1 013 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 013
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 355
Avec résumé IA
Avocat : SCP D'AVOCATS GÉRARD ROMAIN - VINCENT ZIMMER
Avocat : MAINETTI
Avocat : MAINGOT
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Avocat : MAINIER-SCHALL
Avocat : COCHE-MAINENTE
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Marne du 26 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence de perspective raisonnable d’éloignement et la méconnaissance du droit d’être entendu. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que la délégation de signature était régulière, que l’arrêté était suffisamment motivé et que les perspectives d’éloignement étaient établies. La décision s’appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2024 de la préfète du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure tirés des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que les erreurs d'appréciation au regard de l'article 3 du même règlement et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Italie, pays responsable de l'examen de la demande d'asile selon les critères du règlement Dublin.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet de la Marne assignait M. B à résidence pour 45 jours. Le juge a relevé que le requérant avait déjà fait l'objet de plusieurs assignations à résidence successives depuis avril 2023, sans que l'administration ne justifie de démarches concrètes pour procéder à son éloignement. Cette situation a été jugée contraire aux articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent l'assignation à résidence à la perspective raisonnable d'un éloignement.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Ardennes du 17 juillet 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le juge unique a rejeté la requête, estimant que l’assignation était légalement fondée sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que M. A faisait toujours l’objet d’une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Il a également écarté le moyen tiré de l’atteinte excessive à la vie privée et familiale, la naissance de son fils français n’étant pas de nature à faire obstacle à l’exécution de la mesure d’éloignement. La solution retenue confirme la légalité de l’assignation à résidence comme mesure préparatoire à l’éloignement.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 avril 2024 par laquelle le centre communal d'action sociale de Roubaix a placé Mme B, adjointe technique territoriale, en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer que sa situation financière, caractérisée par le versement d'un demi-traitement, subissait une atteinte suffisamment grave et immédiate. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : GUILMAIN
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir par M. et Mme D, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du 27 juin 2024 par lesquels la préfète du Bas-Rhin a ordonné leur transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de leur demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Les requérants soutenaient notamment que les entretiens individuels prévus à l'article 5 de ce règlement étaient irréguliers, faute de preuve de la qualification de l'agent et d'erreurs dans les comptes-rendus. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement n'avait pas été méconnue. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés de transfert et les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours en excès de pouvoir de M. et Mme D, ressortissants kosovars, contre les arrêtés du 27 juin 2024 ordonnant leur transfert aux autorités allemandes, responsables de l’examen de leur demande d’asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a validé les décisions de transfert.