6 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 204
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 006
Avec résumé IA
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A visant à suspendre l’arrêté du préfet de police de Paris du 30 mai 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d’une aggravation de sa situation financière ou professionnelle liée à ce retrait, et qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d’appréciation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 432-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B A d'une demande de suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait l'urgence, liée à la suspension de son contrat de travail, et plusieurs moyens de fond, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du préfet de police de Paris du 10 juin 2024 obligeant M. B, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment sa présence en France depuis 2017, sa paternité d'un enfant né en France en 2021 de mère française, et la résidence régulière de toute sa fratrie en France. Cette absence d'examen a entaché l'arrêté d'illégalité, entraînant l'annulation de l'obligation de quitter le territoire ainsi que des décisions fixant le délai de départ et le pays de destination. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes généraux du droit administratif.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet de police de Paris avait refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A, ressortissante chinoise mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre et que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet de police de Paris refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé pour suspendre le refus de renouvellement de titre de séjour opposé à une ressortissante canadienne par le préfet de police. La requérante invoquait l'urgence, présumée pour un refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a reconnu l'urgence, compte tenu de l'atteinte grave et immédiate à la situation personnelle et professionnelle de l'intéressée. Il a également estimé que les moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision de refus de titre de séjour a été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans prise par la préfète de l'Allier. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas suffisamment caractérisé la menace à l'ordre public invoquée, faute d'éléments probants sur les infractions reprochées. En conséquence, la décision a été annulée, le tribunal estimant que la durée de l'interdiction était disproportionnée au regard de la situation personnelle de l'intéressé. Cette solution s'appuie sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 9 juillet 2024 par lequel le préfet de police avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an et un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. L'annulation est motivée par une erreur de fait, le préfet s'étant fondé sur la soustraction à une précédente obligation de quitter le territoire, alors que le requérant avait démontré avoir quitté la France. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B A contestant l'arrêté du préfet de police du 27 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen circonstancié de la situation. Il a également rejeté l'argument tiré de la minorité de M. A, faute de preuves suffisantes, et a refusé d'accorder l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-3.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui contestait les arrêtés du préfet de police du 7 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, célibataire et sans enfant, qui ne justifiait pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête en référé suspension de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de cinq ans. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car les éléments fournis (perte d'une opportunité professionnelle et obstacle à l'obtention du permis de conduire) ne démontraient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur l'article L.521-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur le fond des moyens soulevés (violation de l'article 8 de la CESDH, erreur de fait, etc.).
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet de la Savoie du 22 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la détention d'un titre de séjour italien n'empêchait pas l'édiction d'une obligation de quitter le territoire français, dès lors que M. B ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'une remise aux autorités italiennes. Il a également estimé que les décisions étaient suffisamment motivées, proportionnées à sa situation personnelle et familiale, et conformes aux articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi qu'à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2024 était légal, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la validité du transfert vers l'Espagne, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête en référé suspension de M. B, ressortissant béninois, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales pris par le préfet de police le 24 juillet 2024. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas démontré que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de sa formation et de son logement. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de M. B, ressortissant algérien. La condition d’urgence a été présumée en raison du refus de renouvellement, et le tribunal a relevé l’existence d’un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, sans toutefois le détailler dans l’extrait fourni. La solution retenue est la suspension de la décision contestée, en application des dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 21 juin 2024 par laquelle le préfet de police de Paris a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant camerounais. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L.412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ou de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, faute de moyen sérieux.