715 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
715
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 669
Avec résumé IA
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Avocat : FORTAT AARPI VALWILL
Avocat : SELARL BRETLIM FORTUNY
Avocat : SELARLU MAËL MONFORT
Avocat : FORTUNATO
Avocat : FORTAT
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, mère d'un enfant nouveau-né, afin d'obtenir une solution d'hébergement d'urgence. Le juge a constaté que la carence de l'État à proposer un hébergement à la requérante et à son enfant, en situation de rue, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit à l'hébergement d'urgence, garanti par le code de l'action sociale et des familles. Il a ainsi ordonné au préfet du Nord de proposer à Mme B et à son enfant une solution d'hébergement adaptée dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant demandait d'enjoindre au préfet du Nord d'enregistrer son changement d'adresse sur la plateforme ANEF et de lui délivrer un titre de voyage. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, la carte de séjour existante autorisant déjà le travail, et que la condition d'urgence n'était pas établie pour la délivrance d'un titre de voyage. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de M. C B, ressortissant brésilien, contestant un arrêté préfectoral du Gard du 10 août 2024. Cet arrêté lui imposait une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Les autres moyens, tirés notamment de l'absence de menace pour l'ordre public et de l'insuffisance de motivation, ont également été écartés.
Avocat : FORTUNET
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A pour contester le refus implicite du préfet de police d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de réfugié. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales à fin d'annulation et d'injonction, ne maintenant que ses demandes de frais d'instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté le surplus des conclusions, estimant qu'il n'y avait pas lieu de condamner l'État aux frais d'instance, M. A ayant déjà obtenu l'aide juridictionnelle totale. La décision est fondée sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : LEFORT
Avocat : DIEUDONNE DE CARFORT