827 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
827
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 321
Avec résumé IA
Avocat : DAVID
Avocat : LE ROUGE DE GUERDAVID
Avocat : GOURINAT DAVID
Avocat : SCP HEMZELLEC-DAVIDSON
Avocat : CABINET P. DAVID, M.C. DAVID-LENHOF, B. VELER, AVOCATS ASSOCIÉS
Avocat : DAVID-BELLOUARD
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite refusant le transfert de M. A, détenu, vers une maison centrale d'Île-de-France. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis ne démontrant pas que le maintien à la maison d'arrêt de Nancy-Maxéville empêchait les visites de sa compagne ou de sa famille. La requête a été rejetée par ordonnance sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant libanais, qui demandait la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que le requérant avait tardé à effectuer ses démarches administratives et que la menace de licenciement invoquée n'était pas suffisamment établie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la procédure était régulière et que le préfet n’avait commis ni erreur manifeste d’appréciation ni violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le renouvellement de son attestation de demande d'asile. Le juge a constaté que l'attestation avait déjà été renouvelée le 17 juillet 2024, soit avant l'introduction de la requête, rendant celle-ci dépourvue d'objet et irrecevable. La condition d'urgence et l'atteinte grave à une liberté fondamentale invoquées par la requérante n'ont donc pas été examinées au fond.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de l’Orne de délivrer une carte nationale d’identité et un passeport à l’enfant de Mme B, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la décision attaquée relève des pouvoirs de police et que, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du lieu de résidence de la requérante, situé à Évreux (Eure). Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Rouen, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Avocat : DAVID BOYLE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 juin 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'ancienneté et de la continuité de la mesure depuis 2017, et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur d'appréciation, atteinte à l'article 3 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.