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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

369 318

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431071

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, un ressortissant sri-lankais, contestant la décision de la préfète de l'Essonne du 22 novembre 2024 prononçant son maintien en rétention. Le tribunal a jugé que les moyens de légalité externe (incompétence, motivation, défaut d'examen) étaient inopérants dans le cadre de ce recours spécifique. Sur le fond, il a estimé que la préfète avait justifié à bon droit que la demande d'asile de M. B, présentée tardivement alors qu'il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, visait uniquement à faire échec à son éloignement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 754-2, L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MASILU-LOKUBIKE

9 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2203541

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation d'Aix-Marseille Université à lui verser 3 049,50 euros en réparation du préjudice résultant d'une erreur de convocation à un examen de rattrapage pour l'année 2015-2016. Le tribunal a jugé que la faute alléguée n'était pas établie, car la requérante n'a pas démontré avoir été assidue et avoir rendu tous les devoirs prévus, comme l'exigeaient les articles D. 821-1 du code de l'éducation et la circulaire du 9 juin 2015. En l'absence de lien de causalité direct entre l'erreur de convocation et le préjudice financier (reversement de bourse), les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LOUARD

9 décembre 2024• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210668

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre l'invitation à quitter le territoire, celle-ci ne constituant pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : BELOTTI

9 décembre 2024• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316651

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, née le 11 septembre 2023, qui avait refusé de délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié à M. A, ressortissant albanais. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d’appréciation, faute de justifier son refus alors que le requérant disposait d’une autorisation de travail et de justificatifs d’emploi. Il enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais d’instance. La décision s’appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LE FLOCH

9 décembre 2024• 10ème chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00684

Avocat : MAILLOT

6 décembre 2024• 2ème chambre - formation à 3
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203200

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de la SARL Pharmacie Defert, qui contestait l'arrêté du maire d'Avignon du 22 novembre 2021 modifiant le sens de circulation avenue de la Trillade et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour prendre cet arrêté en vertu de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales, la police de la circulation sur les voies intra-agglomération relevant de ses pouvoirs. Les autres moyens, tirés de l'absence d'étude d'impact et du caractère disproportionné de la mesure, ont également été écartés. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de l'arrêté ont été rejetées.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

6 décembre 2024• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201158

Le Tribunal Administratif de Nîmes a statué sur la demande d'indemnisation de M. B, ancien militaire affecté sur un site d'essais nucléaires, pour les préjudices résultant d'un cancer des glandes salivaires. Après avoir reconnu le lien de causalité par un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille, le tribunal a évalué les préjudices avant et après consolidation, incluant frais médicaux, assistance tierce personne, déficits fonctionnels, souffrances endurées et préjudice esthétique. La solution retient une indemnisation partielle, fixant le montant dû par le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires à 31 748 euros, conformément à l'offre de ce dernier, et rejette le surplus des demandes. Les textes appliqués sont la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

6 décembre 2024• 3ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407060

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, de nationalité mauritanienne, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la remise des brochures d'information le lendemain de la prise d'empreintes ne méconnaissait pas l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et que l'entretien individuel, bien que stéréotypé, ne démontrait pas un défaut de qualification de l'agent au sens de l'article 5 du même règlement. Il a également estimé que la présence de deux frères en France ne constituait pas un motif suffisant pour faire application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la légalité de l'assignation à résidence n'étant pas contestée indépendamment, l'ensemble des conclusions a été rejeté.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

6 décembre 2024• Eloignement urgent
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2208157

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, cadre de santé paramédical de la filière médico-technique, qui contestait le refus des Hospices civils de Lyon (HCL) de lui verser la "prime Veil". La requérante invoquait une rupture d'égalité avec les cadres de la filière infirmière, qui bénéficient de cette prime. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre les deux filières, prévue par le décret n° 88-1083 du 30 novembre 1988, est justifiée par une différence de situation objective et n'est pas contraire au principe d'égalité. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : LOPEZ

6 décembre 2024• 8ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203706

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de la SARL Pharmacie Defert contestant un arrêté du maire d'Avignon du 22 novembre 2021 modifiant le sens de circulation avenue de la Trillade. La juridiction a jugé que le maire était compétent pour prendre cette mesure de police de la circulation en agglomération, conformément à l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales. Les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité, de l'absence d'étude d'impact et du caractère disproportionné de la mesure ont été écartés. Par conséquent, la demande d'annulation de l'arrêté et la demande indemnitaire pour préjudice anormal et spécial ont été rejetées.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

6 décembre 2024• 3ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200477

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un mandat de paiement émis par le maire de Pignans pour le versement des indemnités des élus en janvier 2022. Le tribunal a jugé que le mandat était accompagné des pièces justificatives requises par le décret n°2016-33 du 20 janvier 2016 et le code général des collectivités territoriales, notamment un état liquidatif détaillé. Il a également écarté les moyens tirés de l'illégalité par voie d'exception des actes fondant les indemnités, les considérant comme infondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. B.

