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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

373 714

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2204258

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait un défaut de motivation et une erreur de droit ou d'appréciation au regard de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant, faute pour l'intéressée d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : CHAVKHALOV

17 janvier 2025• 8e chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500001

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'attribution d'une convention d'occupation du domaine public pour un restaurant sur la plage de Marinella à Anglet. Le juge des référés a jugé irrecevables les conclusions en annulation du contrat, car une convention d'occupation du domaine public à des fins économiques n'entre pas dans le champ des contrats visés par les articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires de M. A ont également été rejetées comme irrecevables, en application de l'article L. 551-16 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS

17 janvier 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316142

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, née du silence gardé sur le recours préalable de Mme D. Cette décision concernait les demandes de visa de long séjour pour ses enfants et son petit-fils, présentées dans le cadre d’une procédure de regroupement familial. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d’appréciation en estimant que l’identité et le lien familial n’étaient pas établis, alors que Mme D produisait des actes d’état civil camerounais revêtus des mentions de légalisation et de transcription, conformément aux articles 47 du code civil et L. 811-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas dans un délai de deux mois.

Avocat : LELOUEY

17 janvier 2025• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303947

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne le 17 mars 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait, le bulletin n°2 du casier judiciaire de l'intéressé mentionnant vingt condamnations pénales entre 1986 et 1997, malgré ses allégations contraires. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. A de justifier de sa vie privée et familiale en France, notamment de sa paternité et de son insertion professionnelle.

Avocat : CLORIS

17 janvier 2025• 4ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205781

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante bissau-guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 13 mai 2022 refusant son admission au séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'invitation à quitter le territoire, celle-ci ne constituant pas un acte faisant grief. Sur le fond, la décision de refus de séjour a été validée, le tribunal estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie notamment sur le règlement (UE) n° 492/2011 et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.

Avocat : BELOTTI

17 janvier 2025• 3ème Chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500198

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec quatre enfants mineurs, dont un nourrisson, se trouvant sans logement ni ressources. Le juge a admis l'urgence caractérisée par leur situation de rue et a examiné les atteintes aux libertés fondamentales. S'agissant des conclusions dirigées contre l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (B), le tribunal a considéré que la privation des conditions matérielles d'accueil pour les demandeurs d'asile était susceptible de porter une atteinte grave au droit d'asile. La solution retenue par l'ordonnance, bien que non explicitée dans l'extrait, s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

17 janvier 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500003

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE), en raison de ses multiples condamnations pour trafic de stupéfiants et de l'absence de contacts établis avec ses enfants depuis trois ans. Il a également jugé que la décision refusant un délai de départ volontaire était insuffisamment motivée en fait, mais cette irrégularité n'a pas entraîné l'annulation de l'arrêté dans son ensemble. La solution s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : WACQUIER LOUIS

17 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2100732

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par les ayants droit de M. A B, décédé, afin d’engager la responsabilité du Centre Hospitalier Ouest Réunion (CHOR) pour un retard de diagnostic de trois mois lors de son hospitalisation. Le tribunal a reconnu une faute du CHOR, mais a estimé que le retard n’était que de deux mois et n’avait causé qu’un préjudice moral d’anxiété, indemnisé à hauteur de 5 000 euros. La demande au titre de la perte de chance de survie a été rejetée, faute de lien direct entre le retard et le décès. Les autres préjudices (perte de gains, préjudice d’agrément, pretium doloris) ont également été écartés, et les demandes des ayants droit pour leurs préjudices propres ont été rejetées ou réduites. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : VIDELO CLERC

16 janvier 2025• 3ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402519

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C D, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 24 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'examen sérieux et d'erreur de fait, faute pour le requérant d'établir ses allégations. Il a également jugé que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, M. D ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

16 janvier 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402052

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui accorder un titre de séjour pour admission exceptionnelle, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation, un défaut de saisine de la commission du titre de séjour et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la requérante ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans (rendant la saisine de la commission non obligatoire), et que les éléments fournis (attestations, promesse d'embauche) ne démontraient pas de liens suffisamment anciens, intenses et stables en France pour justifier une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondée sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

16 janvier 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400290

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Cannes à la SCI AEI Promotion pour un immeuble mixte. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la recevabilité de la requête. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de l'urbanisme.

