214 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
214
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 968
Avec résumé IA
Avocat : VERGNOLE
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet du Nord de proposer à Mme A B, accompagnée de son enfant mineur né prématuré et souffrant de graves problèmes de santé, une solution d'hébergement d'urgence adaptée dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté que la carence de l'administration à assurer l'hébergement de la requérante et de son enfant, en situation de détresse médicale et sociale, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit à l'hébergement d'urgence, garanti par les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B, un ressortissant ghanéen, pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil dans le cadre du réexamen de sa demande d'asile. Postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, l'OFII a rétabli ces conditions à titre rétroactif, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'OFII à verser 800 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A, demandeur d'asile, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’OFII a rétabli ces conditions à titre rétroactif, conduisant M. A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’OFII à verser 800 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. B, ressortissant égyptien, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 26 juillet 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a accordé ces conditions avec effet rétroactif, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’OFII à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 26 juillet 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a accordé ces conditions avec effet rétroactif, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’OFII à verser 800 euros à l’avocat du requérant, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur la demande du préfet du Nord, ordonne l'expulsion de Mme D du logement qu'elle occupe sans droit ni titre dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence et de l'utilité de libérer une place pour d'autres demandeurs d'asile, face à la saturation des capacités d'accueil. Le tribunal rejette les moyens de défense de Mme D tirés de sa vulnérabilité et de l'absence de solution de relogement, estimant que son maintien illégal fait obstacle à l'accueil de nouveaux arrivants. Aucun délai supplémentaire pour quitter les lieux n'est accordé.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de renouvellement avait été présentée tardivement (six jours avant l'expiration du titre), ce qui en faisait une nouvelle première demande, ne bénéficiant pas de la présomption d'urgence applicable aux renouvellements. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.