562 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
562
Décisions totales
383 581
Ordonnances
288 864
Avec résumé IA
Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Avocat : SCP HENRY-CHICHET-PAILLES-GARIDOU
Avocat : CABINET HENRY - CHARTIER-PREVOST - PLAS - GUILLOUT
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Avocat : SELARL HENRY TIERNY AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Saint-Chinian sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine, situé 7 rue Saint-Laurent. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures de nature à y remédier. Cette décision s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet des Pyrénées-Orientales visant à suspendre un permis de construire délivré par le maire de Villeneuve-La-Rivière pour un hangar agricole. Le préfet soutenait que l'avis conforme qu'il avait émis, assorti de réserves, devait être requalifié en avis défavorable, créant une compétence liée pour le maire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment sur la nature de l'avis préfectoral et la nécessité agricole du projet, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant la décision proportionnée. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, en estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions d'éloignement et d'interdiction de retour. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 613-1 et L. 612-6) et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 22 avril 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, le juge ayant constaté que l'arrêté avait été notifié le 13 juin 2024 avec mention des voies et délais de recours, et que la requête, enregistrée le 1er juillet 2024, dépassait le délai de quinze jours prévu à l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal n'a donc pas examiné les moyens de fond soulevés par le requérant, relatifs à son état de santé mentale et aux risques en cas de retour en Pologne ou au Sri Lanka.