757 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
757
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 857
Avec résumé IA
Avocat : RUFFEL
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de l'Hérault concernant le renouvellement du titre de séjour de M. B. La condition d'urgence n'était pas remplie, car l'administration avait délivré à l'intéressé un récépissé l'autorisant à travailler jusqu'au 22 novembre 2024, dans l'attente de l'instruction de sa demande. Le juge a donc considéré que M. B ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé à M. A B en qualité de conjoint de ressortissant français. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 30 août 2024, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La juridiction a jugé la requête irrecevable car tardive, le recours ayant été introduit le 16 juillet 2024, bien au-delà du délai de 48 heures suivant la notification de la décision, conformément à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'argument du requérant sur une prétendue ambiguïté de la notification, estimant que les mentions étaient claires. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, conformément aux articles L. 541-1, L. 542-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 19 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à Mme A, une ressortissante nigériane demandant le réexamen de sa demande d'asile. La solution retenue est fondée sur un défaut de motivation, la décision attaquée visant des articles inexistants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et omettant toute référence à la vulnérabilité de la requérante et de sa fille, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 de ce code. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à Mme A.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête en excès de pouvoir du Groupement d'employeur de Saint Thibery, qui contestait une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 17 novembre 2021 lui infligeant une contribution spéciale pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de séjour. Cette solution a été retenue car l'OFII a annulé sa propre décision le 6 mai 2022, rendant sans objet les conclusions principales du requérant. La demande de condamnation de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 9 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen de sa situation médicale et familiale, ainsi que la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement n'était pas applicable en l'espèce. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de Mme D, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 19 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'examen et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant la décision proportionnée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.