470 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
470
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 018
Avec résumé IA
Avocat : POLLONO
Avocat : CABINET POLLONO
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 20 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de délivrer des visas de long séjour à M. D G et à trois enfants mineurs au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que le ministre s'est fondé à tort sur l'absence de justification du lien de concubinage, alors que les dispositions des articles L. 561-2, L. 561-4 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettent la réunification pour les enfants confiés à un parent par décision de justice, sans exiger la preuve du concubinage. La solution retenue est l'annulation de la décision ministérielle.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme C et à l’enfant Natan A Abraha. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée pour les membres de famille d’un réfugié, n’était pas établie en l’espèce, compte tenu des éléments fournis sur la situation personnelle et sécuritaire des requérants. En l’absence d’urgence caractérisée, la demande de suspension a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à la réunification familiale.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 6 juillet 2023, confirmant le refus de délivrance d'un visa long séjour au titre de la réunification familiale à Mme B, ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la grossesse avancée de la requérante et les risques allégués d'expulsion, et qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation sur l'identité ou le mariage, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.