965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 467
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car il était signé par une personne dûment habilitée, suffisamment motivé, et ne méconnaissait pas l'examen de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : YESILBAS
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral autorisant des destructions de sangliers. Le juge a constaté l'irrecevabilité de la requête car le demandeur n'avait pas préalablement introduit de recours en annulation contre cet arrêté. Cette solution s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, qui exigent ce double recours pour une demande de suspension.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la requête d'une maître déléguée en CDI demandant une injonction pour obtenir une affectation. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui visait à rétablir son contrat initial, ferait obstacle à une décision administrative de licenciement du 16 mars 2026. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit aux mesures d'urgence de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société SAS Lorraine Services, qui contestait le refus de Pôle emploi Services de lui accorder l'aide "emplois francs" pour l'embauche d'un salarié. La juridiction a jugé que le refus était légal, car la société ne satisfaisait pas à la condition d'être à jour de ses obligations déclaratives et de paiement envers les organismes sociaux, exigée par l'article 5 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019. Le tribunal a ainsi validé la décision administrative en s'appuyant sur les dispositions de ce décret.
Avocat : HENRY DE VILLENEUVE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme F..., une ressortissante géorgienne, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une interdiction de retour. Le juge a estimé que la délégation de signature était régulière et que l'éloignement, consécutif au rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral fixant le pays de destination pour la reconduite à la frontière d'un étranger condamné à une interdiction du territoire. Le tribunal estime que le préfet était en situation de compétence liée pour prendre cette décision, l'intéressé n'ayant pas obtenu le relèvement de sa peine et n'ayant pas démontré de risque de traitements contraires à l'article 3 de la CEDH dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. E... visant à annuler une interdiction de retour de deux ans prononcée par le préfet du Haut-Rhin. La juridiction estime que la décision, fondée sur les articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légalement adoptée par l'autorité compétente et suffisamment motivée. Elle considère que le préfet a correctement justifié sa décision en tenant compte de l'absence d'exécution de l'obligation de quitter le territoire, du manque d'attaches familiales en France et d'une menace à l'ordre public.
Avocat : HEBRARD
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la situation du requérant, privé de travail suite au refus de renouvellement, ne justifiait pas une intervention dans le délai très bref du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). En revanche, le tribunal a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : ELSAESSER
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné deux recours pour excès de pouvoir contre des décisions de clôture de demande de titre de séjour, valant refus, notifiées via la plateforme ANEF. Le sujet principal concerne la légalité de ces refus opposés à des parents d'enfants réfugiés, fondés sur l'absence de production d'un acte d'état civil émis par l'OFPRA. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant qu'elles procédaient d'une erreur de droit en exigeant une pièce non requise par les dispositions applicables, notamment l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer les demandes de titre de séjour.
Avocat : LULÉ
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné une requête concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes de suspension et d'injonction, la préfète ayant accordé la carte de séjour en cours d'instance. La requérante a été provisoirement admise à l'aide juridictionnelle, mais sa demande de condamnation de l'État aux frais a été rejetée.
Avocat : TRONQUET
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), son éloignement et son interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu à statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de délivrance d'un titre de voyage pour bénéficiaire de protection internationale. La juridiction relève que l'administration a accordé le titre demandé après l'introduction de la requête, ce qui a privé le litige de son objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ayant retiré le permis de conduire du requérant pour quatre mois. Le juge estime que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire et disproportion) ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route relatives à la suspension du permis de conduire.
Avocat : MENIRI
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le juge estime que le recours au fond formé par le requérant contre ces mesures fait obstacle à son éloignement effectif, en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande en suspension est jugée irrecevable, car dépourvue d'objet, et est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de décisions préfectorales refusant un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, en situation irrégulière depuis son entrée sur le territoire et travaillant sans autorisation, ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions de l'urgence et le rejet sans instruction d'une requête mal fondée.
Avocat : CADOUX
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SCI Primopierre visant à obtenir une décharge partielle de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, commerciaux et de stockage pour les années 2019 à 2022. La juridiction a jugé que les locaux occupés par les sociétés Réservoir Prod et SIPA Press ne remplissaient pas les conditions légales pour bénéficier des exonérations prévues par l'article 231 ter du code général des impôts. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions demandant le versement d'intérêts moratoires, faute de litige né et actuel avec le comptable public.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., une enseignante vacataire de musique, qui demandait réparation à la Ville de Paris pour son maintien prolongé sous ce statut. La juridiction a jugé que le recours répété à un vacataire pour un enseignement spécialisé à temps très partiel répondait à un besoin ponctuel et non permanent, ne constituant pas une faute de l'administration. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 15 février 1988 relatifs aux agents non titulaires.
Avocat : SILVESTRE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL The Kat, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires et des pénalités pour les années 2019 à 2021. Le tribunal a jugé que trois salariés (une responsable comptable et deux contrôleurs de gestion) étaient concurremment affectés aux deux secteurs d'activité de la société, justifiant le calcul de la taxe par l'administration. La décision s'appuie sur une application correcte de l'article 231 du code général des impôts concernant la détermination de l'assiette de la taxe sur les salaires.
Avocat : CABINET ARTHEMIS CONSEIL (SELARL)
Sujet principal : Recours d'un ressortissant malien contre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour et d'un récépissé par le préfet de police de Paris. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 3e Chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision implicite de refus de délivrer un récépissé, car elle méconnaît l'article R. 431-12 du CESEDA. Concernant le refus implicite du titre de séjour, le tribunal constate son existence (silence gardé pendant 4 mois) et devra statuer sur sa légalité, notamment au regard de l'obligation de motivation (article L. 211-2 du CRPA). Textes appliqués : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-12, R. 432-1, R. 432-2) et Code des relations entre le public et l'administration (article L. 211-2).
Avocat : SANGUE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la société RNPO, qui réclamait 2 435 000 euros à l'État pour préjudice lié à un redressement fiscal ultérieurement annulé. Le tribunal a jugé que la créance était prescrite, car la demande en indemnisation, formée en 2024, était intervenue après l'expiration du délai de prescription quadriennale prévu par la loi du 31 décembre 1968. Ce nouveau délai avait commencé à courir le 1er janvier 2019, suite à la décision juridictionnelle définitive de 2018, et n'avait pas été interrompu par la demande actuelle.
Avocat : LEON AGUIRRE