1 742 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 742
Décisions totales
383 581
Ordonnances
323 855
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARIJON DILLENSCHNEIDER
Avocat : MARIE
Avocat : LEPEUC MARIE
Avocat : SCP MARIE & GUERINEAU
Avocat : VIEILLEMARINGE
Avocat : JEAN-MARIE CASSÉUS
Avocat : GALY MARIE-SOPHIE
Avocat : BERAUDO PAUL-MARIE
Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était inexistante, car les échanges entre le requérant et la préfecture montraient que le dossier était toujours en cours d'instruction, et non refusé implicitement. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté les requêtes de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. Il a également jugé que la décision d'assignation à résidence était légale, faute d'illégalité des mesures d'éloignement sous-jacentes. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Avocat : FAURE-CROMARIAS
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C A B, ressortissant bangladais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a estimé que, bien que M. A B ait été pris en charge par l'ASE, il avait mis fin à sa formation en janvier 2022, ce qui ne lui permettait plus de bénéficier de ces dispositions à la date de l'arrêté contesté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : MARIETTE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation de la décision du préfet du Puy-de-Dôme du 27 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne portait pas atteinte à sa vie privée et familiale. Il a également jugé irrecevable l’exception d’illégalité des décisions antérieures (OQTF et assignation initiale), devenues définitives. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 21 novembre 2022 refusant un titre de séjour à un ressortissant camerounais, ainsi que les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de remise du passeport. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'ancienneté du séjour, de l'activité professionnelle stable du requérant dans un métier en tension, et de ses qualifications.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme H C F, ressortissante péruvienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la rétention de son passeport pris par le préfet d'Eure-et-Loir. Le tribunal a relevé d'office que la requête, enregistrée le 1er août 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours suivant la notification de l'arrêté du 3 mai 2024. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'arrêté du 3 mai 2024 et la décision de rétention du passeport du 22 mai 2024 ont été jugées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A contre les arrêtés du 29 juillet 2024 du préfet de la Seine-Maritime lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois mois et ordonnant son assignation à résidence. Le tribunal a substitué la base légale de la décision d'éloignement, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), par le 1° du même article, jugeant que M. A ne justifiait pas d'un droit au séjour. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A, incarcéré, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a substitué la base légale de la décision de refus de titre de séjour, initialement fondée sur l'article L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), par l'article L. 432-3 du même code, qui permet de refuser le renouvellement d'une carte de résident en cas de menace grave pour l'ordre public. Il a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B C, ressortissant géorgien, qui contestait la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de deux ans et son assignation à résidence pour 45 jours, décidées par le préfet du Puy-de-Dôme le 18 juillet 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant les décisions suffisamment fondées en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit ou d’appréciation, ni porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé. La solution s’appuie notamment sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT