Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400857
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un agent du SIAAP demandant la révision de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'indemnisation de préjudices. Le tribunal juge que le taux d'IPP, fixé à 34% selon le barème légal, ne peut être modifié en raison de l'existence éventuelle d'une faute de l'employeur. Concernant l'indemnisation, le tribunal rappelle que le régime des accidents de service et maladies professionnelles des fonctionnaires, régi par la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 2 mai 2005, répare forfaitairement certains préjudices, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour faute visant à réparer d'autres chefs de préjudice.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401146
Le Tribunal administratif de Paris a annulé une sanction disciplinaire (un jour d'exclusion temporaire de fonction) infligée par l'AP-HP à un infirmier. La juridiction a estimé que la sanction, fondée sur une simple "suspicion d'inhalation de kalinox", ne reposait pas sur des faits établis, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer la sanction du dossier de l'agent et l'a condamnée à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401760
**Sujet principal** : Contestation par une société de rappels de TVA et d'une majoration, concernant le taux applicable (taux réduit de 5,5% pour la vente de livres ou taux normal de 20% pour des prestations de voyance). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'activité principale constitue une prestation immatérielle de voyance taxable au taux normal et que, de toute façon, la société n'a pas apporté la preuve permettant d'isoler la part éventuelle de son chiffre d'affaires relevant de la vente de livres. **Textes appliqués** : Articles 278 et 278-0 bis A-3° du code général des impôts (taux normal et taux réduit de TVA).
Avocat : CABINET ADER, JOLIBOIS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403857
**Sujet principal** : Recours d'une aide-soignante contre le refus implicite de son employeur, l'AP-HP, de solliciter le FIPHFP pour financer sa formation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le refus de l'AP-HP est légal, car le FIPHFP n'a pas vocation à compléter le financement d'une formation déjà prise en charge par un congé de formation professionnelle, ce qui constitue un motif légal de rejet. **Textes appliqués** : Articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, L. 351-7 et L. 351-9 du code général de la fonction publique, et L. 131-1 du même code relatif à la non-discrimination.
Avocat : CABINET EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600307
Le Tribunal administratif de Lyon constate le désistement du requérant concernant l'annulation et l'injonction, suite à la délivrance d'un titre de séjour par la préfète. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés pour la procédure, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, permettant de statuer lorsque seules les questions de frais restent à juger.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404071
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La société était sanctionnée pour avoir débarqué un passager dépourvu de document de voyage valable en provenance de Bangkok, malgré ses allégations d'un contrôle à l'embarquement. Le tribunal a jugé que l'obligation de vérification des documents, prévue aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 6421-2 du code des transports, incombe au transporteur et que la preuve d'un contrôle effectif n'était pas rapportée en l'espèce.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601195
Sujet principal : Recours gracieux contre un classement sans suite d'une demande de naturalisation pour incomplétude. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable, car le courrier adressé à la préfète constitue un recours gracieux administratif et non un recours contentieux relevant de la compétence du juge. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407258
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir transporté un passager muni d'un passeport contrefait. La juridiction estime que l'irrégularité du document était manifeste et décelable par un examen attentif lors de l'embarquement, et que la procédure suivie par le ministre de l'intérieur était régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article L. 6421-2 du code des transports.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602533
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de délivrer un titre de voyage à un bénéficiaire de la protection internationale. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal plus de quinze mois après la décision et n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance a été rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : MUSCILLO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603672
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une première demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête, estimant que la requérante ne justifie pas d'une situation d'urgence particulière, sa demande et ses relances étant récentes. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions d'urgence pour les référés.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604231
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la requête de M. B... qui contestait la suppression de ses droits sociaux et réclamait diverses injonctions. Le juge estime que la demande, qui visait notamment l'annulation d'amendes et une condamnation pécuniaire, n'entre pas dans le champ de ce référé spécifique. Il relève également que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition nécessaire pour obtenir les mesures d'urgence sollicitées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600883
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par une ressortissante algérienne sollicitant l'injonction au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour déposer ses demandes de renouvellement de titre de séjour et de certificat de résidence de dix ans. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de l'expiration de son titre et des conséquences sur son droit au travail et sa situation sociale. Il a en conséquence ordonné au préfet de communiquer à la requérante une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404124
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a annulé la décision implicite de rejet du maire du Mesnil-Lieubray concernant la demande de régularisation des services pour la retraite d'un agent. Le tribunal a jugé que les services effectués par l'agent en qualité de stagiaire puis de titulaire en 2005 et 2006 devaient être intégralement pris en compte pour le calcul de sa pension, contrairement à ce qui avait été pratiqué. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 1 et L. 5 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui définissent les services ouvrant droit à pension.
Avocat : EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500714
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de trois jours) infligée à un brigadier-chef principal de police municipale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté sanctionnant l'agent. Il estime que les faits reprochés (comportement menaçant, violent et carences dans le service) sont établis et que la sanction est proportionnée. **Textes appliqués** : Articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique (régime des sanctions disciplinaires).
Avocat : HUON SARFATI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501595
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et demandait la délivrance d'un titre de séjour, n'avait pas joint à son recours l'intégralité des actes attaqués, malgré une mise en demeure de régulariser. La juridiction a appliqué les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511029
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de la Ville de Paris de lui accorder un droit de stationnement pour deux-roues. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas joint à son recours la décision attaquée, malgré une mise en demeure de régulariser sa demande. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, qui régissent l'obligation de production de l'acte attaqué et les conséquences du défaut de régularisation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520764
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le juge constate qu'une décision explicite de refus, intervenue postérieurement au recours, s'est substituée à la décision implicite initialement attaquée, rendant celle-ci sans objet. Par conséquent, les moyens soulevés contre la décision implicite sont inopérants et la requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525519
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment le défaut de motivation, le vice de procédure et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, sont soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article R. 222-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528247
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance en plein contentieux, a enjoint à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation, assortissant cette injonction d'une astreinte. Le juge a appliqué l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que l'absence d'offre de logement adaptée justifiait une intervention judiciaire. La demande d'allocation de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529870
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de proposer un hébergement adapté à M. B..., reconnu prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté qu'aucune offre effective n'avait été faite dans le délai légal, ce qui justifiait une injonction assortie d'une astreinte. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : KWEMO