Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531285
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de la MDPH de Paris de lui attribuer la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge estime que la requête ne présente que des moyens manifestement infondés, relevant notamment de l'appréciation des conditions médicales. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 241-3 ainsi que R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, définissant les critères d'attribution de la carte.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531945
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'attribution de la carte mobilité inclusion mention « stationnement » par la MDPH de Paris. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal, saisi d'une demande d'annulation, procède à un examen de plein contentieux. Il ne se limite pas à contrôler la légalité de la décision de refus mais apprécie directement si la requérante remplit, au vu des pièces du dossier, les conditions légales pour obtenir la carte. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des critères définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, pour déterminer si l'intéressée présente une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou un besoin d'accompagnement. La procédure est régie par l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532359
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que ce refus méconnaissait l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ayant déposé un dossier complet. En revanche, les conclusions demandant une injonction de délivrer le récépissé ont été rejetées, une décision implicite de rejet sur le fond de la demande de titre de séjour étant intervenue entre-temps. L'État a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533566
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de logement. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car introduite hors délai, après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois prévu par les articles R. 778-1 et suivants du code de justice administrative. La requérante, pourtant reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une commission de médiation, n'a pas saisi le tribunal dans le délai imparti à compter de la notification de cette décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600103
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement de la requérante concernant ses conclusions en annulation et en injonction contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 700 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet n'est donc pas jugée sur le fond.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536571
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête d'un demandeur contestant le refus implicite de son admission au séjour, car le préfet de police a délivré le titre de séjour sollicité avant le jugement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser au requérant 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés durant l'instance.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600780
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans son litige contre l'Assistance publique-hôpitaux de Paris concernant la déclaration de ses services pour le calcul de sa retraite. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. L'instance est ainsi éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : CABINET CADRAJURIS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603264
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme A... par ordonnance. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours contre un avis du comité médical de l'AP-HP, qui est qualifié d'acte préparatoire et non d'une décision faisant grief. La juridiction applique l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303786
Le Tribunal Administratif de Rouen a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation des décisions refusant l'allocation temporaire d'invalidité à une fonctionnaire hospitalière. Cette solution est motivée par le fait que l'allocation a été octroyée en cours d'instance, privant ainsi le recours de son objet. Le tribunal a également rejeté la demande d'indemnité au titre des frais de procédure.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400342
**Sujet principal** : Recours contre le refus de reconnaissance d'un accident de service imputable. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent. L'accident (lumbago survenu en descendant de sa voiture sur le parking de l'établissement avant sa prise de service) ne constitue ni un accident de service (car il n'est pas survenu dans l'exercice des fonctions) ni un accident de trajet (le stationnement sur le parking marquant la fin du trajet). **Textes appliqués** : Articles L. 822-18 et L. 822-19 du code général de la fonction publique, et articles 35-2 et 35-3 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608680
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction de proposer un hébergement d’urgence à une requérante et ses cinq enfants mineurs. Le juge a considéré que l’État, en proposant une nouvelle solution d’hébergement adaptée dans un autre département, ne caractérisait pas une carence portant une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l’hébergement d’urgence, liberté fondamentale invoquée sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. En revanche, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée en application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608701
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait des injonctions contre la Défenseure des droits et une caisse d'allocations familiales. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence nécessaire pour ce type de procédure et que sa demande était manifestement mal fondée, justifiant son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608716
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction à l'encontre de la Défenseure des droits. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative et que sa demande est manifestement mal fondée. La décision est prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608795
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à obtenir la restitution du passeport d'un enfant mineur et l'injonction de lui délivrer un document de voyage pour rejoindre ses parents en France. Le juge a décliné sa compétence au profit du tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître des litiges relatifs aux visas, en application de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative. La demande de mesures d'urgence fondée sur l'article L. 521-2 du même code et sur l'atteinte aux libertés fondamentales n'a donc pas été examinée sur le fond.
Avocat : CABINET PHUSIS AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608852
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la requête de M. B... qui demandait des injonctions contre plusieurs autorités pour sauvegarde d'une liberté fondamentale. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'urgence requise et que sa demande est manifestement mal fondée, ce qui permet un rejet sans instruction (article L. 522-3 du CJA). Les demandes accessoires (renvoi au Conseil d'État, attraction de partie, désignation d'un avocat) sont également écartées.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400742
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler deux délibérations municipales relatives à l'inscription de chemins au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR). Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la délibération n°2023/023, la qualifiant d'acte préparatoire dépourvu de caractère décisoire (article L. 361-1 du code de l'environnement). Il a également déclaré incompétent pour statuer sur les conclusions relatives à la propriété des chemins, relevant que cette question relève de la juridiction judiciaire (article L. 161-4 du code rural et de la pêche maritime).
Avocat : JULIE ELYSSA KRAIEM
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608938
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté de mutation d'une fonctionnaire. La juge a estimé que la requérante, qui invoquait des difficultés familiales et un déménagement contraint, ne démontrait pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, faute de justifier de la condition d'urgence.
Avocat : RABBE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609174
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé-liberté de la fermeture administrative d'un supermarché. Le juge estime que la société requérante ne démontre pas l'urgence caractérisée d'une mesure à prendre dans les 48 heures ni l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et considère que la mesure de fermeture, prise pour des manquements aux règles d'hygiène, est justifiée par l'intérêt général de sécurité sanitaire.
Avocat : SALEN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401122
La décision du Tribunal Administratif de Rouen concerne une demande d'indemnisation de la SAS La huche à pains contre la métropole Rouen Normandie pour préjudice économique lié à des travaux routiers. Le tribunal a rejeté la demande fondée sur la responsabilité sans faute, estimant que la perte de clientèle alléguée ne constituait pas un préjudice anormal et spécial excédant les inconvénients normaux des travaux d'intérêt général. La juridiction a également écarté la responsabilité pour faute, considérant que l'accès au commerce n'avait pas été entravé de manière illicite.
Avocat : EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402252
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. G... E... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024 refusant le regroupement familial pour deux de ses enfants. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Eure était compétent pour signer la décision, que celle-ci était suffisamment motivée, et que le rejet était légal au regard des conditions de ressources exigées par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a ainsi estimé que les moyens soulevés, y compris l'invocation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : BOYLE