2 266 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 266
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 167
Avec résumé IA
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Avocat : GATEAU LEBLANC
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui demandait l’exécution d’une ordonnance du 29 mars 2024 enjoignant au préfet de la Haute-Savoie de le reloger sous astreinte. Le tribunal a jugé que la demande était manifestement irrecevable, car il ne lui appartient pas de prononcer à nouveau la même injonction ou de procéder à une liquidation intermédiaire de l’astreinte, mais seulement à sa liquidation définitive après exécution. Il a rappelé que le versement de l’astreinte au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement incombe au préfet dès qu’elle est due pour six mois, et a invité le requérant à se tourner vers la préfecture ou à engager un recours indemnitaire. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : BLANC
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. et Mme C concernant leur demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017, 2018 et 2019, après que l'administration a prononcé un dégrèvement total. Les requérants ont maintenu uniquement leurs conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a condamné l'État à leur verser 1 500 euros pour frais de justice, en application de cet article.
Avocat : DELBOSC CLAVET BLANC CURZU
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 3 novembre 2022 retirant sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable était régulière, M. B ayant pu présenter ses observations. Sur le fond, il a estimé que le retrait, fondé sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifié par les condamnations pénales répétées de l'intéressé pour travail dissimulé et emploi d'étrangers sans titre. La sanction a été jugée proportionnée à la gravité des faits, et le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Marseille et le préfet des Bouches-du-Rhône pour ordonner l'expulsion de la SAS SC, occupante sans droit ni titre d'une dépendance du domaine public maritime. La solution retenue est que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse. L'urgence est caractérisée par la nécessité de mettre fin à l'occupation illégale et de permettre la réalisation de travaux de réhabilitation conformément à l'autorisation d'occupation temporaire délivrée par l'État. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : BLANCHARD
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet de la Haute-Corse refusant un permis de construire et retirant un permis tacite. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative. Le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l’article R. 421-1 du même code, avait commencé à courir le 3 juin 2021, date de notification de l’arrêté, et la requête n’a été enregistrée que le 14 janvier 2022.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PLENOT-SUARES-BLANCO-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Bouches-du-Rhône et la commune de Marseille pour ordonner l'expulsion de la SAS SC, occupante sans droit ni titre d'une dépendance du domaine public maritime. La solution retenue est que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse, l'occupation étant illégale. Toutefois, le juge a estimé que l'urgence n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une libération des lieux avant le 30 septembre 2024, en l'absence de perspective immédiate de travaux ou de résiliation de la convention d'occupation. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet du Nord du 3 décembre 2023 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant (insuffisance de motivation, défaut d’examen, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, mère de deux jeunes enfants, qui se trouvait à la rue et sollicitait une injonction d'hébergement d'urgence. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, il a rejeté sa demande d'injonction, estimant que, malgré la situation d'urgence, l'administration n'avait pas commis d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, compte tenu des tensions du dispositif de veille sociale et des efforts déployés par l'État. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 121-7, L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BLANCHOT
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2024 de la préfète du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure tirés des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que les erreurs d'appréciation au regard de l'article 3 du même règlement et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Italie, pays responsable de l'examen de la demande d'asile selon les critères du règlement Dublin.
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Mantes-la-Jolie qui demandait l'expulsion de l'association LFM Radio (Elles FM) des locaux qu'elle occupe sans titre depuis le 31 décembre 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la commune n'établissant pas la nécessité de réaliser des travaux avant la rentrée de septembre 2024, et que l'utilité de la mesure n'était pas démontrée. La demande de la commune a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à l'association au titre des frais de justice.
Avocat : BLANCHETIER
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 30 juillet 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A s'étant maintenu irrégulièrement en France malgré une obligation de quitter le territoire sans délai. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant la mesure proportionnée.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Marne du 26 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence de perspective raisonnable d’éloignement et la méconnaissance du droit d’être entendu. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que la délégation de signature était régulière, que l’arrêté était suffisamment motivé et que les perspectives d’éloignement étaient établies. La décision s’appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Marne de statuer sur sa demande de titre de séjour, en invoquant l'urgence liée à sa précarité administrative. Le tribunal a estimé que la demande était mal fondée, car une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel la préfète de l'Ain avait prolongé d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la prolongation était légalement fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé en France et de l'absence de circonstances humanitaires. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de classement sans suite d’une demande de naturalisation prise par la préfète du Val-de-Marne, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne relevait pas de l’article 45 de ce décret, qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les décisions du ministre. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Melun, territorialement compétent.
Avocat : LEBLANC