Avocat : PALOUX

16 janvier 2025• 2ème Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2405069

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 20 juin 2024 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie en raison du délai de cinq mois écoulé entre la notification de la décision et la saisine du tribunal. Les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : FAFOWORA DE LOMBARDON

16 janvier 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306398

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme G C, Mme H F et M. D E visant à annuler le permis de construire délivré par le maire de Cannes à la SCI AEI Promotion pour un immeuble rue Aurélienne. La juridiction a d'abord constaté le désistement de M. E. Sur le fond, elle a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, en validant la délégation de signature à Mme B, 8ème adjointe, sur le fondement de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : PALOUX

16 janvier 2025• 2ème Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2403288

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand annule l'arrêté du 25 décembre 2024 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a renouvelé l'assignation à résidence de M. A, ressortissant algérien. Le juge estime que le préfet n'a pas justifié de l'avancée des démarches pour organiser l'éloignement, et que la dégradation des relations diplomatiques avec l'Algérie rend l'exécution de la mesure peu probable. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal rejette les demandes d'injonction et de frais d'instance.

Avocat : LOISEAU

16 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2202911

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Villiers-sur-Yonne refusant un permis de construire pour régulariser une maison édifiée sans autorisation en 2004-2005. Le tribunal a jugé que le certificat d'urbanisme positif de 2004, dont l'existence n'était pas démontrée, ne pouvait en tout état de cause plus produire d'effets en 2022. Il a également rappelé que l'autorité administrative doit appliquer la réglementation en vigueur à la date de sa décision, et non à celle de la construction. En l'espèce, le classement de la parcelle en zone rouge du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI), approuvé en 2009, justifiait légalement le refus de permis.

Avocat : BELCOLORE

16 janvier 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400904

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise, d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une erreur de droit au regard des articles L. 233-2 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. En cours d’instance, Mme B s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Par jugement du 16 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

16 janvier 2025• 2ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2000684

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l’association syndicale libre (ASL) des Hauts de Lancastel d’une demande d’indemnisation pour les préjudices matériels résultant de l’ouverture de brèches dans un parapet par le département de La Réunion lors de la tempête Berguitta en 2018, ainsi que d’un défaut de conception d’un ouvrage hydraulique. Le tribunal a jugé que le département, en tant que maître d’ouvrage public, est responsable des dommages causés aux tiers, même sans faute, sauf à prouver une faute de la victime ou un cas de force majeure. Il a écarté l’exception de force majeure, estimant que les précipitations, bien qu’exceptionnelles, n’étaient pas imprévisibles dans cette région. La solution retenue engage la responsabilité du département sur le fondement du droit administratif de la responsabilité du fait des ouvrages publics, sans application de textes spécifiques autres que les principes généraux du droit administratif.

Avocat : MAILLOT

16 janvier 2025• 3ème chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02748

Avocat : BOUILLOT

16 janvier 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409677

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi par M. E d'une demande de suspension de l'exécution d'une décision administrative sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire de M. E à l'aide juridictionnelle en application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Cependant, après examen, il a estimé qu'aucun des moyens invoqués n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : KHALLOUF AMID

16 janvier 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405189

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Bas-Rhin. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'un défaut d'examen personnalisé et que le préfet avait légalement pu se fonder sur la menace pour l'ordre public, notamment en raison du non-respect de précédentes obligations de quitter le territoire et de faits de faux et usage de faux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'injonction et les frais de justice. Les textes appliqués sont les articles L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 441-1 et 441-2 du code pénal.

Avocat : ALEVROPOULOU

16 janvier 2025• 7ème chambre