1 975 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 975
Décisions totales
383 581
Ordonnances
312 218
Avec résumé IA
Avocat : LABORIE
Avocat : SELARL GUEVENOUX-GLORIAN
Avocat : GLORIES
Avocat : ORIER AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Issy-les-Moulineaux pour la surélévation d’un garage. Le tribunal a jugé que les pièces complémentaires fournies après les avis de l’inspection générale des carrières et d’Enedis ne nécessitaient pas un renouvellement de ces consultations, car elles n’étaient pas de nature à influencer les avis rendus. Les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles UE 2, UE 7, UE 9, UE 11 et UE 13 du plan local d’urbanisme ainsi que de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur le code de l’urbanisme, en particulier son article R. 423-50.
Avocat : SCP SARTORIO LONQUEUE SAGALOVITSCH & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Savoie. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Elle a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, sans que le résumé ne précise la solution retenue sur ce point. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : BORIES
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Free Mobile, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’une demande de suspension de l’exécution d’un arrêté du maire de Tourcoing du 23 janvier 2024 accordant un permis de construire pour une antenne-relais, assorti d’une prescription relative à l’habillage du mât. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’arrêté attaqué accordait le permis sollicité et que la société n’établissait pas que la prescription contestée ferait obstacle à la réalisation immédiate du projet. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’absence de motivation de la prescription et du défaut de procédure contradictoire préalable, n’a été examiné au fond, la condition d’urgence faisant seule défaut.
Avocat : CABINET CAPITANI & MORITZ
Avocat : SELARL HOUDART ET ASSOCIES;SCP DENIZEAU GABORIT
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, une désignation d'Haïti comme pays de destination, et un placement en rétention administrative. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 612-6 et L. 612-10 pour l'interdiction de retour, et L. 721-4 pour le pays de renvoi.
Avocat : CORIN
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur imposant des mesures de contrôle administratif et de surveillance à une personne mineure. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que l'exécution de l'arrêté portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'inapplicabilité des dispositions de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure aux mineurs, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : AMÉLIE MORINEAU
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, mineur, d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre de l’intérieur du 16 juillet 2024 lui imposant des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) pour une durée de trois mois. Le tribunal a rejeté la demande de transmission au Conseil d’État de la question prioritaire de constitutionnalité relative aux articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure, au motif que la question n’était pas nouvelle et ne présentait pas un caractère sérieux. Sur le fond, il a annulé l’arrêté attaqué, jugeant que les dispositions du code de la sécurité intérieure ne permettent pas d’édicter des MICAS à l’encontre d’un mineur, en l’absence de disposition expresse en ce sens, et que la mesure méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant protégé par l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice.
Avocat : MORINEAU
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 juin 2024 par laquelle la directrice générale du centre hospitalier universitaire de Poitiers a révoqué M. B, aide-soignant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une situation financière suffisamment précaire au regard de ses ressources et de celles de son épouse. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit à un procès équitable (article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme) et du caractère non établi ou disproportionné des faits, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP DENIZEAU - GABORIT - TAKHEDMIT - 75
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 7 mars 2024 réglementant les horaires d'ouverture des épiceries de nuit et la vente à emporter d'alcool. Les sociétés requérantes n'ont pas démontré l'urgence, faute de justifier d'une atteinte grave et immédiate à leur situation financière, notamment en ne prouvant pas détenir les licences nécessaires ni produire d'éléments comptables récents. La condition d'urgence n'étant pas remplie, le juge n'a pas examiné les moyens de légalité soulevés (incompétence, défaut de motivation, disproportion). La requête est donc rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D qui demandait la suspension de la décision de la maire de Grand-Fougeray refusant d'user de ses pouvoirs de police (CGCT, art. L. 2212-2 et L. 2213-24) face à l'état de la propriété voisine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de démonstration d'un danger grave et imminent pour la sécurité publique ou celle de la requérante, les désordres invoqués relevant davantage d'un litige de voisinage. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension et des conclusions accessoires, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Avocat : SOCIETE DAVOCATS SEBAN ARMORIQUE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 27 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, en application des articles L. 612-2 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 26 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux stables en France, et a rejeté les autres moyens soulevés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 612-2, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VICTORIA