35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 683
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD
Avocat : CABINET D'AVOCAT MAZAS
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A et de l'association France-Terre d'asile, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 10 décembre 2024 de la préfète du Loiret fixant le pays de destination de l'éloignement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les requérants n'ont pas apporté de précisions suffisantes pour étayer leur grief d'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Nord l’assignant à résidence pour 45 jours en vue de l’exécution d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et n’a pas retenu les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’atteinte disproportionnée à sa vie privée. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les dispositions des articles L. 731-1 et L. 732-1 du même code.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) a rejeté la requête de M. D, praticien hospitalier, qui contestait le refus implicite de l’EPS Roger Prévot de lui accorder la protection fonctionnelle suite à un signalement et à des accusations de harcèlement. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, estimant que la décision implicite de rejet ne faisait pas grief au requérant. Il a également considéré que les conclusions visant à obtenir des injonctions spécifiques (lettre de soutien, courrier aux équipes, droit de réponse) étaient irrecevables car ne relevant pas de la compétence du juge administratif. La demande de M. D a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET HOUDART & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé les titres de perception émis les 8 et 11 juin 2020 par la DDFIP de l'Essonne à l'encontre de la SARL NJK ECHAFAUDAGES SERVICE, pour un montant total de 41 306 euros. Ces titres concernaient la contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et la contribution forfaitaire (article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Le tribunal a jugé que ces titres étaient dépourvus de base légale, car la décision de l'OFII du 5 février 2020 sur laquelle ils se fondaient avait été annulée par un jugement définitif du 28 février 2023. En conséquence, la société a été déchargée des sommes dues.
Avocat : CABINET FREDERIC NAIM
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a d’abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la préfète, jugeant la requête recevable. Sur le fond, elle a estimé que les moyens invoqués, tirés notamment de l’incompétence, du défaut de motivation, de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la même Convention, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. B contestant la création de quatre places de stationnement matérialisées au sol en septembre 2021 par le maire délégué de Prunoy (commune de Charny Orée de Puisaye), ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les deux places situées au droit du n°8, le marquage ayant été effacé en novembre 2023. Pour les deux places restantes au droit du n°10, la requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour M. B de justifier d'un intérêt à agir suffisant, les gênes alléguées (manœuvre, accès piéton) n'étant pas établies. La solution s'appuie sur les principes de recevabilité contentieuse et les articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales relatifs aux pouvoirs de police de la circulation et du stationnement.
Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur de ne pas l'inscrire au tableau d'avancement au grade de secrétaire administratif de classe supérieure pour 2022. Le tribunal a jugé que cette décision de refus de promotion, qui ne constitue pas un droit pour l'agent, n'avait pas à être motivée, rendant le moyen d'absence de motivation inopérant. Il a également estimé que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en se fondant sur la valeur professionnelle et les acquis de l'expérience de l'agent, sans commettre d'erreur manifeste. La requête a été rejetée sur le fondement des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2010-88 du 28 juillet 2010.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "travailleur temporaire" par le préfet de police de Paris. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande en raison d'un dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, et donc irrecevable. En l'espèce, M. A n'avait pas fourni l'attestation d'activité professionnelle requise, malgré la remise d'une liste de pièces manquantes. La requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2017. Le requérant contestait le refus de l'administration fiscale d'appliquer le mécanisme du quotient prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts (CGI) à ses gains d'acquisition d'actions gratuites et à la plus-value de cession. Le tribunal a jugé que les gains d'acquisition, imposés au taux proportionnel de 30 % en application de l'article 200 A du CGI, ne relevaient pas du barème progressif de l'article 197, condition nécessaire pour bénéficier du quotient. En outre, la plus-value de cession, bien qu'imposable au barème progressif, ne présentait pas un caractère exceptionnel au sens de l'article 163-0 A, car son montant ne dépassait pas la moyenne des revenus des trois années précédentes.
