Jurisprudence administrative

384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 075

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

CAA75Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02994

Cette ordonnance de la Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour de douze mois prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Montreuil en écartant l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 3 de la CEDH, par adoption des motifs du premier juge. Elle estime également que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé et que la décision est fondée sur les articles L. 611-1 et L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est ainsi rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

Avocat : SARHANE

1 juillet 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02293

Cette ordonnance de la Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police de Paris. La cour écarte le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière, et estime que les moyens soulevés en appel, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont infondés. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement dépourvue de fondement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : LECHABLE

1 juillet 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceplein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

Avocat : ERNST & YOUNG SOCIETE D'AVOCATS

1 juillet 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceplein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

Avocat : ERNST & YOUNG SOCIETE D'AVOCATS

1 juillet 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02625

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai, la fixation du pays de destination et l’interdiction de retour d’un an prononcées par le préfet d’Eure-et-Loir. La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Paris en adoptant ses motifs, notamment sur le respect du droit d’être entendu et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Elle écarte également les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant et de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, jugeant la requête manifestement dépourvue de fondement.

Avocat : SAINTE FARE GARNOT

1 juillet 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01108

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... contre le jugement du tribunal administratif de Paris ayant validé l’arrêté préfectoral du 27 décembre 2024. Cet arrêté refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant pakistanais, et l’obligeait à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. La cour estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 435-1 et L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sont manifestement infondés. En conséquence, la requête est rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOUDJELLAL

1 juillet 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01333

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a donné acte du désistement de la requête de M. A... contre le jugement du tribunal administratif de Melun rejetant sa demande d’annulation d’un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d’obligation de quitter le territoire français et d’interdiction de retour. Ce désistement est fondé sur l’absence de production, dans le délai d’un mois suivant une mise en demeure, du mémoire complémentaire annoncé, conformément aux articles R. 222-1 et R. 612-5 du code de justice administrative.

Avocat : TOURIRINE-BENATMANE

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 508656

Le Conseil d'État, statuant en tant que juge de cassation, a examiné le pourvoi de M. B... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Versailles. Ce dernier avait refusé de suspendre la décision du garde des Sceaux plaçant M. B... en quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le requérant invoquait des moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article L. 224-5 du code pénitentiaire et d'une erreur d'appréciation. Le Conseil d'État a jugé que ces moyens n'étaient pas de nature à permettre l'admission du pourvoi, lequel a été rejeté par une ordonnance de non-admission sur le fondement des articles L. 822-1 et R. 822-5 du code de justice administrative.

Avocat : SAS BOUCARD, CAPRON, MAMAN

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 508853

Le Conseil d’État, statuant en référé, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B... contestant le refus implicite de la CNIL d’ordonner l’effacement de ses données personnelles sur le site Infogreffe.fr. En effet, postérieurement à l’introduction du recours, la CNIL a retiré sa décision implicite en informant le requérant de la poursuite de l’instruction de sa plainte. Par ailleurs, les données litigieuses ayant été supprimées du site, les conclusions à fin d’injonction étaient également devenues sans objet. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 122-12 et R. 351-2 du code de justice administrative.

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 514361

Le Conseil d'État, statuant en tant que juge des référés, a été saisi par M. A... d'un pourvoi en cassation contre une ordonnance du tribunal administratif de Poitiers ayant rejeté sa demande de suspension de la prolongation de son placement à l'isolement en maison centrale. Le pourvoi a été déclaré irrecevable car, malgré une demande de régularisation, il n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, comme l'exige l'article R. 821-3 du code de justice administrative. En conséquence, le pourvoi n'a pas été admis, conformément aux articles L. 822-1 et R. 822-5 du même code.

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 514963

Le Conseil d'État, statuant en cassation, a examiné le pourvoi de M. A... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Caen. Ce dernier avait rejeté, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande de M. A... visant à obtenir la communication de documents relatifs à son placement au quartier C0 du centre de détention d'Argentan. Le Conseil d'État a constaté que le pourvoi, introduit sans le ministère d'un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, était irrecevable en application des articles R. 821-3 et R. 612-1 du code de justice administrative. En conséquence, le pourvoi n'a pas été admis.

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 514966

Le Conseil d'État a été saisi d'un pourvoi en cassation par M. A... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Caen, qui avait rejeté sa demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. Le requérant contestait son placement en quartier C0 et le rejet de virements sur son compte pénitentiaire. Le Conseil d'État a constaté que le pourvoi, qui nécessitait la représentation par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, n'avait pas été présenté par un tel avocat, malgré la mention de cette obligation dans la notification de l'ordonnance attaquée. En conséquence, le pourvoi a été déclaré irrecevable et n'a pas été admis, en application des articles L. 822-1 et R. 821-3 du code de justice administrative.

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 514967

Le Conseil d'État, statuant en tant que juge de cassation, a été saisi par M. A... d'un pourvoi contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Caen. Cette ordonnance avait rejeté sa demande, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, visant à faire cesser le rejet de virements à son profit en détention. Le Conseil d'État a refusé d'admettre le pourvoi, le déclarant irrecevable pour défaut de ministère d'avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation prévue à l'article R. 821-3 du code de justice administrative et rappelée dans la notification de la décision attaquée.

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516231

Le Conseil d’État, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l’annulation de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création de la partie « loi du pays » du code des douanes de Polynésie française. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait que des moyens inopérants, non assortis de faits susceptibles de venir à leur soutien ou dépourvus des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 122-12 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire préalable ni audience publique.

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516332

Le Conseil d'État, statuant en cassation, a rejeté le pourvoi de M. C... et Mme D... contre l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Lyon. Ce dernier avait rejeté leur demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, concernant des manquements allégués du centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) « Entraide Pierre Valdo ». Le pourvoi a été déclaré irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée, en application des articles R. 821-3 et R. 612-1 du même code.

1 juillet 2026Juge des référés
CEOrdonnanceExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516455

Le Conseil d'État, statuant en cassation, a examiné le pourvoi de M. C... et Mme D... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Lyon. Cette ordonnance avait rejeté leur demande, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, visant à faire cesser l'obligation de nettoyage de la cuisine d'un CADA et la menace d'expulsion. Le Conseil d'État a constaté que le pourvoi, dirigé contre une décision rendue sur le fondement de l'article L. 522-3, n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, comme l'exige l'article R. 821-3 du même code. En conséquence, il a déclaré le pourvoi irrecevable et a refusé son admission.

1 juillet 2026Juge des référés
CAA44Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03273

Refus de conditions matérielles d'accueil par l'OFII. Cour Administrative d'Appel de Nantes (juge des référés). Rejet de la requête de M. A..., confirmant le jugement du tribunal administratif. Application de l'article L. 551-15 du CESEDA : le demandeur n'a pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours sans motif légitime, et sa vulnérabilité alléguée n'est pas établie.

Avocat : KADDOURI

1 juillet 2026Juge des référés
CAA44Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03279

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. A..., ressortissant indonésien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’article L. 551-15 du CESEDA (demande d’asile tardive sans motif légitime). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’absence de preuve de vulnérabilité particulière ne justifie pas une dérogation. Application des articles L. 551-15 du CESEDA et R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : KADDOURI

1 juillet 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceplein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT

1 juillet 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA04209

Cette ordonnance de la Cour administrative d'appel de Paris rejette la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police. La cour estime que les moyens soulevés en appel, notamment l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen, ne sont pas nouveaux et reprend les motifs du tribunal administratif. Elle écarte également le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-sénégalais, et celui fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête est donc rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

Avocat : CALVO PARDO

1 juillet 2026Juge des référés