Avocat : MAUDUIT LOPASSO GOIRAND ET ASSOCIES

6 décembre 2024• 2ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403047

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour, estimant que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour pour avis, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. C justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et assignation à résidence ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS CIANCIARULLO-GARGADENNEC (AARPI)

6 décembre 2024• étrangers JU
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402285

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise contradictoire à la demande de la communauté de communes d'Auxonne Pontailler Val-de-Saône. Cette mesure vise à déterminer les causes et origines des désordres affectant le système de chauffage et de ventilation de bâtiments communautaires, dont les travaux d'extension et de restructuration ont été réalisés en 2018 dans le cadre d’un marché public. La solution retenue fait droit à la requête sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en raison de l’utilité de la mesure pour éclairer le tribunal sur les responsabilités éventuelles et les préjudices subis.

Avocat : LANGLOIS ELISE

6 décembre 2024
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302797

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Orne de lever son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). Le tribunal a jugé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de droit, car l'inscription au FINIADA constitue une mesure d'exécution de l'arrêté du 24 janvier 2020, lequel n'a pas été contesté. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 312-3, L. 312-11, L. 312-13 et L. 312-16 du code de la sécurité intérieure, dès lors que la dangerosité potentielle de M. B pour l'ordre public ou la sécurité des personnes n'était pas établie comme ayant cessé.

Avocat : ASSOCIATION LERAYER COHEN POISSON BOLLOTTE

6 décembre 2024• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2208156

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, cadre de santé paramédical de la filière médico-technique, qui contestait le refus des Hospices civils de Lyon (HCL) de lui verser la "prime Veil". La requérante invoquait une rupture d'égalité avec les cadres de la filière infirmière, qui bénéficient de cette prime. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre les deux filières, fondée sur le décret n° 88-1083 du 30 novembre 1988 et le décret n° 2012-1466 du 26 décembre 2012, est justifiée par une différence de situation objective et par l'intérêt général, et ne méconnaît donc pas le principe d'égalité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, incluant l'annulation de la décision, l'injonction de versement et les frais de justice.

Avocat : LOPEZ

6 décembre 2024• 8ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403141

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 23 avril 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué.

Avocat : GRAVELOTTE BERENGERE

6 décembre 2024• 4 ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402365

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté de la préfète du Rhône du 13 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Les conclusions accessoires (délai de départ volontaire, pays de renvoi, injonction et frais) ont été rejetées par voie de conséquence. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MIFSUD ELODIE

5 décembre 2024• 3ème chambre
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA01195

Avocat : BLONDIO MONDOLONI

5 décembre 2024• 3ème chambre - formation à 3
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307921

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Bonnet-de-Mure délivrant un permis d'aménager pour un lotissement de 25 lots destiné à un parc d'activités. Les requérants, riverains, contestaient la légalité de l'autorisation en soulevant notamment l'incomplétude du dossier, l'insuffisance de l'étude d'impact, la méconnaissance des règles d'inconstructibilité et l'incompatibilité avec le SCOT et le PLU. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du code rural, et que les exceptions d'illégalité du PLU n'étaient pas fondées. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser des sommes à la commune et au pétitionnaire au titre des frais de justice.

Avocat : COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

5 décembre 2024• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2206506

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, agent du département de la Dordogne, d’une demande d’indemnisation des préjudices subis suite à un accident de service survenu le 6 avril 2017. La responsabilité sans faute du département a été engagée après que l’imputabilité au service de l’accident a été reconnue par un arrêté du 22 février 2022, pris en exécution d’un arrêt de la cour administrative d’appel. Le tribunal a jugé que les préjudices personnels et patrimoniaux invoqués par la requérante n’étaient pas suffisamment établis en l’état. Avant de statuer sur le montant de l’indemnisation, il a ordonné une expertise médicale afin d’évaluer la nature et l’étendue des préjudices indemnisables.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

5 décembre 2024• 4ème chambre