828 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
828
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 873
Avec résumé IA
Avocat : POLETTI
Avocat : POLLONO
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 20 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de délivrer des visas de long séjour à M. D G et à trois enfants mineurs au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que le ministre s'est fondé à tort sur l'absence de justification du lien de concubinage, alors que les dispositions des articles L. 561-2, L. 561-4 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettent la réunification pour les enfants confiés à un parent par décision de justice, sans exiger la preuve du concubinage. La solution retenue est l'annulation de la décision ministérielle.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. F D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 25 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.
Avocat : RIPOLL GAELLE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme E G, ressortissante paraguayenne, qui contestait un arrêté du préfet du Nord du 23 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'insuffisance de motivation et l'erreur de fait, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la requérante, entrée irrégulièrement en France après un séjour prolongé en Espagne, ne pouvait se prévaloir de la dispense de visa pour court séjour. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme C et à l’enfant Natan A Abraha. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée pour les membres de famille d’un réfugié, n’était pas établie en l’espèce, compte tenu des éléments fournis sur la situation personnelle et sécuritaire des requérants. En l’absence d’urgence caractérisée, la demande de suspension a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à la réunification familiale.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne une requête de M. B A contestant le refus du centre hospitalier de Fontenay-le-Comte de lui accorder des congés bonifiés. Le tribunal constate que cette requête (n° 2007697) est un double de la requête n° 2007332, déjà enregistrée et jugée le 28 juin 2023. En application du code de justice administrative, il ordonne la radiation de la requête n° 2007697 du registre du greffe et sa jonction à la requête n° 2007332. Aucune décision au fond n’est donc rendue sur le litige.
Avocat : CABINET POLYTHETIS
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 6 juillet 2023, confirmant le refus de délivrance d'un visa long séjour au titre de la réunification familiale à Mme B, ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la grossesse avancée de la requérante et les risques allégués d'expulsion, et qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation sur l'identité ou le mariage, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme A, qui contestaient le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) de délivrer un visa long séjour pour réunification familiale à Mme A, ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, en raison du délai de neuf mois écoulé entre la naissance de la décision implicite de rejet (9 octobre 2023) et la saisine du juge des référés (30 juillet 2024). Cette absence de diligence a été jugée incompatible avec l'urgence invoquée, malgré les arguments des requérants sur la séparation prolongée, l'état de santé de Mme A et les risques au Pakistan. La requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Chocrala. Celle-ci demandait d'enjoindre à la Métropole de Lyon de modifier le tracé du quai Sédaillan pour éloigner la circulation de son immeuble, invoquant des vibrations et fissures. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la société d'établir un lien direct entre les nouvelles conditions de circulation et les désordres allégués, ni un danger immédiat pour les piétons. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : PUGET LEOPOLD - COUTURIER
Avocat : PAPAPOLYCHRONIOU
Avocat : BEKPOLI
Avocat : POLI