251 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
251
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 585
Avec résumé IA
Avocat : CORSIGLIA
Avocat : SCP VERNE BORDET ORSI TETREAU
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une jeune majeure présumée, qui demandait la poursuite de son hébergement par le département de Meurthe-et-Moselle après la fin de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, mais le juge a estimé qu'elle n'avait pas justifié de l'urgence particulière nécessaire à une intervention dans un délai de quarante-huit heures, ses allégations étant trop générales. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées, bien que l'aide juridictionnelle provisoire ait été accordée.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait d'enjoindre au département de Meurthe-et-Moselle de poursuivre son hébergement et la prise en charge de ses besoins, estimant que la fin de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'existence d'une décision formelle de fin de prise en charge, ni, par conséquent, d'une telle atteinte. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme E et M. D contre des arrêtés de la préfète des Vosges du 25 avril 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de leur droit d'être entendus, et l'absence de prise en compte de l'état de santé de Mme E. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que les conditions de fond, notamment au regard des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas remplies. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen suffisant de sa situation et que la délivrance ultérieure d'une attestation "Dublin" était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, faute de preuves suffisantes de risques personnels en cas de retour en Guinée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de deux requêtes distinctes, mais jointes, par Mme E et M. D, tendant à l'annulation d'arrêtés de la préfète des Vosges du 25 avril 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient la compétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de leur droit d'être entendus, et l'absence de délivrance d'un titre de séjour en raison de l'état de santé de Mme E. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que les décisions étaient suffisamment motivées et que les requérants ne justifiaient pas d'une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. En conséquence, les arrêtés préfectoraux ont été validés, confirmant l'obligation de quitter le territoire français, le délai de départ volontaire de trente jours, et l'interdiction de retour d'un an.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 12 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du comportement de l'intéressé constituant une menace pour l'ordre public, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des décisions contestées, y compris l'interdiction de retour jugée proportionnée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B contre un arrêté préfectoral du 22 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendue, une erreur de droit et d'appréciation, ainsi qu'une violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision attaquée était légale.