380 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
380
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 521
Avec résumé IA
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Avocat : BREILLAT- DIEUMEGARD- MASSON
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme E, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du même règlement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a donc validé la décision de transfert.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour M. A de justifier de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels. L'obligation de quitter le territoire n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente en France de l'intéressé et de ses attaches familiales au Togo.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait les arrêtés du préfet de la Vienne du 18 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de délivrer à Mme B une attestation de dépôt de sa demande de regroupement familial pour sa fille mineure, dans un délai de trois semaines. La requérante, ressortissante béninoise, justifiait avoir complété son dossier le 17 novembre 2023 sans obtenir l’attestation prévue à l’article R. 434-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en l’absence de contestation sérieuse de l’OFII. L’État a été condamné à verser 900 euros à son conseil au titre des frais de justice.