Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209883

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une infirmière demandant l'annulation du refus de prise en charge, au titre d'un accident de service, de son arrêt de travail du 7 juillet au 15 septembre 2022. La juridiction a estimé, en application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, que l'état de santé de la requérante après le 7 juillet 2022 était dû à un état antérieur et n'avait plus de lien direct avec l'accident de service survenu le 28 juin 2021. Elle a fondé sa décision sur l'avis du médecin agréé, que la requérante n'a pas réussi à contredire.

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603764

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande de suspension et d'injonction liée au refus de renouvellement de sa carte professionnelle de sécurité. Le juge rejette le surplus des conclusions mais condamne néanmoins le Conseil national des activités privées de sécurité à verser au requérant 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision principale attaquée n'est donc pas suspendue.

Avocat : AZINCOURT

26 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604656

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime la demande irrecevable car le recours en annulation formé contre l'arrêté a un effet suspensif automatique en vertu des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, il n'y a pas lieu d'ordonner une mesure de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MANTSANGA MANTSOUNGA

26 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603255

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente injonction en raison de son inexécution par la préfète de l'Essonne. Le juge a assorti l'obligation de réexaminer la demande de titre de séjour d'un étranger et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet de modifier une mesure en présence d'un élément nouveau, en l'occurrence le défaut d'exécution de l'ordonnance initiale.

Avocat : ROCHICCIOLI

26 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403991

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le requérant, ayant été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administratif.

26 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605566

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande de renouvellement, déposée le 27 octobre 2025, est réputée avoir fait l'objet d'une **décision implicite de rejet** au terme du délai de 90 jours prévu par le code des étrangers (soit fin janvier 2026). Enjoindre à l'administration d'agir reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé) ; articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet et délais).

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

26 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606199

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait la suspension de décisions de suppression de prestations sociales. La juridiction estime que la requête est irrecevable car elle cumule, dans une même demande, des conclusions en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) et en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), procédures qui doivent être présentées séparément. De plus, l'absence d'une requête au fond distincte pour contester la décision attaquée contribue à ce rejet, prononcé en application de l'article L. 522-3 du CJA.

26 mars 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400028

Sujet principal : Recours en décharge de rappels de TVA et de pénalités pour une influenceuse exerçant en EIRL. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). Solution retenue : La requête est rejetée. Le tribunal écarte les moyens de la requérante, jugés imprécis ou non fondés, notamment ceux relatifs à une prétendue violation des droits de la défense, à la proportionnalité des impositions et à l'application du droit à l'erreur. Textes appliqués : Code général des impôts, Livre des procédures fiscales et Code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 relatif aux frais irrépétibles).

Avocat : PHILIP

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406757

Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction retient l'irrecevabilité manifeste de la requête, car le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la copie de l'acte attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.

Avocat : PONS

26 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602076

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction formulée par un demandeur souhaitant conclure un nouveau contrat d'engagement jeune avec France Travail. Le juge estime que le requérant ne justifie pas d'un intérêt à la conclusion d'un nouveau contrat et qu'il n'y a pas d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il relève également que le juge des référés, dont les mesures sont par nature provisoires, ne peut enjoindre à l'administration de conclure un contrat, ce qui conduit au rejet de la requête comme irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

26 mars 2026
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501862

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant la notification d’indus par la caisse d’allocations familiales. Concernant l’indu de prestations familiales, le tribunal s’est déclaré incompétent au profit du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour l’aide au logement, il a constaté l’absence d’objet du litige, et pour le RSA, il a rejeté la demande au motif que les moyens invoqués n’étaient pas suffisamment étayés, notamment au regard de l’article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles.

26 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601146

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'atteinte alléguée à la vie familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE) n'est pas caractérisée par une gravité et une illégalité manifestes justifiant la mesure de suspension. La requête est donc rejetée.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

26 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601179

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant la suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment au regard de son âge à l'entrée sur le territoire, de son absence de ressources et du caractère insuffisant des preuves de son insertion. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

26 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601180

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, dont le titre de séjour a été retiré pour fraude documentaire et qui vit en situation irrégulière, ne démontre pas que l'OQTF porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

26 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602671

La décision concerne un recours en référé pour excès de pouvoir contre la procédure de passation d'un accord-cadre géotechnique. Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de la société Abo-Erg géotechnique, estimant que le pouvoir adjudicateur (SOLIDEO Alpes 2030) n'a pas méconnu ses obligations de définition précise du besoin et n'a pas commis d'erreur manifeste en rejetant l'offre comme anormalement basse. Le juge s'appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et L. 2111-1, R. 2132-1, L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique.

Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS

26 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603051

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, sans avoir à examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : COLAS

26 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603055

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car un refus de renouvellement porte une atteinte grave et immédiate à la situation de l'étranger. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif à la suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité.

Avocat : LLINARES

26 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603833

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de provision de Mme A... dans le cadre d'un référé. Le juge a estimé que l'obligation de l'État de la reloger, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas suffisamment établie comme "non sérieusement contestable" au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette appréciation tient compte des éléments produits, notamment concernant le dépôt du dossier de candidature en réponse à une offre de logement.

Avocat : CHAMPEAU

26 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604073

**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement d'urgence par l'État. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés condamne l'État à verser à la requérante une provision de 400 euros. Il rejette sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire et ne fait pas droit à sa demande de condamnation de l'État aux dépens. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions d'octroi d'une provision), ainsi que les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (cadre de l'obligation de relogement d'urgence et délais impartis au préfet).

Avocat : CHAMPEAU

26 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604216

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail à un ressortissant tunisien demandant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le silence de l'administration sur sa demande complète, alors qu'il est père de deux enfants français dont il a la charge, créait une situation préjudiciable. La décision s'appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et assortit l'injonction d'une astreinte.

Avocat : JULES

26 mars 2026