Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600304
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision ministérielle constatant la perte de validité d'un permis de conduire pour solde de points nul. Il constate son incompétence territoriale, car le requérant était domicilié dans l'Isère à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Grenoble, juridiction territorialement compétente.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411323
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas procédé à l'examen de la situation personnelle du requérant au regard de son pouvoir discrétionnaire de régularisation exceptionnelle. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit le séjour des ressortissants algériens sans interdire une telle régularisation.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603496
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision de retrait de reconnaissance de maladie imputable au service. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604162
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension des décisions de refus d'entrée et de placement en zone d'attente d'un ressortissant comorien. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré en quoi ces mesures administratives, prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers, seraient entachées d'une illégalité manifeste portant une atteinte grave à une liberté fondamentale, condition exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée comme mal fondée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SHIBABA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418264
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur trois requêtes d'un agent d'AgroParisTech concernant un titre exécutoire pour redevance de logement de fonction, une demande indemnitaire liée à un transfert, et un licenciement. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du titre exécutoire, considérant que le logement n'était pas une concession par nécessité absolue de service justifiant la gratuité, en application du code général de la propriété des personnes publiques. Les autres conclusions ont également été rejetées.
Avocat : SEGHIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424000
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... pour la perte de son appareil auditif lors d'une hospitalisation. Le tribunal a jugé que la responsabilité de plein droit de l'AP-HP, prévue par les articles L. 1113-1 et suivants du code de la santé publique pour la perte d'objets déposés, n'était pas applicable en l'espèce. Il a estimé que l'appareil auditif, en tant qu'objet personnel nécessaire à la communication, n'avait pas fait l'objet d'un dépôt formel et qu'aucune faute du service hospitalier n'était établie pour engager la responsabilité sur le fondement de l'article L. 1113-4.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428408
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement d'une carte de séjour "talent" à une artiste-interprète. La juridiction a relevé d'office que le refus, fondé sur un seuil de ressources fixé par un arrêté ministériel (annexe 10 du CESEDA), était entaché d'incompétence, car ce seuil relève d'un décret en Conseil d'État selon l'article L. 421-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de reconsidérer la demande dans un délai de quatre mois.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429529
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de regroupement familial. Le requérant contestait à la fois une décision implicite de rejet et un arrêté explicite ultérieur du préfet de police refusant le regroupement au bénéfice de sa fille. Le tribunal a jugé que la décision expresse se substituait à la décision implicite, rendant sans objet le premier recours, et a examiné le fond sur la base du second. Il a annulé l'arrêté du 16 juin 2025 pour erreur manifeste d'appréciation, au regard des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande.
Avocat : DELORME
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431599
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la décision du préfet de police, fondée sur l'article L. 432-3 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était régulière, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la CEDH. Il a considéré que le requérant, en raison de son casier judiciaire et de ses signalements, constituait une menace grave pour l'ordre public justifiant le refus.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433832
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation du refus de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le tribunal estime que l'administration pouvait légalement refuser le renouvellement au titre de la menace pour l'ordre public, malgré le principe de renouvellement automatique prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette appréciation est fondée sur les articles L. 433-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et justifiée par les condamnations pénales répétées du requérant pour des infractions liées à l'immigration irrégulière.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500306
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction estime que la condamnation pénale de l'intéressé pour des faits graves, notamment participation à une association de malfaiteurs, constitue une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle considère également que le refus ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, les liens familiaux allégués n'étant pas suffisamment établis.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503969
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant un rendez-vous à un ressortissant sénégalais pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a jugé que les motifs du refus, fondés sur une procédure antérieure et une demande d'asile, étaient insuffisants et insuffisamment motivés au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a enjoint à l'administration de convoquer le requérant dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais engagés pour le litige.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504435
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que la requérante, sollicitant un titre au titre du travail, ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, celles-ci étant écartées par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 qui régit spécifiquement cette matière. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CALVO-PARDO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505413
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser Mme A... pour sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un relogement d'urgence. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, et a alloué à la requérante une somme de 2 000 euros au titre des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral. Il a également mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par son avocate, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505460
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser une requérante pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État, fondée sur l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour ne pas avoir exécuté une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire de la demande. Elle a alloué à la requérante une somme de 1 500 euros en réparation de ses préjudices et a mis à la charge de l'État des frais de procédure au bénéfice de son avocat.
Avocat : CHAMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505576
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour défaut de relogement suite à une décision de priorité de la commission de médiation. Il a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a condamné l'État à verser 600 euros au requérant pour préjudice et 1200 euros à son avocate au titre des frais irrépétibles.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505602
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un demandeur pour carence fautive dans son relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a alloué 4 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505605
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. La requérante, Mme B..., reconnue prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a condamné l'État à lui verser 7 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a également mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505744
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour absence de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas reçu d'offre de relogement dans le délai légal, engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 400 euros en réparation des préjudices et 600 euros au titre des frais de l'instance, en application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GHERON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505747
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation pour carence fautive de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. La requérante, reconnue prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre de relogement dans le délai légal. Le tribunal a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l'État et a alloué une indemnisation pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : MARTIN HAMIDI