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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

372 566

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411017

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé-suspension par l'association Agir pour Ozouër-le-Voulgis, qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 29 avril 2024 autorisant un défrichement de 0,9074 hectare à Ozouër-le-Voulgis, ainsi que de la décision du 24 août 2023 dispensant le projet d'évaluation environnementale. La requérante invoquait notamment l'urgence écologique, l'absence d'étude environnementale, et le défaut de consultation de l'architecte des Bâtiments de France en raison de la proximité d'un monument historique. En défense, le préfet de Seine-et-Marne, le préfet de la région Île-de-France et la société pétitionnaire ont soulevé des fins de non-recevoir, notamment la tardiveté du recours et la nature d'acte préparatoire de la dispense d'évaluation environnementale, et ont contesté l'urgence et l'existence d'un doute sérieux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, les travaux n'ayant pas débuté et l'autorisation étant valable cinq ans, et que les moyens soulevés n'étaient pas de

Avocat : CLOIX & MENDES-GIL

17 octobre 2024
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2405779

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du marché public de substitution conclu le 9 juillet 2024 entre Rennes Métropole et la société Est Industrie Sentis pour la reprise des chaudières de l'usine de Villejean. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante Ruths SpA ayant attendu neuf mois pour agir et son comportement ayant contribué à la situation. Il a également jugé qu'aucun doute sérieux n'affectait la légalité du contrat, la collectivité justifiant de l'utilité du marché pour assurer la conformité des installations à la directive 2014/68/UE et à la norme EN 12952. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LOIRE

17 octobre 2024
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2202088

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D B et de ses co-demandeurs, qui sollicitaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite au décès de M. G E, survenu le 11 avril 2004 des suites d'un cancer radio-induit. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a estimé que les requérants disposaient d'indications suffisantes sur l'imputabilité du dommage au service dès 2011, date de la première demande d'indemnisation auprès du CIVEN, et que leur réclamation indemnitaire du 13 décembre 2021 était tardive. Par conséquent, la créance a été jugée prescrite et la demande d'indemnisation a été rejetée.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

17 octobre 2024• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406004

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A, demandant l'annulation du refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'entretien de vulnérabilité s'était déroulé en anglais, langue comprise par la requérante, et que l'information requise par l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lui avait été fournie. Il a également jugé que la décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du même code pour dépôt tardif de la demande d'asile sans motif légitime, était suffisamment motivée et exempte d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a annulé la décision attaquée et enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de huit jours.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

17 octobre 2024• Eloignement urgent
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317963

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Sarthe le 27 octobre 2023. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

17 octobre 2024• 7ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2403981

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, se disant M. B E, qui contestait un arrêté du préfet du Var du 14 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la directrice de cabinet disposant d'une délégation régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur la minorité de l'intéressé, faute d'éléments probants, et celui tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant d'aucune attache familiale ou privée significative en France. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : REBOLLO

17 octobre 2024• Reconduites à la frontière
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300703

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du 23 février 2023 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé le licenciement de Mme A, salariée protégée et membre suppléante du comité social et économique. La juridiction a estimé que les faits reprochés à Mme A, consistant en des propos tenus dans le cadre de ses missions et n'excédant pas les limites de la liberté d'expression d'un représentant du personnel, ne présentaient pas une gravité suffisante pour justifier un licenciement. Cette solution a été retenue en application des articles L. 2411-3 du code du travail et des principes régissant le contrôle de l'inspecteur du travail sur les demandes de licenciement des salariés protégés.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

17 octobre 2024• 2ème chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-22LY01579

Avocat : TEILLOT & ASSOCIES

17 octobre 2024• 4ème chambre - formation à 3
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2201654

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, fonctionnaire des douanes, contestant le refus implicite de communication de cinq enveloppes scellées contenant des expertises médicales de son dossier administratif. Se fondant sur les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, le tribunal a jugé que ces documents constituent des documents administratifs communicables. Il a annulé la décision de refus et enjoint à l’administration de communiquer les enveloppes au médecin traitant de M. A dans un délai d’un mois, sans astreinte.

Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

17 octobre 2024• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203141

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B épouse C, ressortissante marocaine, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de carte de résident « résident de longue durée-UE » fondée sur l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La préfète du Val-de-Marne a opposé un non-lieu à statuer en raison de la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle, mais le tribunal a écarté cette exception, jugeant que ce titre n’a pas la même portée qu’une carte de résident. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, et a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : CLORIS

17 octobre 2024• 9ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315886

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. B, qui contestait le rejet implicite de son recours gracieux contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 9 020,47 euros et sollicitait une remise de dette. Le juge a estimé que, bien que la situation de précarité de M. B ne soit pas contestée, sa bonne foi n'était pas établie en raison d'omissions déclaratives répétées sur ses ressources pendant plusieurs mois, révélant une volonté de dissimulation et constituant une manœuvre frauduleuse. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, la remise de dette ne peut être accordée en cas de fausse déclaration. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : TANON LOPES

17 octobre 2024• 6e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308303

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS Hajaane contestant l'arrêté du maire d'Épinay-sur-Seine du 14 juin 2023. Cet arrêté imposait, pour six mois, une fermeture nocturne de 20h à 6h et une interdiction de vente d'alcool de 17h à 6h à son commerce d'alimentation générale. Le tribunal a jugé que les mesures, fondées sur les pouvoirs de police du maire (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du CGCT), étaient proportionnées aux troubles à l'ordre public établis (nuisances sonores, attroupements). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

16 octobre 2024• 8ème chambre
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-22DA00301

Avocat : SCP LONQUEUE-SAGALOVITSCH- EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS

16 octobre 2024• 3e chambre - formation à 3
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2317072

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. A et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une double erreur de fait en se fondant sur l'absence de démarches de l'employeur initial, alors que M. A avait conclu un nouveau contrat de travail avec une autre société, laquelle avait obtenu l'autorisation de travail nécessaire. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour "salarié" dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : DELORME

16 octobre 2024• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404452

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté bénéficiait d'une délégation de compétence régulière et que le refus de titre de séjour était fondé sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de formation qualifiante suivie par M. A et de son manque d'intégration. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire français ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

16 octobre 2024• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205821

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

16 octobre 2024• 3ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313512

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence continue en France depuis 2015 avec son époux titulaire d'un titre de séjour et leurs deux enfants nées en France, dont l'aînée est handicapée. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : GUILLOU

16 octobre 2024• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311041

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d’une requête en plein contentieux par Mme A C et ses filles, visant à engager la responsabilité pour faute de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) en raison d’un retard de prise en charge de M. B C aux urgences de l’hôpital Avicenne, ayant conduit à son décès. La juridiction a retenu une perte de chance de 30 % pour le patient d’éviter le décès, conformément à l’avis de la commission de conciliation et d’indemnisation, et a condamné l’AP-HP à verser diverses indemnités aux requérantes au titre des préjudices subis (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, frais d’obsèques, perte de revenus et préjudice d’affection). La solution s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, en application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique, ainsi que sur le code civil pour l’évaluation des préjudices.

Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL

16 octobre 2024• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2414784

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à l’enfant B E D. La requérante, Mme C, invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d’une motivation insuffisante et d’une erreur de fait concernant l’authenticité de l’acte de naissance. Le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la situation de séparation familiale ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat, et qu’aucun des moyens soulevés ne créait de doute sérieux, l’acte de naissance ayant été jugé non fiable après vérification. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : POLLONO

16 octobre 2024
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201825

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Almatys, représentée par son liquidateur judiciaire, qui contestait une amende administrative de 463 541 euros infligée par le directeur départemental de la protection des populations d'Ille-et-Vilaine pour des manquements aux règles de prospection téléphonique dans le secteur de la rénovation énergétique. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'incompatibilité de l'article L. 223-1 du code de la consommation avec la directive 2005/29/CE, et du caractère disproportionné de la sanction. Il a jugé que l'amende, calculée sur la base de 463 541 appels émis, était légalement fondée sur les articles L. 223-1 et L. 242-16 du code de la consommation, et que la société n'établissait pas l'erreur de fait qu'elle alléguait quant au nombre d'appels.

Avocat : CHLOE FERNSTRÖM

16 octobre 2024• 2ème Chambre