Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601321
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la protestation électorale déposée par M. A... concernant les élections municipales de Saint-Ambroix. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion demandant l'annulation des opérations électorales, et se bornait à signaler des irrégularités. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601431
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... contestant les opérations électorales municipales du 15 mars 2026 à Molières-sur-Cèze. La juridiction estime la protestation manifestement irrecevable car elle a été enregistrée le 24 mars 2026, soit après l'expiration du délai légal impératif fixé au 20 mars à 18 heures par l'article R. 119 du code électoral. En conséquence, le juge applique l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602083
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un apprenti étranger, ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des conditions strictes de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La juridiction a également considéré que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré les conséquences alléguées sur la formation professionnelle du requérant.
Avocat : FRANCOS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602098
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande du préfet de la Haute-Garonne d'expulser en référé une personne d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a estimé que la condition d'urgence légale n'était pas remplie, compte tenu de la situation médicale et psychologique grave de l'intéressée et de son droit à un hébergement d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-3) et du code de l'action sociale et des familles (article L. 345-2-2).
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602151
Le Tribunal Administratif de Toulouse statue sur une demande de référé-suspension et d'injonction formulée par l'OIP-SF, qui sollicitait la communication de documents attestant de l'exécution d'une précédente ordonnance du juge des référés visant à améliorer les conditions de détention. Le juge constate que l'administration a, en cours d'instance, communiqué les documents disponibles, ce qui prive la demande de son objet principal. Par conséquent, il se prononce sur le non-lieu à statuer concernant les demandes de suspension et d'injonction, tout en réservant l'examen d'une demande de frais irrépétibles.
Avocat : BACHELET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602202
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé-suspension visant l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'urgence, faute de justifier d'une insertion professionnelle effective ou d'une perspective d'emploi immédiate, et n'établissait pas de doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les conditions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUIX
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602736
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 29 mars 2026 ordonnant la reconduite à la frontière de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet du Gers avait méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à une vérification complète du droit au séjour. En effet, l'administration n'a pas tenu compte de l'annulation, par le tribunal administratif de Pau, du rejet d'une précédente demande de titre de séjour fondée sur la qualité de parent d'un enfant français, ce qui nécessitait un nouvel examen de sa situation.
Avocat : CHAMBARET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500977
Le Tribunal administratif de Toulouse constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation du rejet de sa demande par la commission de médiation du droit au logement opposable. Cette décision est motivée par le fait que le requérant, reconnu prioritaire après l'introduction de sa requête, a intégré un logement social en mars 2025, rendant sa demande sans objet. La juridiction s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508580
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé le recours irrecevable car manifestement tardif, la requête ayant été enregistrée après l'expiration du délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêté, tel que prévu par les articles L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : BALG
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508797
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'allocation adulte handicapé (AAH). Le tribunal a estimé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale. Il a donc déclaré le requérant irrecevable et l'a invité à saisir le pôle social du tribunal judiciaire d'Albi, en application des articles L. 821-5 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : GONDJE-DJANAYANG
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509271
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... A... qui contestait la durée d'attribution de son allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence, renvoyant le requérant devant le pôle social du tribunal judiciaire de Toulouse, conformément aux articles L. 821-5 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600934
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une mesure d'expulsion. Le tribunal a constaté que la requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, malgré une mise en demeure, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, le tribunal s'est déclaré incompétent, relevant que le document produit contestait en réalité une interdiction du territoire prononcée par un tribunal correctionnel, une mesure relevant de la juridiction judiciaire, et a donc appliqué l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602770
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette une requête en référé-suspension visant l'arrêté provisoire autorisant l'installation d'un pylône avec antennes relais à Castres. La juridiction estime que les requérants, des riverains, ne peuvent pas former une tierce opposition contre l'ordonnance de référé antérieure ayant conduit à cette autorisation, car ils n'étaient pas parties à l'instance initiale et ne justifient pas d'un préjudice direct de la décision provisoire. La requête est donc déclarée irrecevable, en application des articles R. 832-1 du code de justice administrative et L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602187
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que les conditions légales de l'assignation à résidence étaient remplies. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 730-1, L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANDETE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403077
Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte du désistement pur et simple de la requérante, qui demandait initialement l'injonction à la commune de rétablir un lieu-dit dans l'adressage postal. La juridiction rejette les conclusions de la commune visant à condamner la requérante à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est prise en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : DIROU
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602684
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’injonction et d’astreinte formée contre la commune de Talence et le préfet de la Gironde. Le juge a estimé que la condition d’urgence, exigée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, n’était pas caractérisée, malgré la présence d’humidité excessive dans le logement et des problèmes de santé des enfants. L’ordonnance a été rendue en application de l’article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans instruction lorsque l’urgence n’est pas établie.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401629
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par la commune de Cerbère pour liquider une astreinte prononcée contre un occupant irrégulier d'un emplacement de camping. Le tribunal a fait droit à la demande de la commune, liquidant l'astreinte à 4 900 euros (98 jours de retard à 50 euros/jour) pour inexécution tardive de l'injonction de libérer les lieux. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et R. 751-3 du code de justice administrative, rejetant les moyens du défendeur fondés sur des difficultés d'exécution.
Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401630
Le Tribunal Administratif de Montpellier a liquidé une astreinte de 4 900 euros à l'encontre de deux particuliers pour l'exécution tardive d'un jugement les enjoignant de libérer un emplacement dans un camping municipal. La juridiction a rejeté leurs moyens de défense, considérant que la date de notification du jugement initial était établie et qu'aucun cas de force majeure ne justifiait le retard. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et R. 751-3 du code de justice administrative.
Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401887
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de FranceAgriMer de lui accorder un nouveau contrat de distillation de crise pour des vins VSIG. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière et qu'elle était suffisamment motivée, répondant aux exigences du code des relations entre le public et l'administration. La solution s'appuie notamment sur les articles D. 621-27 du code rural et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402922
La décision du Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) concerne un litige contractuel entre une commune et une société fermière suite à la résiliation d'une convention d'affermage. Le tribunal a rejeté la majeure partie des demandes indemnitaires de la société, estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis dans leur intégralité et que la commune n'avait pas manqué à ses obligations essentielles. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions de la convention litigieuse.
Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES