189 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
189
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 377
Avec résumé IA
Avocat : SELAS VALSAMIDIS AMSALLEM JONATH FLAICHER et ASSOCIES
Avocat : CABINET SALLE - PELTIER
Avocat : SELARL ANDRE SALLIOU
Avocat : LASSALLE
Avocat : SALL
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme C. Ceux-ci contestaient l'affectation de leur fils dans un lycée situé hors de sa zone de desserte normale pour l'année 2024-2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'apportant aucun élément justifiant une atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale nécessitant une intervention sous 48 heures. La décision d'affectation au lycée Marguerite Yourcenar à Morangis n'a pas été jugée comme créant une urgence particulière, le lycée n'étant pas excessivement éloigné de leur domicile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que, depuis l'introduction de la requête, M. A a été placé en rétention administrative à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques). En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Pau, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : SALLE
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. C B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai, et l'assignation à résidence pris par le préfet de la Vienne le 26 juillet 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire des arrêtés, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur de droit ou d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et l'assignation à résidence ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, de nationalité ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 4 juin 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, les règles de procédure étant fixées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision au regard des critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du même code, et que la durée de l'interdiction ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 1er juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation, la violation des droits de la défense et de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a pris acte du désistement pur et simple de la société Mandarin et compagnie, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt cinéma de 59 837 euros au titre de l’année 2022. La société s’est désistée de sa requête après que l’administration a conclu au non-lieu à statuer. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
Avocat : CABINET VALSAMIDIS, AMSALLEM, JONATH, FLAICHER ET ASSOCIES (SELAS)
Le Tribunal Administratif de Paris a pris acte du désistement pur et simple de la société Mandarin télévision dans le litige l’opposant à l’administration fiscale au sujet du remboursement d’un crédit d’impôt audiovisuel de 55 726 euros pour l’année 2022. L’affaire est ainsi close sans qu’il soit statué au fond, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a constaté que la responsabilité de l'Espagne était établie sur le fondement de l'article 13-1 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison de son entrée irrégulière sur le territoire européen par ce pays. Il a écarté les moyens de la requérante, estimant que sa francophonie et la présence de sa tante en France ne constituaient pas des motifs suffisants pour déroger à ce transfert en application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET SALLARD CATTONI