703 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
703
Décisions totales
383 581
Ordonnances
293 063
Avec résumé IA
Avocat : AD'VOCARE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C, qui demandait la délivrance d'un récépissé autorisant le travail et l'exécution d'un jugement de 2022. Ce désistement est intervenu après que le préfet du Puy-de-Dôme a délivré à l'intéressée une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions principales. La requérante a maintenu ses conclusions au titre des frais d'instance, mais le tribunal les a rejetées. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur les demandes principales et un rejet des frais, sans application de textes spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C de ses conclusions principales après que le préfet du Puy-de-Dôme lui a délivré un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle, mais a rejeté ses conclusions tendant au remboursement des frais d'instance. La solution retenue met fin au litige, le désistement étant pur et simple et l'urgence ayant disparu.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande d'hébergement d'urgence de Mme D et M. B, ressortissants mongols sans abri, Mme D étant enceinte de plus de six mois. Les requérants invoquent une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit à l'hébergement d'urgence et à ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants. Le tribunal admet les requérants à l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il rappelle que la prise en charge des femmes enceintes sans domicile relève, en application des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, de la compétence du président du conseil départemental et non de l'État.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, mère isolée de deux jeunes enfants sans domicile, qui demandait une injonction d'hébergement d'urgence. Le juge a constaté que la situation de détresse sociale et médicale de la famille constituait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, ainsi qu'à l'intérêt supérieur de l'enfant. En application des articles L. 221-1, L. 222-5 et L. 222-3 du code de l'action sociale et des familles, il a enjoint au préfet du Puy-de-Dôme de proposer un hébergement d'urgence à Mme A et ses enfants sous 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête en référé liberté de M. A, ressortissant albanais, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 2 août 2023 lui refusant un titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il relève que le requérant, qui sollicite un premier titre de séjour "travailleur temporaire" après avoir bénéficié de titres antérieurs, n'établit pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation matérielle, malgré ses difficultés à payer son loyer et une promesse d'embauche. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant serbe, contre les arrêtés du préfet du Puy-de-Dôme du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le détournement de procédure, et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral du 6 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour. Le tribunal constate que le requérant a été placé en centre de rétention administrative à Lyon le 20 août 2024. En application des articles R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève désormais de la compétence territoriale du tribunal administratif de Lyon. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, comme prévu à l'article R. 612-5-1 du même code, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 14 août 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement.
Avocat : MACAREZ
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 18 juillet 2024 l'assignation à résidence et une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, jugeant l'assignation à résidence suffisamment motivée et légale au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'éloignement restait une perspective raisonnable malgré les tensions diplomatiques alléguées. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les décisions préfectorales.
Avocat : AARPI AD'VOCARE