1 956 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 956
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 006
Avec résumé IA
Avocat : DANET
Avocat : WOLDANSKI
Avocat : DANGLETERRE
Avocat : DANNAUD
Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS
Avocat : DANDAN
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. B, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 9 janvier 2025, permettait au requérant de travailler et de bénéficier de ses droits sociaux. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de délivrance d’un certificat de résidence, a rejeté la requête de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intéressé ayant obtenu un récépissé valable jusqu’au 8 novembre 2024 et ayant saisi le tribunal tardivement. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 7 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté et de l'irrégularité de son séjour, de l'absence de justification d'une intégration professionnelle stable et de la persistance de ses attaches familiales en Tunisie. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Rennes refusant l'autorisation d'instruire un enfant au sein de la famille pour l'année scolaire 2024-2025. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la poursuite d'une scolarisation classique ne portait pas une atteinte grave et immédiate aux intérêts de l'enfant. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Voici un résumé de la décision : Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. C, ressortissant burkinabé. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car le refus était suffisamment motivé, l'examen de la situation individuelle avait été réalisé, et la demande de titre ne constituait pas un renouvellement mais une première demande pour laquelle les justificatifs de ressources étaient insuffisants. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 9 de la convention franco-burkinabé du 14 septembre 1992.
Avocat : DANTIER
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme C, qui contestait la délibération du 10 mai 2022 du jury d'admission directe en deuxième année de médecine de l'université Jean-Monnet de Saint-Étienne. La requérante soulevait plusieurs moyens, notamment l'irrégularité de la signature de la délibération et la composition du jury. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, estimant que la signature du président du jury, accompagnée des mentions requises, était suffisante. La solution retenue est le rejet de la requête de Mme C, le tribunal ne s'étant pas prononcé sur les autres moyens dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination (République du Congo) prises par le préfet du Nord le 3 mai 2024. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de son droit au maintien sur le territoire en raison d'une notification irrégulière de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, et une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure d'asile avait été régulièrement notifiée, et qu'aucune atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale ou risque de traitements inhumains n'était établi. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, un ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Pakistan comme pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux, de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risques au Pakistan) et d'erreur d'appréciation sur le refus de délai de départ volontaire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant bosnien, contestant l'arrêté du 12 août 2024 par lequel le préfet du Nord a fixé le pays de destination de son éloignement, en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire définitive du territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et d'irrégularité de notification, et a jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments sérieux établissant un risque de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Bosnie, contrairement aux articles 3 de la CESDH et 3-1 de la convention contre la torture. Il a également estimé que les moyens tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant étaient inopérants, car ces conséquences découlent de la décision judiciaire d'interdiction du territoire et non de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 19 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que les irrégularités alléguées dans la notification de l'arrêté étaient sans incidence sur sa légalité et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et de l'interdiction de retour, en application des articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JAIDANE
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement et le changement de statut du titre de séjour de Mme A, ressortissante camerounaise. Le juge a considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de motivation, le défaut d'examen sérieux, la violation des articles L. 421-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'urgence.