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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

371 932

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410675

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, ce dernier ne justifiant d'aucune attache personnelle ou familiale en France. Les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation sur la durée de l'interdiction de retour, ont également été écartés. La décision se fonde notamment sur les articles L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DELOBEL

29 octobre 2024• Reconduite à la frontière
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT01262

Avocat : CABINET POLLONO

29 octobre 2024• 5ème chambre
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2006193

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête des consorts K et E, qui demandaient réparation du préjudice résultant du suicide de N K, survenu après un avis du comité médical interdépartemental des agents territoriaux du 14 juin 2018. Les requérants contestaient la régularité de cet avis, invoquant notamment une composition irrégulière du comité et un défaut d’information. Le tribunal a jugé que l’avis litigieux n’était pas susceptible de recours et que les irrégularités alléguées n’étaient pas établies, écartant ainsi toute faute de nature à engager la responsabilité de l’État ou du Centre interdépartemental de gestion (CIG) de la Grande Couronne. La décision s’appuie sur les dispositions des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que sur le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 relatifs à la fonction publique territoriale.

Avocat : CABINET CALLON AVOCATS & CONSEIL

29 octobre 2024• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201891

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la condamnation de l'État à l’indemniser pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence résultant de son exposition à l’amiante dans le bâtiment « Le Tripode » entre 1972 et 1992. Le tribunal a jugé que la créance de Mme B était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale ayant commencé à courir le 1er janvier 2015, date à laquelle elle avait eu connaissance de l’étendue du risque par une lettre ministérielle de 2014. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner le fond de la responsabilité de l’État.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

29 octobre 2024• 3ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401871

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, contestant l'arrêté du 11 octobre 2024 du préfet du Loiret l'assignant à résidence dans l'Indre pour 45 jours. La requérante invoquait l'illégalité de cet arrêté par exception d'illégalité de la décision de transfert vers l'Espagne, responsable de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision de transfert était légale, notamment en ce qu'elle était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DIALLO

29 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112818

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence résultant de son exposition à l'amiante dans le bâtiment "Le Tripode" entre 1974 et 1992. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre, estimant que la créance était prescrite. Il a jugé que les droits de la requérante avaient été acquis au plus tard le 14 novembre 2014, date à laquelle l'administration avait reconnu le niveau d'exposition professionnelle des agents concernés. La demande d'indemnisation, présentée par courrier du 9 septembre 2021, était donc tardive au regard du délai de quatre ans prévu par la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

29 octobre 2024• 3ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405460

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la requête de M. A qui demandait la condamnation de la commune de Montpellier à lui verser une provision de 120 106 euros pour le préjudice subi suite à la résiliation de sa convention d'occupation du domaine public. Le juge des référés accueille la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la requête est irrecevable en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir formé une demande préalable auprès de l'administration avant de saisir le tribunal. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen au fond de l'obligation alléguée.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

28 octobre 2024
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410172

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 1er octobre 2024 obligeant un ressortissant italien à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de trois ans. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que M. B résidait en France depuis l'âge de dix ans, que toute sa famille y vivait et qu'il n'avait aucune attache en Italie, malgré ses condamnations pénales. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de circulation ont été annulées.

Avocat : MAZZARELLO

28 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403786

**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Sérignan d'une demande d'expertise et de communication de documents contre l'AFUA "Les jardins de Sérignan", dans le cadre d'un litige sur l'exécution d'un traité de concession d'aménagement. Le juge a fait droit à la demande d'expertise, la jugeant utile pour déterminer l'état de réalisation des ouvrages et leur conformité au contrat, en vue d'un éventuel litige principal. En revanche, la demande de communication de documents sous astreinte a été rejetée, le juge estimant que cette mesure n'était pas utile en l'état, la commune pouvant obtenir ces informations par d'autres voies. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

28 octobre 2024
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401985

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait la décision de transfert vers l'Espagne prise par le préfet du Doubs en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement sur l'information et l'entretien individuel, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation au titre de l'article 17, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert et de l'assignation à résidence, sans faire droit à la demande d'annulation.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

28 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405099

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 18 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé. Il a également rejeté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VALOIS

28 octobre 2024• 7ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428084

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur de l'Institut d'études politiques de Paris interdisant à un étudiant l'accès aux locaux de Sciences Po à titre conservatoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'étudiant n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'impact sur sa scolarité. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

28 octobre 2024
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 491057

Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT

28 octobre 2024ECLI:FR:CECHR:2024:491057.20241028• 2ème et 7ème chambres réunies
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403637

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser Mme B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation en juillet 2017. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission dans le délai imparti. Le tribunal a fixé la période de responsabilité à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission, soit à partir de janvier 2018, et a accordé à Mme B une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence.

Avocat : CABINET CALLON AVOCATS & CONSEIL

28 octobre 2024• Pole Social (JU)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210919

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, un ressortissant afghan demandeur d'asile, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 5 septembre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour refus d'une proposition d'hébergement. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, requalifiant la décision en refus de conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État du 31 juillet 2019. Il a jugé que le moyen tiré de l'erreur de droit n'était pas fondé, l'OFII ayant respecté la procédure contradictoire prévue par la directive 2013/33/UE. En revanche, le tribunal a retenu l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que l'OFII n'avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité de M. A, liée à son état de santé et à sa situation de demandeur d'asile, pour justifier la décision. Par conséquent, la décision att

Avocat : DAVID-BELLOUARD

28 octobre 2024• 8ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428086

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 octobre 2024 par laquelle le directeur de l'Institut d'études politiques de Paris avait interdit à une étudiante l'accès aux locaux de l'établissement à titre conservatoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu des circonstances de l'espèce. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'éducation.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

28 octobre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428089

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 octobre 2024 par laquelle le directeur de l'Institut d'études politiques de Paris avait interdit à Mme A, étudiante, l'accès aux locaux de l'établissement à titre conservatoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que l'impossibilité d'accéder à la bibliothèque pour effectuer son travail de stage portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

28 octobre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428082

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé-suspension par une étudiante de Sciences Po Paris, Mme B, contestant une décision du 7 octobre 2024 lui interdisant l'accès aux locaux de l'établissement à titre conservatoire. La requérante invoquait l'urgence, arguant que cette mesure l'empêchait de suivre ses cours et de passer ses examens, et faisait état de doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment son insuffisante motivation et son caractère disproportionné. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, rappelant qu'elle doit être appréciée objectivement et concrètement au regard de l'atteinte grave et immédiate à la situation du requérant. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative, ainsi que du code de l'éducation.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

28 octobre 2024
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311472

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme E contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour son fils, au motif qu'elle présentait une demande de réexamen d'asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le refus était fondé sur le 3° de l'article L. 551-15 du CESEDA, qui permet de refuser les conditions matérielles d'accueil en cas de demande de réexamen. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII.

Avocat : RUDLOFF

28 octobre 2024• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310041

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet des Bouches-du-Rhône d'abroger un arrêté d'expulsion de 2015. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus de réexamen, car celui-ci résulte d'une décision implicite périodique prévue à l'article L. 632-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus d'abrogation était légale, la menace grave à l'ordre public persistant et les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 632-4, L. 631-1, L. 632-6, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étant pas fondés.

Avocat : BARTOLOMEI

28 octobre 2024• 3ème Chambre