343 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
343
Décisions totales
383 581
Ordonnances
230 781
Avec résumé IA
Avocat : BONNET
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de Mme F épouse B et de M. B contre les décisions du préfet de la Vienne du 5 juillet 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment un défaut d'examen de leur situation familiale, le préfet ayant omis de mentionner leur fils, qui a obtenu le statut de réfugié en France. Ils invoquaient une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et une erreur manifeste d'appréciation, arguant que la cellule familiale ne pouvait se reconstituer en Russie en raison du statut de réfugié de leur fils. Ils soutenaient également que la décision fixant le pays de destination violait l'article 3 de la CEDH, compte tenu des risques de persécution en Russie liés à des convocations pour activités extrémistes et enrôlement militaire. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 24 juillet 2024 du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale, notamment en raison de la délégation de signature régulière accordée au signataire et de l'absence de preuve d'un défaut d'information ou d'entretien individuel conforme au règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens soulevés par le requérant, tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Vienne refusant de délivrer une attestation de prolongation d'instruction du renouvellement de titre de séjour de M. C. Cette décision est devenue sans objet car le préfet a délivré l'attestation le 29 juillet 2024, après l'introduction du recours. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de M. C au titre des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car un arrêté explicite de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français avait été pris entre-temps. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.