Avocat : CABINET CONSTANTIEUX (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, auditeur du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), contestant son exclusion définitive prononcée par la commission de discipline de l’établissement. Le requérant invoquait notamment l’irrégularité de la convocation et la méconnaissance du principe du contradictoire, en se fondant sur le règlement intérieur du centre associé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure applicable était celle prévue par le code de l’éducation (articles R. 811-10 à R. 811-42), et non le règlement intérieur invoqué, lequel n’était pas en vigueur. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la sanction disciplinaire.
Avocat : CABINET NAUSICA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A contestant l'arrêté du maire de Fleurieux-sur-l'Arbresle du 23 février 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de division foncière. La requérante soutenait notamment que l'opposition était tardive et que l'autorisation tacite était née, mais la commune a soulevé une fin de non-recevoir pour tardiveté du recours. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le recours contentieux, introduit plus de deux mois après la notification de l'arrêté, était tardif en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : CABINET BERGER ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à sa charge au titre des années 2012 et 2013. Ces impositions faisaient suite à une vérification de comptabilité de la société B et associés, dont les résultats non déclarés avaient été évalués d'office et regardés comme des revenus distribués à M. B, son gérant, sur le fondement du 1° de l'article 109 du code général des impôts. Le tribunal estime que M. B n'apporte pas la preuve que la société aurait supporté des charges plus importantes que celles admises par l'administration, et que sa qualité de seul maître de l'affaire suffit à établir la distribution des bénéfices. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge.
Avocat : CABINET KPMG AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle l’établissement public de santé (EPS) Roger Prévot a refusé d’accorder la protection fonctionnelle à Mme B, infirmière cadre supérieur de santé. Le tribunal constate que l’administration, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante, qui soutenait être victime de mesures de rétorsion après avoir lancé une alerte. En application de l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983, l’administration est tenue de protéger ses agents contre les agissements de harcèlement ou les diffamations subis à raison de leurs fonctions, sans qu’aucune faute personnelle ne soit imputée à l’agent. Le tribunal enjoint à l’EPS Roger Prévot d’accorder la protection fonctionnelle à Mme B et de prendre en charge les frais liés à sa défense, tout en rejetant le surplus des conclusions.
Avocat : CABINET LECAT ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Monsieur A B, ressortissant centrafricain, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 29 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a relevé que le préfet avait omis de se prononcer sur le droit au séjour de l'intéressé au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, bien que celui-ci ait été invoqué dans sa demande. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée pour défaut d'examen complet de la situation, entraînant par voie de conséquence l'annulation des mesures d'éloignement et de surveillance. La solution retenue est fondée sur les articles L. 423-23 du CESEDA et L. 911-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de la SCI La Roseraie contestant deux arrêtés du maire de Dinan-Léhon : l’un du 6 avril 2023 interdisant l’accès et l’habitation de son immeuble, et l’autre du 5 mai 2023 la mettant en demeure de réaliser des travaux de mise en sécurité. La SCI invoquait des vices de procédure (absence de consultation de l’architecte des bâtiments de France) et une erreur d’appréciation sur l’existence d’un danger imminent au sens des articles L. 511-19 et R. 511-4 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens n’étaient pas fondés et que la requête avait perdu son objet pour l’arrêté du 5 mai 2023, abrogé par un arrêté ultérieur.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de Mme A C à l'hôpital Sainte-Musse et à l'hôpital d'Instruction des Armées Sainte-Anne à partir de mars 2021. La requête, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, visait à déterminer les causes et responsabilités des préjudices allégués (rectocolite hémorragique et maladie inflammatoire chronique intestinale). Le juge a fait droit à cette demande d'expertise, la jugeant utile pour un éventuel litige au fond, et a rejeté la demande de mise hors de cause du docteur E, les fautes alléguées relevant potentiellement d'une faute de service engageant la responsabilité de l'administration.
Avocat : ESTEVE-RUA CABINET