Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603246
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'un patient visant à obtenir la communication de son dossier médical et la reprise de sa prise en charge par l'hôpital de Valence. Le juge estime que la demande d'accès aux documents, qui relève normalement de la procédure impliquant la CADA, ne démontre pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant l'urgence du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). La requête est jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603343
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le calcul de ses indemnités journalières par la CPAM. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente pour connaître de ce litige. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, la compétence pour les contentieux relatifs à l'assurance maladie appartient exclusivement à l'ordre judiciaire.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603404
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale classant sans suite une demande de rendez-vous pour un titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car une première demande de titre est déjà en cours d'instruction via l'ANEF, permettant à l'intéressée de régulariser sa situation. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602116
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'expulsion. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas soulevé de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, condition requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, il n'a pas été fait droit à la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté.
Avocat : LAPLANE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306545
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement de la requérante, Mme A..., qui contestait une décision de remise partielle d'un indu d'aide au logement. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer son intérêt à agir après le paiement intégral de la dette, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604628
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision ministérielle refusant l'immatriculation d'un véhicule importé. Le juge estime que le requérant, qui invoquait l'immobilisation de son véhicule pour des raisons familiales et professionnelles, n'a pas démontré le caractère d'urgence exigé par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette condition, la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605089
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir visant le classement sans suite d'une demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Maritime. Il constate son incompétence territoriale, car la décision attaquée, prise sur le fondement de l'article 40 du décret du 30 décembre 1993, n'entre pas dans le champ de l'article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour certains recours contre le ministre. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du même code, il transmet le dossier au tribunal administratif de Rouen, dans le ressort duquel se trouve l'autorité ayant pris la décision.
Avocat : MATRAND
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600335
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu par la CAF de la Marne. La juridiction constate que la requête, non accompagnée de l'acte attaqué et insuffisamment motivée, n'a pas été régularisée malgré une mise en demeure. Elle est donc jugée manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208840
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de la SCI Bella Junior qui contestait deux amendes pour mise en location sans autorisation préalable dans une zone réglementée. La juridiction estime que la procédure administrative (mise en demeure, droit à présenter des observations) a été respectée par le préfet du Pas-de-Calais et que le moyen tiré de la vacance d'un logement est inopérant. La décision s'appuie sur les articles L. 635-1, L. 635-3 et L. 635-7 du code de la construction et de l'habitation relatifs au dispositif d'autorisation préalable de mise en location.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602991
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a examiné une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le magistrat a décidé de transmettre le dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, estimant que ce dernier était désormais compétent. Cette décision s'appuie sur les articles R. 922-4 et R. 922-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, considérant que la fin de la rétention administrative et le domicile stable du requérant à Antony modifient la compétence territoriale.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602841
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a déclaré son incompétence territoriale, relevant que le litige, relatif à une décision du préfet de Saône-et-Loire concernant une personne résidant dans ce département, relevait de la compétence du Tribunal administratif de Dijon. Cette décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative définissant la compétence matérielle et territoriale.
Avocat : ADIB
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602865
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) par la caisse d'allocations familiales de la Moselle. Le tribunal se déclare incompétent, considérant que ce litige relève manifestement de la compétence des tribunaux judiciaires en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603187
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le refus de sa nomination comme greffier stagiaire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que la condition d'un doute sérieux sur la légalité ne soit remplie.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604296
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par la commune de Pouilly-lès-Feurs en référé, a fait droit à sa demande de désignation d'un expert. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à évaluer les risques présentés par un immeuble privé pour la sécurité publique. Le tribunal a ordonné la mission d'expertise afin de constater l'état du bâtiment, de déterminer l'existence d'un danger imminent et de proposer les mesures nécessaires.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403162
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour incomplétude. Le juge estime que le requérant ne conteste pas utilement l'absence de production d'un justificatif de niveau de langue française dans le délai imparti, ce qui justifie légalement la décision de l'administration. La décision s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : DIEYE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405024
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour incomplétude. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de jugement statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le classement sans suite est légal car la requérante n'a pas produit les pièces demandées dans le délai imparti, malgré une mise en demeure régulièrement notifiée sur son espace personnel dématérialisé. **Textes appliqués** : L'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (pouvoir de classement sans suite) et l'arrêté du 3 février 2023 (règles de notification dématérialisée). Le tribunal applique également l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance, considérant les moyens soulevés comme manifestement infondés ou inopérants.
Avocat : GILLIOEN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406701
Le Tribunal administratif de Lyon constate le désistement de la requérante, Mme A..., dans son recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Ce désistement est réputé intervenir car la requérante n'a pas répondu à la mise en demeure du tribunal de confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : BECHAUX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411232
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans et demande d'injonction à l'encontre de la préfète. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, car l'administration a satisfait la demande initiale du requérant en lui délivrant un titre de séjour pluriannuel. Il rejette également sa demande de condamnation de l'État aux frais de l'instance. **Textes appliqués** : L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de constater l'absence d'objet d'une requête.
Avocat : MUSCILLO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501467
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une demande d'annulation d'un refus implicite de carte de séjour. La juridiction donne acte du désistement de la requérante, celle-ci ayant finalement obtenu le titre sollicité pendant la procédure. Elle condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ADJA OKE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510437
Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de la société BSL Lyon de son recours en excès de pouvoir, dirigé contre un arrêté préfectoral fixant une liste de défenseurs syndicaux. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de la requête.
Avocat : SCP BENOIT LALLIARD ROUANET