement foncier des Vosges relative à un aménagement foncier agricole et forestier. La requérante invoquait un défaut d'équilibrage de ses comptes de propriété, l'enclavement d'une parcelle et le refus de déplacer un chemin. Le tribunal a jugé que la règle d'équivalence en valeur de productivité réelle, prévue à l'article L. 123-4 du code rural et de la pêche maritime, était respectée compte tenu des faibles écarts constatés. Les autres moyens ont été écartés comme non fondés.

Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES

22 octobre 2024• Chambre 1
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224579

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Allianz IARD, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 315 278,99 euros pour des dommages causés à des scooters lors des manifestations des "gilets jaunes" en 2018 et 2019. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête, faute pour Allianz IARD de justifier d'une subrogation régulière dans les droits de son assuré, la société Cityscoot, au sens de l'article L. 121-12 du code des assurances. Les quittances produites émanaient de la société Lease Plan, propriétaire des scooters, et non de Cityscoot, qui n'avait pas perçu les indemnités. En conséquence, toutes les conclusions de la requête ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET SOULIE COSTE-FLORET & ASSOCIES

22 octobre 2024• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2111187

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société BMCE Euroservices SA, qui demandait l'annulation de la décision du 8 avril 2021 de la ministre du travail refusant d'autoriser le licenciement de M. B..., salarié protégé exerçant un mandat de membre suppléant du comité économique et social. Le tribunal a jugé que la ministre avait pu légalement estimer que les faits reprochés, liés à un non-respect des diligences en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, ne constituaient pas une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu notamment de l'ancienneté et du contexte. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés représentatifs et sur l'appréciation de la proportionnalité de la sanction.

Avocat : CABINET ALAIN LEVY ET ASSOCIES (SCP)

22 octobre 2024• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426719

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de police accordant le concours de la force publique pour l'expulsion locative de Mme G. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de sa vulnérabilité, de ses problèmes de santé, de la charge de ses enfants dont un majeur handicapé, et de son classement prioritaire DALO. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans se prononcer sur la condition d'urgence. La requête a été rejetée, incluant les conclusions au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET L & ASSOCIES

22 octobre 2024
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-22LY03733

Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

22 octobre 2024• 1ère chambre - formation à 3
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2100245

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la Métropole Nice Côte d'Azur à l'indemniser pour le non-renouvellement de son contrat. Le requérant soutenait que ses contrats à durée déterminée successifs, conclus sur le fondement de l'article 3-1 de la loi du 26 janvier 1984, auraient dû être requalifiés en contrat à durée indéterminée. Le tribunal a jugé que la rupture de la relation professionnelle ne constituait pas un licenciement abusif, car les contrats étaient régulièrement conclus pour un motif temporaire et n'avaient pas été renouvelés au-delà de la durée autorisée. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée.

Avocat : SCP SARTORIO-LONQUEUE-SAGALOVITSCH & ASSOCIÉS

22 octobre 2024• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403400

Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 28 février 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante philippine, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal juge que cet arrêté méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de résidence en France (18 ans) et du décès de son compagnon en 2022. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous trois mois et une autorisation provisoire de travail sous huit jours. L'État est condamné à verser 900 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

22 octobre 2024• 6ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404820

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A, ressortissante brésilienne, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de cinq jours. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, la requérante étant privée de justificatif de séjour et empêchée de poursuivre sa formation et ses droits sociaux. La décision se fonde sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la remise d'un récépissé en cas de dépôt d'un dossier complet.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

22 octobre 2024
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202420

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la SAS Coutandis, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les pertes d'exploitation subies par l'hypermarché E. Leclerc de Coutances lors du blocage par les "gilets jaunes" entre novembre et décembre 2018. Le tribunal a estimé que la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'était pas engagée, car les blocages, bien que constitutifs du délit d'entrave à la circulation prévu à l'article L. 412-1 du code de la route, ne résultaient pas d'un attroupement spontané mais d'une action organisée et préméditée. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SOULIE COSTE-FLORET & ASSOCIES

22 octobre 2024• 1ère chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410749

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait à être hébergée d'urgence avec sa fille de quatre ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ayant bénéficié d'un hébergement continu jusqu'à l'audience, et que la carence de l'État n'était pas établie au regard des moyens disponibles. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles relatifs au droit à l'hébergement d'urgence.

Avocat : SELARL HENRY TIERNY AVOCATS ASSOCIES

22 octobre 2024
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205827

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le titre exécutoire du 30 juin 2022 par lequel le syndicat mixte du lac d'Annecy réclamait à la SCI le Cret d'Esty une somme de 1 480,70 euros au titre de la participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC). Le tribunal a jugé que ce titre exécutoire méconnaissait l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, faute d'indiquer les bases de liquidation de la créance. En revanche, la demande d'annulation de la facture du 30 juin 2022 a été rejetée comme irrecevable, ce document n'étant pas une décision faisant grief. La demande de décharge de la somme a été rejetée, l'annulation pour vice de forme n'impliquant pas l'extinction de la créance.

Avocat : GAILLARD OSTER ASSOCIES

22 octobre 2024• 4ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-1902642

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Sovec Entreprises d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire ou in solidum de plusieurs constructeurs à l’indemniser des surcoûts liés à l’allongement d’un chantier, estimés à plus de 3,5 millions d’euros hors taxes. La requérante soutenait que les retards imputables aux défendeurs, identifiés dans un rapport d’expertise judiciaire, lui avaient causé un préjudice direct, et que son action n’était pas prescrite malgré un protocole transactionnel signé avec le maître d’ouvrage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société Sovec Entreprises ne démontrait pas de lien de causalité suffisant entre les fautes alléguées et le préjudice invoqué, et que l’expertise n’établissait pas de manière certaine la responsabilité des constructeurs dans le retard global. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité quasi-délictuelle des constructeurs et les règles de preuve en matière administrative.

Avocat : CHANON & LELEU ASSOCIES

22 octobre 2024• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2106624

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A, brigadier de police, contestant l'arrêté du 30 juillet 2021 établissant le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef pour 2021, dont il était exclu. Le tribunal a constaté que ce tableau d'avancement avait déjà été annulé par un jugement du Tribunal Administratif de Paris du 11 octobre 2023, entraînant un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Sur la demande indemnitaire, le tribunal a rejeté les conclusions de M. A, estimant qu'il n'apportait pas la preuve que les agents promus avaient des mérites inférieurs aux siens, et que ses préjudices allégués étaient hypothétiques. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIES

22 octobre 2024• 6ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201053

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de Mme Barbier, conseillère technique de service social, qui sollicitait le versement rétroactif de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter d’avril 2014. Le tribunal a jugé que, bien qu’exerçant des fonctions de responsabilité en santé, l’agent était affecté à une université (établissement public relevant du ministre de l’enseignement supérieur) et non dans un service déconcentré du ministère de l’éducation nationale, ce qui excluait l’application du décret n°91-1229 du 6 décembre 1991. La requérante ne pouvait pas non plus se prévaloir du décret n°2014-513 du 20 mai 2014, relatif à un autre régime indemnitaire. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SELARL MAITRE BARBARO ET ASSOCIES

22 octobre 2024• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401512

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de Mme A, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 3 mai 2024 s'était substitué à la décision implicite antérieure, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Enfin, il a écarté les griefs relatifs à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

22 octobre 2024• 6ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202419

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la SAS Tourlaville Distribution, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis lors du blocage de leur centre commercial par le mouvement des "gilets jaunes" entre le 17 novembre et le 31 décembre 2018. Le tribunal a considéré que la responsabilité sans faute de l'État, prévue à l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, n'était pas engagée, car les blocages constituaient des actions préméditées et organisées par un groupe structuré, et non des actes spontanés commis par un attroupement ou rassemblement au sens de cet article. Il a également écarté la responsabilité pour rupture d'égalité devant les charges publiques, sans que les motifs détaillés ne soient exposés dans l'extrait fourni. En conséquence, les demandes indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : SOULIE COSTE-FLORET & ASSOCIES

22 octobre 2024• 1ère chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202427

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la SA Argentan Distribution, qui demandaient la condamnation de l’État à les indemniser pour les pertes subies lors du blocage de leur magasin E. Leclerc à Argentan par le mouvement des « gilets jaunes » entre le 17 novembre et le 29 décembre 2018. Le tribunal a estimé que la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n’était pas engagée, car les blocages constituaient une action préméditée et organisée par un groupe structuré, et non un attroupement spontané au sens de ces dispositions. Il a également écarté la responsabilité pour rupture d’égalité devant les charges publiques, faute de préjudice anormal et spécial. En conséquence, les demandes indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : SOULIE COSTE-FLORET & ASSOCIES

22 octobre 2024• 1ère chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403451

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait la suspension du refus du préfet de la Côte-d'Or d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne démontrait pas que la décision attaquée le plaçait dans une situation de précarité immédiate, notamment au regard de son contrat jeune majeur. De plus, aucun doute sérieux n'a été soulevé sur la légalité du refus, fondé sur le caractère incomplet du dossier, en l'absence d'acte d'état civil authentique, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

22 octobre 2024
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205945

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Les Jardins d'Arcadie exploitation de deux recours en excès de pouvoir contre des refus du président du conseil départemental de la Dordogne de lui délivrer une autorisation de service d'aide et d'accompagnement à domicile. Concernant la première requête (n°2205945), la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée par le tribunal, elle est réputée s'en être désistée. Sur la seconde requête (n°2300813), le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 7232-4 du code du travail et 47 de la loi du 28 décembre 2015, et a rejeté la demande d'annulation de la décision du 21 décembre 2022.

Avocat : SELARL HOUDART ET ASSOCIES

22 octobre 2024• 5ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400405

Le Tribunal administratif de Toulon a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B C, qui a subi une paralysie du nerf sciatique après une opération chirurgicale à l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne en août 2022. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les causes, responsabilités et préjudices liés à cette prise en charge. Le tribunal a rejeté la demande d’établissement d’un pré-rapport, estimant que cette modalité relève de la libre appréciation de l’expert. Les droits de la caisse primaire d’assurance maladie du Var ont été réservés, et les dépens seront fixés ultérieurement.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES

22 octobre 2024